dimanche, 23 décembre 2007

nolosé

Quand je pense à toi
C’est un rire que j’entends
Le silence de la plaine
Qui se fend du chemin
Toujours à découvrir

Quand je pense à toi
Je ne pense pas
Je souris sans rien dire
A l’abri devenu si familier
Si présent de le toucher
Sur ses parois lisses
Et qui glissent
Sous mes doigts

Quand je pense à toi
J’ai faim souvent
Des heures du goûter
De tartines au chocolat
Et du miel à volonté

Quand je pense à toi
J’ai des baisers
Des baisers de tous les baisers
A ne plus savoir souffler
Que de l’amour à t’aimer

Quand je pense à toi
Je m’endors
Dans tes bras
Et si je dors longtemps
C’est parce que je sais
Que demain
Tu seras là encore

Quand je pense à toi
J’ai des secrets
Qu’aucun mot ne pourrait dévoiler
J’ai
Les battements de mon coeur
Q’aucun oeil ne pourrait soulever
J’ai les ailes
Pour m’envoler
Si près de toi
Parmi toutes les étoiles
Qui battent l’appel
De nos deux corps retrouvés


Quand je pense à toi
Je ne sais pas
C’est comme si
Tu étais là
Quelque part en moi
Où nous serions deux
Fidèles de notre ombre

Quand je pense à toi
C’est que je t’aime
A oublier
Que tu n’es pas là

Quand je pense à toi

Mais je sais
Que tu comprendras

jeudi, 20 septembre 2007

tout contre toi

Tout contre toi
Les mots s’éteignent
Les phrases s’envolent
Et je perds la parole
Sous le règne de ton corps

Tout contre toi
Les yeux se décernent
Les paupières s’ensommeillent
Et je dors ivre à la nuit
Sous le souffle de ta vie

Tout contre toi
Les peurs s’effacent
Les heures se passent
Et je rêve le jour
Sous l’appel de ton amour

Tout contre toi
Les pages s’écrivent
Les lignes se serrent
Et je m’envole pinceau
Sous la couleur de ta peau

Tout contre toi
Les années s’espacent
Les saisons s’enlacent
Et je suis fleur à l’âme
Sous les soupirs de ton coeur

Tout contre toi
La joue sur ton épaule
Dans le matin tout bas
Je chante le jardin
Sous le parfum de nos deux mains

jeudi, 13 septembre 2007

Déesse

J’aime une déesse, moi fille de déesse qui vis le jour à la St Aimé en plein midi, l’astre à la verticale de la vie. Ma mère accoucha de moi par les yeux et c’est la raison pour laquelle je suis deux : moi et mon autre moi, que la couleur de mes cheveux originellement bleue se teinte parfois de la tendre mélancolie d’avoir été il y a déjà tant d’années, dans l’esprit divin portée.
Les déesses n’engendrent pas forcément des déesses, même en s’accouplant à un dieu. Malgré tout j’en fus une, jusqu’à ce que sous le serment de la treizième lune, je décide une nuit sauvage perdue dans les dunes, d’être princesse Aslé pour l’éternité.
J’avais emporté la verte émeraude pour allumer un rayon de lumière depuis la terre jusqu’au ciel et à la force de mon esprit, sculpté sur la ligne inclinée les douces marches qui mènent à l’infini.
Je sais très bien que si j’étais restée déesse, c’est un ascenseur céleste de célérité que j’aurais mérité…Or mais voilà…je préfère la simplicité d’un escalier à mon image, gravé de mes seules initiales : A M (Aslé Mita ; A Moi).
Le jour de mon anniversaire, je peux tout faire, je peux tout dire et tout rêver, un tour d’univers en montgolfière, anéantir toutes les sorcières, créer un second rayon vert parallèle et tenir la main de celle qui gravit enfin le monde à mes côtés, les yeux ouverts dans mes pensées : là où je me sens exister de pouvoir tout partager.
Mes mots se suspendent en signes et gestes…alors… je nous écris sur nos deux lignes à se toucher comme une division sans reste.
2 : 1 = 2

mardi, 28 août 2007

Sous le regard de votre main

Puisqu’à présent,
mes rêves s’abritent sous le regard de votre main
cet indulgent sillage de votre reconnaissance.
Je me laisse à dire que je vous aime
dans tout ce que je vous ai écrit.

Aux jours gris
Aux jours de pluie
Aux jours de peur
Vous m’avez apporté les couleurs
chassant l’ennui
comme aspirant
les mauvaises ondes de mon esprit.

Je suis belle de vous
A vous lire qui me ressemble
A parcourir d’un œil curieux
Quelques lignes en aveu
Surprenant désir amoureux
De phrases à vous connaître mieux

Puisqu’à présent,
mes rêves s’abritent sous le regard de votre main
que votre corps a pris la forme de la vie.
Je me laisse à dire que je vous veux
au creux de moi vous perdre dans un sourire.

Aux nuits noires
Aux nuits blanches
Aux nuits sans fin
Vous m’avez apporté la lumière
qui éclaire les vides à défaire.
Comme un ange ou une étoile
Vous avez veillé
sur toutes mes pensées.

Je suis belle de vous
A vous lire qui me ressemble
A parcourir d’un œil curieux
Quelques lignes en aveu
Surprenant désir amoureux
De phrases à vous connaître mieux

Puisqu’à présent,
mes rêves s’abritent sous le regard de votre main
que je peux enfin vous prendre dans les yeux
le chagrin de vos longs mois malheureux
je me laisse à dire qu’arrivent les jours heureux
votre main à écrire dans la mienne
l’histoire des jours à venir
que nous serons seules alors à pouvoir lire…

jeudi, 16 août 2007

...accord à coeur

Dans le cœur d’Aslé
Il y a l’oiseau blessé
Les sens renversés
Les fantômes du passé
Les premiers étés
Les promesses pardonnées
Les corps allumés
Les traces d’obscurités
La vie d'être aimée

Au fond de mon cœur
Il y a l’oiseau qui pleure
La douce chaleur
Tombé du nid du bonheur
Pris à son malheur
D’avoir rêvé en couleur
Il y a la peur
De n’avoir plus cette ardeur
De la profondeur

Dans son cœur à elle
Il y a des étincelles
La course à la belle
Et la tendresse rebelle
D’une âme qui ensorcelle
La passion cruelle
L’archet fou du violoncelle
L’amour qui s’appelle
La crise obsessionnelle

Dans ton cœur à toi
Je sais qu’il y avait moi
La place du roi
Sertie de tes mille doigts
A aimer ce toit
D’y être comme chez moi
Et les mots de soi
Dans le murmure de ta voix
Simplement pour moi

Dans mon cœur alors
Tu étais le seul trésor
A présent tu dors
Même si ce n’est la mort
Ca y ressemble si fort
Il faudrait d’abord
Oublier tous ces remords
Espérer encore
Que nous en soyons d’accord

Dans le cœur d’Aslé
Il y a l’oiseau blessé
Les sens renversés
Les fantômes du passé
Les premiers étés
Les promesses pardonnées
Les corps allumés
Les traces d’obscurités
Et la vie d'être aimée

mercredi, 13 juin 2007

souvenirs en vie

Ma sœur mon amour passé

Les fruits mûrs si bien gardés
Sous mes lèvres assoiffées

Les collines et les vallées
Dans un long frisson d’été

Les mains sur l’onde glissées

Les caresses emportées
De tendre curiosité

Les mots de rimes croisées
A l’oreille murmurés

L’heure du soleil couché
Celle des fleurs enlacées
~
Au château inhabité
Les souvenirs sont restés
~
La saveur de tes baisers
Framboises et fraises mêlées

La pluie dans l’herbe allongées

Les sourires esquissés
Du coin de l’œil effleurés

Ton premier regard posé
Sur les marches de l’entrée

L’œil dans lequel je suis née
Sous ta passion désirée
Quand mon cœur s’est retourné
De me découvrir aimée

Ton chemisier déchiré
En traversant les rosiers
Les gouttes de sang perlées
Mouillant ta peau dévoilée
~
Tout ce qui est enfermé
Au secret de mes pensées
~
Rien ne pourra remplacer
Ce qui de nous a été
~
Je ne veux pas oublier

Le bonheur à traverser
Cette étendue d’eau salée
Les noyades aux bras serrés
Et les silences en apnée
De sirènes dessinées
Sur nos deux corps épuisés

Après toutes ces années
Les souvenirs sont restés
Les jours d’être abandonnée
Toute seule à respirer
Les pages du calendrier

vendredi, 04 mai 2007

Ce sera le jour

Parole parole
Ton souffle
Glisser
Le long de tes silences
Ta source
Sans fin
Tu m’envahis
Tu me presses
De caresses
De désir
Tu te glisses
Encore
Jusqu’à l’île
A la geôle
A l’oubli
A la porte
De l’envie
De m’ouvrir
Pour te dire
Ta présence

Partout
Ici
Ce mot
Toi
Dans la nuit
Dans un cri
Dans ta main
La clé
Pour rester
Toujours libres
A l’envers
A l’endroit
D’où je suis
D’où tu es
Nous serons
Comme nous
Nous saurons
Nous parler

samedi, 17 mars 2007

Ma douce araignée

Ma douce araignée, je me laisse enfin prendre au tendre jeu de la nuit bleue, lentement comme autant de bras invisibles, tu épouses mes formes, blottie au fin fond de ta toile, bercée par le souffle du silence, je m’abandonne à la confiance de ton corps, un baiser et je m’endors dans la croisée de tes fils d’or.
Tu respires, tu m’aspires, tu expires à qui longtemps n’avait pu dormir du profond sommeil au doux réveil de te sentir. Ma douce araignée…

medium_ma_douce_araignée.jpg

Sous la pâleur du jour, ta peau s’illumine de velours et tes yeux qui brillent figent dans mon cœur cet instant de bonheur. Tu bruisses de tous les sens, sur la soie je perçois le balancement, le vertige filant, la transparence de l’élan qui s’avance…
Ma douce araignée, c’est le fluide d’enchantement de ta présence auquel mon cœur s’accélère si rapidement qui fait que j’aimerais t’offrir les quatre coins de ta nouvelle toile à bâtir…

mercredi, 21 février 2007

Première Danse

Comme le lierre s’enroulant…
me dépassant en t’enlaçant
filant mes feuilles en m’agrippant
te couvrant toujours en espérant
gagner tes yeux et puis me lire
à travers eux…

Le corps sage, la tête dans les nuages
la sève de mon amour
qui monte et que j’entoure
protégée du grand jour
poussant le bonheur
la chance…

Soulevant ensemble notre danse
épousant du même élan
nos lignes agitées du vent
silencieusement au jour naissant
ne plus être qu’une seule
présence…

medium_premiere_danse.jpg

lundi, 12 février 2007

Mots dansent et puis s’avancent

Des mots sans importance
Prudence
Assurance
Cadence
Malchance

Des mots sans violence
Silence
Présence
Décence
Naissance

Des mots sans cohérence
Arborescence
Absence
Errance
Désespérance

Des mots sans souffrance

Des mots de tolérance
Des mots de prévenance
Des mots de souvenance
Des mots de résonance
Des mots de consonance
Des mots d’alternance
Des mots d’exubérance
Des mots de tempérance
Des mots de jouissance
Des mots de délivrance
Des mots de résistance
Des mots de confidence
Des mots de providence

Des mots de préférence
Confluence
Connivence
Ascendance
Dépendance
Allégeance
Luxuriance
Permutance
Survivance
Impatience

Recommence

Mon amour dans tes yeux de velours
Dans tes mains qui accourent
Sur le court en détours
Au dedans tout autour
Je sens les mots sur la peau
L’effleurement invisible de l’eau

Mon amour dans tes yeux de velours
Dans tes mains qui accourent
Sur le court en détours
Au delà tout autour
Je respire les mots sur la peau
L’enivrante source de l’eau

Mon amour dans tes yeux de velours
Dans tes mains qui accourent
Sur le court en détours
Au-delà tout autour
J’écris sur la peau le flot
L’intarissable source des mots

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