vendredi, 14 décembre 2007
Lettre à un œil
Cher Œil,
Je t’écris depuis le fond de mon lit, je sais où je suis, quant à toi perdu dans ton visage inconnu, je n’ai pas d’endroit où t’endormir, là où tu baisses la paupière, là où tu es la prière d’un corps près duquel tu t’endors.
Bel Œil comme une île noyée dans le décor de mes pensées, ton double à la symétrie de ton talent, ton nez ta bouche manquants me défiant d’initier l’esquisse de ta beauté, tes joues ton front absents se fondant dans le soupçon d’une arcade princière venue d’hier… Tu chevauches mon âme, la trame de mon histoire, le drame à l’envers de tous ces mots qui me hantent.
Je souris Oeil de la photo prise à l’heure, parce que l’essentiel est d’être dans son temps, celui que l’on capture aux traces sauvages de l’existence comme autant de claques qui font des clics, qui font déclic de larmes de pluie de rire et de bonheur.
Œil, toi qui me lis et me connais par cœur, tu brilles quelque part dans mon ordinateur mais encore bien ailleurs. Sur la rétine de l’étincelle, celle qui s’illumine de mille feux, les soirs de fête et des adieux. Mais pas seulement.
Je ne suis pas longue ce soir à dire tous les fourmillements d’impressions qui m’habitent. Je suis trop tôt sur l’horloge de tout ce qui m’envahit. Mais je voulais que tu saches combien tu m’as touchée et que, bien que ne me voyant pas, tu me regardes au fond de moi…Où n’est-ce que moi…Alors c’est déjà ça…
A bientôt, au détour de quelques unes de tes photos ou à la porte entrouverte sur mes mots.
Aslé,
p.s : ( pensées surréalistes )
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vendredi, 16 novembre 2007
La voix d’Aslé
elle a dit regarde moi
alors je l’ai regardée
elle a dit écoute moi
alors je l’ai écoutée
elle a dit embrasse moi
alors je l’ai embrassée
elle a dit pas sur la joue
alors j’ai fermé les yeux
et peu… j’ai vu tout en bleu
c’est pas bien
les affiches sur les murs
elle a dit touche moi
alors je l’ai touchée
elle a dit pas du bout des doigts
alors j’ai plongé
et pan… j’ai vu tout en blanc
c’est nul
les écrans tactiles
elle a dit viens avec moi
alors je l’ai suivie
elle a dit dépêche toi
alors j’ai couru
elle a dit tu as vu
la superbe belle grue
et bouge… j’ai vu tout en rouge
c’est môche
les chiens sur les trottoirs
elle a dit détends toi
alors je me suis détendue
elle a dit allonge toi
alors je me suis allongée
elle a dit ne pense pas
alors j’ai dit comment je fais
et elle a dit c’est simple
je vais me taire
et croire… j’ai vu tout en noir
c’est plein d’évidence
les voix parfois
ALORS ELLE S’EST TUE
[…]
elle n’a pas dit regarde moi
elle n’a pas dit écoute moi
elle n’a pas dit embrasse moi
elle n’a pas dit touche moi
elle n’a pas dit dépêche toi
elle n’a pas vu la grue non plus
les gens qui couraient dans la rue
l’affiche bleue de la femme nue
non elle n’a rien vu
de tout ce qui a disparu
alors j’ai marché comme j’ai pu
en écoutant seuls mes pieds nus
s’écorcher au son d’un mal entendu
et puis une fois le soir venu
devant la vitrine de tous les invendus
j’ai embrassé mon pauvre regard perdu
les yeux tournés dans mon corps inconnu
j’ai compris que la voix ne reviendrait plus
[…]
18:06 Publié dans abandon de forteresse , cinq heures dix , Introspectres | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : etc, sans contrefaçon, sans tag
mercredi, 24 octobre 2007
inachevé
La nuit je rêve, le jour aussi
Je rêve de nous, de notre vie
Sans un mot, sans un cri.
Je compense les morsures
Je cicatrise les déchirures
Et les journées basculent
Au firmament de l’attendu.
La nuit je rêve, le jour aussi
Je rêve d’étoiles et de princesses
Sans une larme, sans un chagrin.
Je compense la tristesse
Je cicatrise la jeunesse
Et les signaux s’éteignent
Dans l’absolu de mon désir.
La nuit je rêve, le jour aussi
Je rêve d’ailleurs et d’inconnu
Sans parler, sans rien dire.
Je compense la sombre image
Je cicatrise de l’éternel voyage
Et l’évasion est le spectacle
Au guichet fermé de mes pensées.
La nuit je rêve, le jour aussi
Je rêve en couleur de l’étrange
Sans peur, sans laideur.
Je compense l’affligeant
Je cicatrise d’indulgence
Et la faiblesse s’étreint
Au passage de trois fois rien.
La nuit je rêve, le jour aussi
Je rêve d’amour et d’hirondelle
Sans jamais pouvoir le dire.
Je compense les ailes de l’avenir
Je cicatrise ce qui m’a fait grandir
Et les mots deviennent les plaisirs
Qui m’ont tant fait souffrir.
L’anarchie se poste de mes deux infinis
La course aux bruits finit au ralenti
Il n’y a plus rien de tout ce que j’ai dit
Que des souvenirs qui j’espère se sont enfouis.
Je sais cette heure écrite de l’ennui
Mais demain est si loin pour en dire je ris
…
Alors
la nuit je rêve, le jour aussi
18:30 Publié dans Scène en intérieur | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : sans tag
jeudi, 04 octobre 2007
je ne sais pas pourquoi
Il est des heures
où les nuits se meurent
Des sens
poussés à l’absence
Des jours sans jours
postés de l’amour
Des mots
qui se prennent au lasso
Des rêves
à la rime trêve
verdoyant de douceur
pour noyer le bonheur
Il est tout ce que tu dis
brûlante d’envie
Des errances
à travers l’imprudence
le sang coulant
sur le sable blanc
La bouche ouverte
loin de la perte
La connaissance
de l’insouciance
Les feuilles aux orties
de l’orchidée noire
au sein de croire
l’amour à tort
du verni du remord
il est moi sans toi
seule à l’effroi
de penser un instant
nous sans ce temps
Ces affres de silence
les gorges d’intolérance
la noyade présumée
de nos corps liés
et puis je ne sais plus
depuis que tu as disparu
C’est trop facile
l’âme indélébile
de croire en l’océan
triste poisson d’argent
Je vais me taire c’est ça
C’est mieux tout bas
la force des adieux
qui se lit dans les yeux
05:59 Publié dans abandon de forteresse | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : sans tag
mardi, 10 juillet 2007
sans titre
il y a de petites douleurs dans les larmes de l’ombre qui s’effacent de la douceur enfuie, lorsque tu es au bord du cœur tout te touche si fort même les plus petites choses deviennent des assassinats alors ça me crève le cœur l’abandon de ces bras amis sans raison, les attaches qui se détachent alors que les miennes sont de moitié vide, ça donne l’envie de partir de mes mots de ne pas comprendre pourquoi ça me touche tant
ça fait mal comme si ce n’était pas assez de revenir du pire…et je me dis : il ne manquerait plus qu’un nouvel enterrement pour me mettre à terre, alors à force de lire certain blog je pense à mon père…dans ma famille dans la mort on est très précoce…mais normalement pas lui ! mais plus rien n’est normal…
j’sais pas j’ai envie d’une photo…
…rio samba lélé
mon cœur danse…
quel bazar la vie
heureusement je vais écrire une invasion barbare dans laquelle je serai un escargot ailé à la tête de toute une colonie…j’en ai marre d’être poête… !!!
s’il vous plaît ne m’appelez plus jamais poétesse, j’ai l’impression d’avoir cent ans…
c’est ma dernière volonté
14:15 Publié dans Vous dire. | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : sans tag

