samedi, 12 avril 2008

Soleil

j’ai
dans la tête
du soleil
un pied
deux pieds
des pieds
des claquettes
des socquettes
des sourires
des baisers
des ailes
un cœur
deux cœurs
le soleil
et un
et deux
et deux soleils encore
mon amour
mon amie
j’ai toi dans la tête
j’ai toi
j’me sens bien
j’me sens bête
j’ai jeté mes chaussettes
par la vitre grande ouverte
j’me sens bien
j’ai du soleil
qui roule sous les paupières
j’me sens bien
j’me sens prête
à te prendre dans mes bras
pour t’emmener où tu voudras
j’me sens bien
j’ai de l’amour
qui pousse au bout des doigts
j’me sens belle
j’me sens pleine de toi
je t’aime
je t’aime
à te l’écrire des milliers de fois
ce soleil
qui bat en moi
c’est toi
j’me sens bien
j’me sens belle
en princesse des lilas
j’me sens douce
quand tu es là
j’me sens bien
j’ai du soleil
qui brille en moi

samedi, 16 février 2008

l'arbre au printemps

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C’est le plus bel amandier du quartier
à la fraîcheur d’un matin printanier
il me donne la tendre chaleur rose
de sa présence qui sur moi se pose.

Le port gracieux de plénitude
m’offrant ses fleurs fidèle amant du sud
dans ce jardin où le jour se respire
de souvenirs en parfum de soupirs.

J’embrasse à la caresse de mes yeux
les branches porteuses de tous les jours heureux
c’est le plus bel amandier du quartier
à la saveur d’un baiser du monde entier.

Photos : Jeanne du Frioul

jeudi, 11 octobre 2007

de la Lune au Soleil

Au bout de ce monde
Ce sont des milliers de secondes
Qui se noient dans l’onde
A l’infini des saisons
Où tout se meurt en rond
Se touchent les émotions

Seule dans ce paysage
Qu’il soit montagne ou rivage
Lumière ou bien présage
C’est le souffle du temps
Qui avance en marchant
D’un siècle et quelques ans

Des phrases sans rature
D’une beauté la nature
Et de l’absence de l’usure


Au bout de ce chemin
C’est le début et la fin
La ronde de toutes les mains
De cette unique couleur
Mélange de bonheur
Du doute et de la peur

C’est la lenteur que j’aime
Celle à lever les yeux sur ce poème
Ce ciel d’univers blême
A peindre de toute une vie
De noir en éclaircie
De chaleur à la froideur du gris

Des phrases sans rature
D’une beauté la nature
Et de présence être sûre

vendredi, 06 juillet 2007

grenangeouille


Il y a des anges grenouilles
L’œil auréolé d’un nénuphar
Elles éclaircissent les eaux des mares

Il y a des anges licornes
L’œil torsadé par l’étrangeté
Elles embellissent les prés salés

Il y a des anges étoiles
L’œil brillant de tout leur firmament
Elles agrandissent infiniment

Il y a des anges à la lune
L’œil clignant dans le mille degré
Elles appétissent de nouveauté

Il y des anges sur la terre
Ferme les yeux pour les deviner
Leurs ailes bruissent de beauté

Une grenouille, une licorne, une étoile, la lune, la terre et les ailes d’un ange dans un sourire pour encore toujours pouvoir te dire Merci.

mercredi, 04 juillet 2007

double éclaircie

J’ai trouvé une montagne sur les flancs de laquelle à courir et à rouler nous pourrons jouer.
Ici la pluie ne cesse de tomber alors que là-bas sous le soleil s’éteint la rosée du matin et c’est si beau l’averse sur les vitres qui tambourine, le bruit de l’eau alors que mes yeux respirent la douce clarté d’une photo comme le parfum frais d’un fin ruisseau caché. Il coule, il coule des images… des images de fleurs sauvages, d’étages d’alpages, il court… il court tout autour de moi le désir immobile de partir, celui de m’allonger et de rêver d’y être et que lorsque j’y serai, je me dirai c’est comme c’était dans mes pensées.

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Il ne pleut plus et je souris, peut-être que là-bas oui… mais je n’ai plus peur des nuages qui retiennent les éclaircies en otage, je sais maintenant comment elles se délivrent quand pointe l’orage.
Les nuages ne font que passer et c’est de souffler dans le bon sens pour encore plus vite les chasser.
Alors je souffle, je souffle des mots de noir et blanc pour laisser libres les couleurs de me noyer le cœur tout à l’intérieur de cette photo d’ici et d’ailleurs…

PHOTO : ARS

dimanche, 17 juin 2007

Phantasmes

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jeudi, 19 avril 2007

Et dans le jardin des mots

Le pollen de tes pensées
S’étire de la rosée
En longues envolées.

L’air est doux et parfumé
Loin s’efface le passé.
Les promesses murmurées
Se souviennent libérées.

Le chant de l’eau de l’été
Se donne tout en clarté.
Respire les yeux fermés
La nature pénétrée
Du fond de ton cœur aimé.
Sens la caresse passée
De son souffle dispersé.
C’est ton corps abandonné
A la vie de pureté
Le cristal jamais brisé
D’appel de la volupté.

Souris sous l’air pardonné
D’aujourd’hui retrouvé.
Le pollen de tes pensées
Sème en moi l’art retrouvé.

dimanche, 15 avril 2007

Les roses au château

Margot les roses au château
picorent mon eldorado
Le parfum du passé s’évapore
dans le rêve incertain de l’aurore
Je laisse dans l’oubli de la nuit
fondre le doux regret de notre vie

Margot les roses au château
se noient au trot de nos sabots
Les sons du présent sur les dalles
se séparent de l’accord sans coupable
Je laisse dans l’oubli de la nuit
fondre le doux regret de notre vie

Margot les roses au château
se taisent sous le regard de l’eau
Les nuages se dispersent en cendres
de nous il n’y aura plus rien à attendre
Je laisse dans l’oubli de la nuit
fondre le doux regret de notre vie

Margot les roses au château
resplendissent loin des bientôt
Les couleurs se serrent au cœur
des souvenirs de nos bonheurs
Je laisse dans l’oubli de la nuit
fondre le doux regret de notre vie

lundi, 09 avril 2007

Cornouille en vadrouille

A l’heure où tout grouille
S’agite au fond de la gargouille
Quand la pluie me mouille
Simplement je m’agenouille
Pour écouter une gentille grenouille
Me conter ses carambouilles

Il était une fois une drôle de bouille
Sortie d’une balle sans douille
Car à force de mauvaise tambouille
De mauvaises herbes qu’on mâchouille
Le fil se détend de la quenouille

La vie est une charmante fripouille
Qui t’habille et puis te fait bredouille

Une fée vint à passer qui tout débrouille
Du temps que tout embrouille
Elle tira un sourire d’une chatouille
Ainsi renaquit à la vie Cornouille
Au pied levé et en vadrouille…

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(quand lier l’utile à l’agréable devient un véritable plaisir)

mercredi, 28 mars 2007

Les doigts en pluie

Ta main s’envole sous la soie du pinceau
De traces imaginaires aux courbes du ciel
En alcôve de lignes douces et claires
De touches rêvées aux cris de l’essentiel
Lentement je poursuis la montée en lumière
Des fleurs naissent enlacées de caresses
Un ange murmure à la source de l’azur
Les feuilles au chant de perles brillent d’allégresse
Le soleil butine les couleurs des sanglots si purs
Alors s’efface au cœur toute la tristesse du tableau
Sur ma peau se noie la chaleur d’un premier jour
Sur mes lèvres se fond la rosée marine d’une églantine
Sur l’onde de mes pensées flotte la toile de l’amour
Et sur ta main tendrement offerte c’est toi qui se dessines

                                                          Aslé d’Illedegarde

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