vendredi, 14 août 2009

Nouvelle Vie

 

 

J’ai vu la Lune en plein jour

en plein milieu de l’été

et en plein ciel de l’ouest

je me souviens…

 aubeau2.jpg

A la Lune en cercle dans un carré

sous les paupières brunes

passaient les anges en défilé

la folie de travers riait en coeur sur la joue

 

Un treize juin deux mille et des confettis

une asléïde se pliait l’âme en bleus

 au corps de la pluie

 

Le col haut menton rentré

tant de matins à reculons

avec si longtemps parqué sur le cou

le pourpre d’une profonde honte

 

Les murs à raser la prison à se voiler

la bouche fermée un aveu à s’avouer

les yeux baissés encore plus cernée

et la hâte de s’enfuir

pour tout recommencer

 

A la Lune en cercle dans un carré

sous la plume offerte d’aujourd’hui

que dire d’autre que la force qui me porte

celle qui ouvre les yeux libres

qui me  fait tenir debout

malgré le chant qui souffle sur mes faiblesses

et qui dit « viens je t’emmène,

demain n’existe pas encore… »

 

NON je n’irai plus au fond de moi

maintenant que tu es là…reste

toi que j’aime de si loin

 

J’ouvre des livres des films

des regards des paysages

des ailleurs de moi et des autres de toi

qui me parlent si fort

quand tu me tiens la main

que la nuit brille d’endroits précis

…alors tous les mots sont à suivre

qui viennent pour écrire cette nouvelle vie

 

lundi, 27 octobre 2008

soyez beaux

soyez beaux
soyez belle et beau
soyez l’innocence
soyez les plaines de l’enfance
les disputes enfantines
la craie au porte-mine
soyez amants
toujours aimants
soyez la lune
la mer cachée des dunes
soyez le premier matin
de vos deux mains
soyez beaux
soyez l’amour
la force des beaux jours
soyez tendres
de vos corps à s’entendre
soyez votre île
du lit de votre elle de votre il
soyez le jeu qui vous unit
bandez les yeux de votre nuit
soyez beaux
respirez vous de votre peau
laissez couler les flots
débordez vous de l’eau
de l’autre prenez le goût
soyez beaux soyez vous
gémissez de vos batailles
le ventre nu contre un soupirail
soyez cruelle
sachez la prendre en elle
soyez beaux rouges du feu
de vous écrire vous deux
soyez le soleil embrasé
plongé dans les entrailles de l’apnée
retenez-moi un soupir
soyez beaux de vos désirs
bergère.gif
soyez belle mon étoile
soyez le ciel qui la dévoile
soyez celle qui mène aux brebis
soyez le loup blanc de la bergerie…

dimanche, 13 juillet 2008

de vous à moi

vous étiez là belle assise sous la tonnelle
les jambes croisées dans la pâleur d’une aquarelle
vous posiez les lueurs de votre si jeune fraîcheur
sur les pages d’un livre que vous connaissiez par coeur
les mots douceur sur vos cheveux glissaient tout en silence
vos mains étaient les deux papillons blancs d’une danse
mariant bonheur et espérance de ces lignes d’amour
qui se tournaient en vie d’être à ce jour
la fleur épanouie au bras ami de cet ailleurs
vous étiez là belle promise à battre de votre coeur
ces mots comme écrits à la source de votre désir
vous l’imaginiez sortir parfum vivant dans un soupir
celle qui vous offrait la liberté de n’être qu’une caresse
un baiser une chaleur un souffle amant épris de la tendresse
de celle qui depuis tous ces jours vous habite toujours
de celles que vous n’oublierez jamais parties sans retour
car vous êtes là belle assise de pouvoir écrire
à votre tour tous les mots qui s’ouvrent à vos sourires
comme tous ceux aussi qui rêvent entre les rides de vos yeux
lorsque la main amie vous prend au merveilleux
et vous emporte de ses lèvres votre présence
pour plonger en elle d’une confidence au monde du silence

dimanche, 30 décembre 2007

Aslémita

Aslémita s’était arrêtée sur le bord du chemin pour reprendre le bout de son souffle… et perdue dans le paysage, elle se mit à écrire :

Sur l’onde invisible de ses rêves
Sur le fil désuni de deux corps
Qui s’évapore
En gouttelettes d’or

Sur l’éclat de l’eau qui scintille
A la lueur d’un soleil couchant
Et qui s’élève
En flamme rougeoyante

Sur ce qui lui était le plus cher
Sur la vie d’un amour
Auquel elle aimerait dire toujours
Ce nous
Qui tournait en elle
Depuis toutes les nuits
A la prendre
Entre deux soleils
A l’attendre
Dans l’ombre d’un souvenir.

Puis elle reprit la route, celle qui la mènerait là où tout simplement elle devait aller, quelque part sans mot, sans rien, sans bagage, sans hier, légèrement, au hasard des vents qui la porteraient, au hasard du temps qui passerait à marcher en avant sans plus jamais se retourner que sur les jeunes années de son enfance, celles où grandir n’avait que l’importance du plaisir…

Je marche en silence, je m’appelle moi de tous mes sens, je rêve pour atteindre ce qui n’existe pas encore. Je suis libre et je vais.

Et si j’avais des vœux de nouvelles années à formuler pour vous qui me lisez, ce serait juste çà : allez et soyez libres de qui vous êtes, et l’enveloppe qui vous porte n’a aucune importance…
Voilà… mais je sais aussi le monde de la souffrance et les mots sont vains, vraiment, et même l’amour n’y peut rien. Je pense à ma mère et au monde des pensées, peut-être qu’il communique. Ma mère y croyait. Moi je ne sais pas. Je suis et j’avance et j’ai encore le temps d’aimer.

jeudi, 06 décembre 2007

quatre plumes et un encrier

étourdi étourneau étourdissant

danse l’oiseau d’une seule chance

les branches balancent
les arbres se penchent
les toits s’avancent
les corps s’attachent
les yeux se cachent
l’amour décoiffe

danse l’oiseau tourbillonnant

un tour deux tours dans les tourments
du vent soufflé soufflant
souffrant celui
qui crie outrageusement

danse encore l’oiseau toujours

la vérité de l’imprudence
la liberté dans tous les sens

les dos se courbent
les routes se voûtent
les ponts se doutent
les champs s’embouent
les bouches se ferment
les goûts s’enferment

et vole encore l’amour
gonflé de tout ce qui l’entoure

parce que

l’air ne fait pas prisonnier
le cœur de l’oiseau blessé

mardi, 28 août 2007

Sous le regard de votre main

Puisqu’à présent,
mes rêves s’abritent sous le regard de votre main
cet indulgent sillage de votre reconnaissance.
Je me laisse à dire que je vous aime
dans tout ce que je vous ai écrit.

Aux jours gris
Aux jours de pluie
Aux jours de peur
Vous m’avez apporté les couleurs
chassant l’ennui
comme aspirant
les mauvaises ondes de mon esprit.

Je suis belle de vous
A vous lire qui me ressemble
A parcourir d’un œil curieux
Quelques lignes en aveu
Surprenant désir amoureux
De phrases à vous connaître mieux

Puisqu’à présent,
mes rêves s’abritent sous le regard de votre main
que votre corps a pris la forme de la vie.
Je me laisse à dire que je vous veux
au creux de moi vous perdre dans un sourire.

Aux nuits noires
Aux nuits blanches
Aux nuits sans fin
Vous m’avez apporté la lumière
qui éclaire les vides à défaire.
Comme un ange ou une étoile
Vous avez veillé
sur toutes mes pensées.

Je suis belle de vous
A vous lire qui me ressemble
A parcourir d’un œil curieux
Quelques lignes en aveu
Surprenant désir amoureux
De phrases à vous connaître mieux

Puisqu’à présent,
mes rêves s’abritent sous le regard de votre main
que je peux enfin vous prendre dans les yeux
le chagrin de vos longs mois malheureux
je me laisse à dire qu’arrivent les jours heureux
votre main à écrire dans la mienne
l’histoire des jours à venir
que nous serons seules alors à pouvoir lire…

jeudi, 26 juillet 2007

D’Amour Et D’Hirondelle

La femme sans âge
absente de la vie
sans ride sans souci
nue d’étreinte
de contrainte
insignifiante
La femme absente
pas d’attache
ni relâche
rire de mort
sans accord



Dans la glace qui déteint
son visage est le sien
les yeux en chagrin
le sourire de demain

C’est moi dans tous mes états
le soleil en ouvrant les bras
le satellite calciné de la mir
la touche-à-tout du plaisir
la sonde de mille ennuis
la confusion de tous les gris

C’est l’effroi de me perdre encore
en balbutiements d’île au trésor
la carte de l’estime sur moi ouverte
les phases d’amour entrouvertes
le courage du plus beau des aveux
le murmure de mes mots sous vos yeux

Le si peu de moi avant de vous connaître

Mon Être

modulé d’espoir et d’incertain

mardi, 10 juillet 2007

sans titre

il y a de petites douleurs dans les larmes de l’ombre qui s’effacent de la douceur enfuie, lorsque tu es au bord du cœur tout te touche si fort même les plus petites choses deviennent des assassinats alors ça me crève le cœur l’abandon de ces bras amis sans raison, les attaches qui se détachent alors que les miennes sont de moitié vide, ça donne l’envie de partir de mes mots de ne pas comprendre pourquoi ça me touche tant
ça fait mal comme si ce n’était pas assez de revenir du pire…et je me dis : il ne manquerait plus qu’un nouvel enterrement pour me mettre à terre, alors à force de lire certain blog je pense à mon père…dans ma famille dans la mort on est très précoce…mais normalement pas lui ! mais plus rien n’est normal…

j’sais pas j’ai envie d’une photo…

…rio samba lélé
mon cœur danse…

quel bazar la vie

heureusement je vais écrire une invasion barbare dans laquelle je serai un escargot ailé à la tête de toute une colonie…j’en ai marre d’être poête… !!!

s’il vous plaît ne m’appelez plus jamais poétesse, j’ai l’impression d’avoir cent ans…

c’est ma dernière volonté

lundi, 02 juillet 2007

Intermezzo

Les fées existent puisque l’une d’elle sauva Aslé des mots ensorcelés. Celle-là même qui un beau jour fit apparaître une gentille grenouille à l’œil métaboliquement insolite.
Aslé avait fait de grandes et grosses bêtises qu’elle ne pensait jamais pouvoir se pardonner et bien…la honte et les regrets passés, de me sentir libérée c’est comme un honneur retrouvé pour moi que mes mots dans la suite d’une photo soient là où ils se sentent bien.
Des photos qui parlent mais qui écoutent aussi car elles me font chercher les réponses aux questions que je ne m’étais jamais posées.(je trouve cette phrase bizarre à me relire…bizarre on dirait moi…c’est très révélateur !!)
Etant dans les mercis (on ne sait pourquoi !) je remercie
Le Silence Des Mots d‘exister parce que sans lui je n’aurais jamais écrit.
Ainsi donc pour clore cette note je vous annonce qu’aujourd’hui il y eut de belles éclaircies et que demain ça ira beaucoup mieux !!!

lundi, 23 avril 2007

mon âme-i-e

Le ciel est rouge et les étoiles sont bleues. Mes yeux sont morts de liberté. Seule Vous, existez puisque cette nuit vous étiez dans mon rêve.
Qu’y faisiez-Vous ?
Pourquoi y étiez-Vous ?
La réponse n’existe pas ou alors il y en aurait tant, plus de mille vies à dire. Vous étiez là.
Et Vous êtes là, en Vous écrivant incapable de Vous décrire. Seule avec Vous me sentant bien. Avec Vous, nous avions commencé enfants, passé l’adolescence, adultes j’espère qu’ensemble nous irons jusqu’à la mort et bien après…
Le ciel est rouge de mes larmes dans les yeux et les étoiles sont bleues de mon cœur pour Vous.

Vous, la blancheur des cerisiers en fleur et les fruits si doux du bonheur.
Vous étiez là et Vous l’êtes encore.

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