dimanche, 04 mai 2008
Un caillou dans mon sabot
j’ai mal au pied
je ne sais pas pourquoi
est-ce mon sabot
est-ce la route
ou est-ce moi
et si c’était mon pied
mon pied mal luné
mon pied s’écorchant
de doutes mal fondés
j’ai mal au pied
j’ai mal à l’amour
j’ai mal aux mots
j’ai mal partout
mon pied a mal
mais l’autre pied lui ne dit rien
il aime
il avance en silence
il n’existe pas
il est sans souffrance
il m’emmène
entraînant son double
j’ai deux pieds
et un caillou dans mon sabot
j’ai mal au sabot
je ne sais pas pourquoi
est-ce le bois
est-ce le savetier
et si c’était moi
qui m’inventais
l’histoire de l’arbre
meurtri dans sa chair
et qui dirait tu marches sur moi
à chaque pas de travers
décidément
j’ai un caillou dans mon sabot
un trou dans mon maillot
un nœud dans mon cerveau
un clou dans mon ego
un ouragan dans mon verre d’eau
…
18:03 Publié dans & , cinq heures dix | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jeanne, sourire
vendredi, 18 avril 2008
Quelle heure est-il ?
Tu me fais des adieux à ma tristesse, tu me fais du bonheur d’exister, tu me fais de la tendresse quand je m’abandonne dans tes bras, tu me fais m’oublier, tu me fais devenir toi et j’ai des milliers de mains pour construire la plus haute grue qui soit et qui portera tous nos rêves. Tu m’ouvres le cœur et tu m’ouvres la bouche pour dire ce qui vit au fond de moi, ce qui bat, mais doucement parce que tu es douce comme lorsque tu berces mes nuits par ta seule présence.
crédit photo : Jeanne
11:03 Publié dans & | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jeanne, fav'ouille
samedi, 12 avril 2008
Soleil
j’ai
dans la tête
du soleil
un pied
deux pieds
des pieds
des claquettes
des socquettes
des sourires
des baisers
des ailes
un cœur
deux cœurs
le soleil
et un
et deux
et deux soleils encore
mon amour
mon amie
j’ai toi dans la tête
j’ai toi
j’me sens bien
j’me sens bête
j’ai jeté mes chaussettes
par la vitre grande ouverte
j’me sens bien
j’ai du soleil
qui roule sous les paupières
j’me sens bien
j’me sens prête
à te prendre dans mes bras
pour t’emmener où tu voudras
j’me sens bien
j’ai de l’amour
qui pousse au bout des doigts
j’me sens belle
j’me sens pleine de toi
je t’aime
je t’aime
à te l’écrire des milliers de fois
ce soleil
qui bat en moi
c’est toi
j’me sens bien
j’me sens belle
en princesse des lilas
j’me sens douce
quand tu es là
j’me sens bien
j’ai du soleil
qui brille en moi
16:36 Publié dans & | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jeanne, nature, envol, Aslémita
dimanche, 06 avril 2008
Ta Chaussure
dans la supplique d’une garde-robes de plaisir
ou dans l’espace sans fin d’un rédhibitoire désir
que ne saurais-je dire qui viendrait me rougir
si ce n’est ce soulier tantale rouge du cuir
de celle qui un soir de bal le portât au partir
d’une aventure diablesse tragédie de maudire
la belle enfuie ne me laissant plus qu’à venir
le nubuck sang de la nuit de tous nos délires
d’elle elle ne laissa que la grâce d’une chaussure
avant de s’élancer nue à la main l’autre pointure
et du ponton plonger aux vagues de l’embrasure
d’un soleil levant les yeux en bride d’une flotte d’azur
de mille poissons volants qui jamais ne la crurent
alors que vivante elle se noyait morte de l’impur
je gardais précieuse en mon sein la divine blessure
qui de l’amour cruel m’enchaînait en éternelle clôture
de toujours rechausser les deux pieds en originelle posture
Asl&
(seconde version…la première est dans les caves dAsl&DuFrioul…)
17:32 Publié dans & | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jeanne
mardi, 18 mars 2008
vingt heures et quelques secondes
entre gris clair et gris foncé
un ange traverse le ciel
quelques secondes
au goût d’éternité
j’aurais tant voulu
écrire un poème
mais je ne peux pas
à moins d’écrire
je t’aime
comme on souffle
sur une vitre
pour du bout du doigt
tracer un coeur
j’aurais tant voulu
écrire un poème
qui soit le soleil
de tes yeux de ta voix
mais je ne peux pas
à moins d’écrire
je t’aime
comme on pose un baiser
sur le silence
des lèvres aimées
un oiseau siffle
quelque part
en cris d’amour
dans le jardin
entre gris clair et gris foncé
je lis des signes de lumière
j’aurais tant voulu
écrire un poème
qui soit le parfum
que je respire
mais je ne peux pas
à moins d’écrire
je t’aime
avec les lettres
de ton prénom
et les heures passent
le jour la nuit le jour
tu avances survolant l’océan
j’ai dans l’oreille
ton dernier souffle de France
d’une plume douce ta présence
alors
je voulais
écrire un poème
mais je ne sais dire
que je t’aime
je t’aime
18:29 Publié dans & | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : jeanne
mercredi, 12 mars 2008
Car L'Amour Unit Des Etres
des jours à écrire
sans pouvoir rien dire
de ce toi au fond de moi
des jours à tourner en rond
comme à tourner autour d’un lac
à retenir mes mots
les deux mains dans les poches
à te sentir loin
alors que tu es proche
sous le même ciel gris
simplement le ciel
parce que les guerres ont tout détruit
des châteaux des rues et des villes
que les cimetières sont partout
de croix blanche en plaque brune
que l’on débarrasse les ruines
de la brasserie de mon enfance
et qu’une photo ne pourra rien changer
quand le plat pays redevient plat
je suis à la frontière des collines
des champs à l’horizon
au contraire d’une faille
même si les chemins s’effondrent
je suis à tourner en rond
comme autour d’un lac
les églises sont des copies
les maisons sont des chalets
les étangs d’anciens marais
les montagnes sont des terrils
posés sur des terrains minés
et la langue de ma grand-mère
résonne au téléphone
de la route des dunes de l’hiver
sur la moto de mon grand-père
aux bombardements
de ceux qui sont restés
à cette longue route à pied
de tous les enfants morts
à mes oncles et tantes
jamais connus
de l’hôpital en briques rouges
des jours à écrire
sans pouvoir rien dire
à vouloir éteindre une fièvre
en la noyant de souvenirs
des pages et des pages
à te parler de tout de rien
des jours à juste
te prendre dans mes bras
pour écouter
les nuages passés
et ceux qui passent
sans pouvoir rien dire
d’autre que je t’aime
sans parole
sans mot
parce que
c’est comme ça
c’est comme ça
que je suis
des jours à écrire
à te cacher secrète
au fond de mon coeur
à vouloir
te garder si fort
comme un trésor
puisque tu es mon trésor
qui brille en moi
alors je suis quelqu’un
qui a si peur de te perdre
par un mot une phrase
une grimace une photo
par un silence aussi
le mien
je suis à tourner en rond
comme autour d’un lac
j’écris des pages et des pages
en marchant sur le sable des phrases
je repasse sur les traces
sans rien pouvoir dire
à personne
car je ne croise personne
qui se souvienne de moi
je suis à tourner en rond
quelque part au bord d’un lac
les arbres se sont couchés
sous la tempête
mais j’avance encore
j’enjambe les troncs
des corps vivants
parmi les branches cassées
je cueille des bourgeons
mes amours sont mortes
de la même façon
un jour à tourner en rond
à chercher une main
pour me comprendre
j’ai quitté le ciel gris
pour le soleil d’un midi
la différence
c’est que je suis à tourner
autour d’un lac qui existe
celui où les mains dans les poches
je pense à toi à mes côtés
et que lorsqu’il fera
moins froid
que tous les restes d’hier
auront été balayés
ma main prendra la tienne
pour te parler
Asl&
je t'aime
12:25 Publié dans & | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : jeanne
samedi, 01 mars 2008
En rose et bleu
Le bonheur ? C’est toi, c’est moi, c’est ce rapport qui est sans force, c’est le bonheur du matin, les premières gouttes qui tombent sur le café et le petit nuage qui se dégage, un parfum de souvenir de tous les matins, de ces grands jours aussi à se lever tôt pour partir loin, de fermer la maison et d’enfermer toutes ses odeurs dans le jour qui se lève et puis partir à l’aventure avec une main, avec un sourire, avec deux couleurs, avec ce trois fois rien qui m’emplit le coeur parce que tout ira bien si je chante, si je ris, si tu es là. Alors je t’aime tout haut tout bas, je souris le matin dans la toundra, le soleil qui se lève, je vois la grue, j’entends ta voix, j’écris un poème de fil décousu, cet habit que tu portes si doux de ces couleurs qui t’enveloppent, alors je te prends dans mes bras et je te chante la chanson que je ne comprends pas, la tienne que j’aime tant. J’ai ta mer sous les paupières, l’étang de Berre, l’arbre de ton jardin, ton sourire, tes éclats de rire, ta mosaïque aux reflets de l’esprit…J’ai des mots qui s’écrivent de toi comme autant d’oiseaux bleus et roses qui sur la feuille se posent… comme les traces de ce qui existe entre nous deux.
18:35 Publié dans cinq heures dix , Des mots dans la suite | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : jeanne
dimanche, 24 février 2008
Le silence des vagues
Je n’irai plus par les mots
par les vagues
j’irai par tes yeux
par ta bouche
de la lumière à l’ombre
de l’ombre à la lumière
j’irai dans tes regards
suivre tes pas.
J’irai sur ton visage
comme sur une plage
qui glisse entre les doigts
sur l’infime de ta peau
de sable si fin
je tracerai le chemin
qui va de toi à moi
de moi à toi
en cercle du monde.
Non je n’irai plus par les mots
par les vagues qui vont et viennent
perdues aux flots du désir
sans jamais toucher l’eau
j’irai par ton corps
au plus profond de toi
j’irai me taire.
J’irai
au creux de ton âme
bercée des fleurs de l’arbre
lassée du sel des larmes
j’irai me perdre dans tes soleils
au rêve de la couleur de ton ciel
j’irai t’aimer
comme je t’aime.
11:55 Publié dans l'écho des mots | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : jeanne, envol, peintures essentielles
samedi, 16 février 2008
l'arbre au printemps
C’est le plus bel amandier du quartier
à la fraîcheur d’un matin printanier
il me donne la tendre chaleur rose
de sa présence qui sur moi se pose.
Le port gracieux de plénitude
m’offrant ses fleurs fidèle amant du sud
dans ce jardin où le jour se respire
de souvenirs en parfum de soupirs.
J’embrasse à la caresse de mes yeux
les branches porteuses de tous les jours heureux
c’est le plus bel amandier du quartier
à la saveur d’un baiser du monde entier.
Photos : Jeanne du Frioul
11:30 Publié dans l'écho des mots | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : jeanne, nature
dimanche, 03 février 2008
Dans un soupir
il y a toi dans tous mes mots
dans tous mes pas
dans l’air que je respire
il y a toi qui me guéris
qui soignes mes peines
qui me fais rire
il y a toi que j’aime
l’odeur de tes matins
la chaleur de tes nuits
l’envie de te prendre dans mes bras
et de te sentir m’aimer
comme je t’aime dans tous nos baisers
il y a toi mon ange
invisible shiva
qui souffles de tous tes bras les nuages
doucement vers d’autres rivages
ou bien encore nue allongée
sur la plage des roches roses
le vent de tes pensées libres
effaçant les voiles du bateau qui se pose
il y a toi ma douce amie
dans tous mes mots d’amour écrits
aux îles perdues et retrouvées
comme autant de rêves à nous donner
toi ma belle
que j’aurais aimé connaître
bien avant que le temps
ne nous enlève nos âmes d’enfants
et en disant ça dans tes sourires
je sais bien que je viens de mentir
il y a toi dans tous mes mots
dans tous mes pas
dans l’air que je respire
il y a toi qui me guéris
qui soignes mes peines
qui me fais rire
il y a toi que j’aime…
dans un soupir
18:07 Publié dans cinq heures dix , Des mots dans la suite , l'écho des mots | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : jeanne, mistralopale, bleu kobalt




