dimanche, 24 février 2008

Le silence des vagues

Je n’irai plus par les mots
par les vagues
j’irai par tes yeux
par ta bouche
de la lumière à l’ombre
de l’ombre à la lumière
j’irai dans tes regards
suivre tes pas.
J’irai sur ton visage
comme sur une plage
qui glisse entre les doigts
sur l’infime de ta peau
de sable si fin
je tracerai le chemin
qui va de toi à moi
de moi à toi
en cercle du monde.
Non je n’irai plus par les mots
par les vagues qui vont et viennent
perdues aux flots du désir
sans jamais toucher l’eau
j’irai par ton corps
au plus profond de toi
j’irai me taire.
J’irai
au creux de ton âme
bercée des fleurs de l’arbre
lassée du sel des larmes
j’irai me perdre dans tes soleils
au rêve de la couleur de ton ciel
j’irai t’aimer
comme je t’aime.

37594da7d83bcfb4b7957692c3107808.jpg

dimanche, 23 décembre 2007

nolosé

Quand je pense à toi
C’est un rire que j’entends
Le silence de la plaine
Qui se fend du chemin
Toujours à découvrir

Quand je pense à toi
Je ne pense pas
Je souris sans rien dire
A l’abri devenu si familier
Si présent de le toucher
Sur ses parois lisses
Et qui glissent
Sous mes doigts

Quand je pense à toi
J’ai faim souvent
Des heures du goûter
De tartines au chocolat
Et du miel à volonté

Quand je pense à toi
J’ai des baisers
Des baisers de tous les baisers
A ne plus savoir souffler
Que de l’amour à t’aimer

Quand je pense à toi
Je m’endors
Dans tes bras
Et si je dors longtemps
C’est parce que je sais
Que demain
Tu seras là encore

Quand je pense à toi
J’ai des secrets
Qu’aucun mot ne pourrait dévoiler
J’ai
Les battements de mon coeur
Q’aucun oeil ne pourrait soulever
J’ai les ailes
Pour m’envoler
Si près de toi
Parmi toutes les étoiles
Qui battent l’appel
De nos deux corps retrouvés


Quand je pense à toi
Je ne sais pas
C’est comme si
Tu étais là
Quelque part en moi
Où nous serions deux
Fidèles de notre ombre

Quand je pense à toi
C’est que je t’aime
A oublier
Que tu n’es pas là

Quand je pense à toi

Mais je sais
Que tu comprendras

jeudi, 11 octobre 2007

de la Lune au Soleil

Au bout de ce monde
Ce sont des milliers de secondes
Qui se noient dans l’onde
A l’infini des saisons
Où tout se meurt en rond
Se touchent les émotions

Seule dans ce paysage
Qu’il soit montagne ou rivage
Lumière ou bien présage
C’est le souffle du temps
Qui avance en marchant
D’un siècle et quelques ans

Des phrases sans rature
D’une beauté la nature
Et de l’absence de l’usure


Au bout de ce chemin
C’est le début et la fin
La ronde de toutes les mains
De cette unique couleur
Mélange de bonheur
Du doute et de la peur

C’est la lenteur que j’aime
Celle à lever les yeux sur ce poème
Ce ciel d’univers blême
A peindre de toute une vie
De noir en éclaircie
De chaleur à la froideur du gris

Des phrases sans rature
D’une beauté la nature
Et de présence être sûre

vendredi, 28 septembre 2007

ailleurs

ailleurs c’est l’île de chaleur
perdue à la ville de noirceur
c’est le moteur à l’intérieur
chauffant les regards de froideur

le refuge de toutes les peurs
l’après soleil prolongateur

ailleurs c’est la lune aux étoiles
invisible dessous le voile

ailleurs c’est là où rien ne se voit
que la douceur douce de soi

mardi, 18 septembre 2007

Lettre à un ciel

En te lisant, je pense à ça : il me faudrait un ciel uniformément gris, sans rien, sans mouvement, sans éclaircie, sans tempête, un ciel vide au dessus de ma tête, ma tête vide, de temps en temps, juste un peu, ça doit être ça qui me manque…une photo du vide, un texte sans mot…un silence mais un vrai.

Je dis ça mais ça me fait peur.

Le ciel me fait toujours penser à la mer, au départ, à quitter l’endroit que j’aime, au retour de vacances, aux jeux à deviner et voir. Ca me ressemble je sais. A changer sans arrêt, à ne jamais vraiment trouver le calme : cette sérénité dans l’apaisement de l’autre. Je ne peux pas faire sans nuages et rêve de grande étendue bleutée. Et l’on m’accuse de la recherche de perfection, de ce qui n’existe pas. Moi je ne sais pas. Je n’ai pas encore trouvé ce qui me comblerait à m’éteindre du feu qui m’anime. Même si petit comme aujourd’hui, j’ai toujours envie de revivre. Chaque jour.

vendredi, 07 septembre 2007

Au ciel des voyeLLes

La voyelle i d’un e assortie
un beau jour fut prise de frénésie
et comme une lettre qu’on remercie
elle joua des mots de l’acrobatie.
Le e au triste sort d’hégémonie
sortit alors de sa paralysie
lorsque i lui dit en pleine folie
« e offrons-nous une fantaisie
toi et moi il faut que l’o nous marie »
Or mais voilà que le l balbutie
au singulier des voyelles amies
« un i dans l’e un e dans l’i ravie
mais un œil et deux yeux c’est pour la vie»

dimanche, 12 août 2007

cailloux et ricochets

Les mots s’éteignent dans le jardin secret

Les fleurs brillent de pensées en lacet

Les phrases à suivre se perdent au goût

Si bien gardé de ce matin frais et doux

De tendres baisers en taches blanches

De ces cailloux à prendre ce dimanche

Les ricochets sur l’étang bien vite dépassé

Redevenu présence en cercles de nos étés

Les roses rouges brûlent d’indulgence

Le soleil croule de rayons de silence

De l’importance de se sentir aimée

De l’absence à vouloir être pardonnée

dimanche, 05 août 2007

Petite chanson d’été brûlant

Pense à tes yeux j’me disais
Ne les use pas à tout savoir
Garde-les tous frais du matin
Tu lis tu lis et puis tu t’écris
Pour rien du blanc à peindre

Pense à ta peau j’me disais
Ne l’use pas car c’est trop tôt
Garde-la le plus loin du soleil
Tu ris tu ris et puis tu te rides
Pour rien du blanc à peindre

Pense à tes mains j’me disais
Ne les use pas à leur travail
Garde-les au fond de tes poches
Tu trimes tu trimes et tu t’escrimes
Pour rien du blanc à peindre

Pense à tes muscles j’me disais
Ne les use pas ça sert à rien
Garde-les comme ils sont toi
Tu sues tu sues et tu t’essuies
Pour rien du blanc à peindre

Pense à ta vie j’me disais
Ne l’use pas c’est trop moche
Garde-la en rêve pour toujours
Tu vis tu vis et tu t’effrites
Pour rien du blanc à peindre

Pense à ton cœur j’me disais
Ne l’use pas en phare allumé
Garde-le éteint pour la planète
Tu aimes tu aimes et puis tu meurs
Pour rien du blanc à peindre

Pense à elle j’me disais
Ne l’use pas c’est bien trop fort
Garde-la en silence c’est si beau
Tu dis tu dis et tu te redis
Pour rien du blanc à peindre

Pense à toi j’me disais
Ne t’use pas à te cacher
Regarde-toi dans tes pensées
Tu voles tu voles et tu t’envoles
Pour tout le bleu à peindre au vol

Ne pense plus j’me disais
Ne t’use pas à simplement penser
Accroche tes ailes au temps présent
Laisse-toi souffler par tous les vents
Tu ris tu ris et tu souris
Pour tout pour rien enfin tu crois

05/08(!)/07

dimanche, 17 juin 2007

Phantasmes

medium_aslé_setpembre.5.png

vendredi, 04 mai 2007

Ce sera le jour

Parole parole
Ton souffle
Glisser
Le long de tes silences
Ta source
Sans fin
Tu m’envahis
Tu me presses
De caresses
De désir
Tu te glisses
Encore
Jusqu’à l’île
A la geôle
A l’oubli
A la porte
De l’envie
De m’ouvrir
Pour te dire
Ta présence

Partout
Ici
Ce mot
Toi
Dans la nuit
Dans un cri
Dans ta main
La clé
Pour rester
Toujours libres
A l’envers
A l’endroit
D’où je suis
D’où tu es
Nous serons
Comme nous
Nous saurons
Nous parler

Toutes les notes