mercredi, 18 novembre 2009
petite chanson d’amour
le nombre est magique
il monte de petite en grande musique
il corde et serpente tout le long
quelque part perdu dans le lubéron
tout le long
de mon imagination
~
la nuit je fais des rêves aslétiques
la nuit
revient la main du nombre magique
elle écrit
à deux centimètres de mon souffle
~
une flamme de moi échappée
et puis reprise de ses lèvres
pour repartir plus loin vers l’infini
~
la nuit
je me transforme
~
je suis la femme de la quarante-septième symphonie
~
une vampire
qui ne dort jamais d’une seule nuit
~
19:03 Publié dans &, chansons des brumes bleues, Des mots dans la suite | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jeanne, je t'aime, fav'ouille
samedi, 14 novembre 2009
le brouillard des mots
il y a une déesse pour Asl&
une icône dans un coin de ciel mauve
une lumière douce et orange
le silence brouille tous les mots
il y a une sirène au chant mélancolique
elle chante tous les tankers des océans
des drakkars géants venus de l’invisible
des porte-containers gorgés par la force du vent
des caisses de bois miraculées de bijoux incas
des neiges aux îles des sorcières de l’himalaya
et des mots des flots de mots tout de travers
qui ne veulent plus rien dire sans un je t’aime
il y a un je t’aime pour Asl&
une voix dans un coin de la mémoire
une source lointaine et bleue
un monde touché d’univers merveilleux
des choses qui se parlent tout bas
des écritures de peau qui s’envolent
des tatouages filés sur l’encre de l’eau
et l’amour qui n’a qu’une seule parole
17:02 Publié dans & | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jeanne, je t'aime, les couleurs du bateau
mardi, 03 novembre 2009
la messagère de la nuit
de l’autre côté de la terre
le ciel s’éclaire orange
automne paradoxal firmament
des vahinés dansent aux fleurs étranges
dansent en tournant sur leurs talons de rêve
il fait si beau ce matin dans mes yeux
nichée au cœur des arbres frileux
à leurs pieds les miettes de leur parure morte
matin si sombre au costume des adieux
balayé par un souffle de bonheur
au plafond du gris mouton des nuages
les avions resteront sages et silencieux
celui qui passe dans mes yeux
striés de longs panaches bleus
lui m’emportera de l’autre côté de la terre
où l’hiver est l’oublié du long cortège des soupirs
un sourire sur les lagons clairs de l’innocence
le café noir se parfume de vanille
et me voilà belle et bien partie…
19:35 Publié dans & | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : je t'aime, jeanne
jeudi, 29 octobre 2009
fav’ouille
je me souviens toujours que tu m’aimes
sous la lumière orange de la lampe à sel
en triangle avec l’arbre aux feuilles vertes
c’est la douceur de ta peau qui m’arrive par les ondes
je me souviens toujours que tu m’aimes
juste avant le passage perdue aux hommes bleus
avec en moi la promesse rouge de ton baiser
de ce je t’aime sorti de tes lèvres
avant les larmes vers cette mer
entre gare de lyon et gare du nord
je me souviens toujours que tu m’aimes
la pierre montagne précieuse à mes pieds
m’éclaire de sa chaleur à travers le noir du sac
me garde les yeux ouverts du poids de l’angoisse
je retiens ton sourire contre tous ceux que je vois
je me souviens toujours que tu m’aimes
toi mon étoile bergère des palmiers
sur ton carnet je lis encore
l’écriture chaude des mots de Léna
je cours et je cours vers le haut du retour
je ne veux pas me perdre
je ne veux pas tomber
je prie les anges que je ne connais pas
ces hommes en bleu comme des croix
la pierre entaille mon épaule
le train ne me déchirera pas
j’entrouvre le sac noir à mes pieds
je ne rêve pas
la lampe est bien dans son justaucorps blanc
j’ai chaud j’ai froid je pleure
sur mon pouce un grain de beauté
un grain de beauté qui n’était pas là hier
je me souviens toujours que tu m’aimes
17:57 Publié dans "Le souffle des Aiguades" | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jeanne, je t'aime, fav'ouille, photo mille & un sud
samedi, 24 octobre 2009
fusion chromatique
elle avait dit le rond dans le cercle de l’eau
les yeux ouverts aspirant toute la pièce
belle qui dormait aux cygnes blancs
son parfum flottant en vagues chaudes
qu’elle avait en elle tatoué
depuis le goût de leurs premiers baisers
sur le plafond encore vivant de la rue
se striaient des lignes de lumière
liant son regard au bonheur d’écouter
belle qui dormait aux sons venus d’ailleurs
elle entendait les murs frissonner de haut en bas
se terminer en onde souterraine rougissante
de son sourire du matin bondé par la foule du métro
qu’elle avait dit le rond dans le cercle de l’eau
des mots d’amour
des mots d’amour à belle
belle qui dormait dessous la fenêtre blanche et verte
et qu’elle suivait vivante d’insomnie amoureuse
se reposer aux rêves d’étranges portes dorées…
07:10 Publié dans "Le souffle des Aiguades" | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jeanne, je t'aime
dimanche, 04 octobre 2009
Toi
19:22 Publié dans cinq heures dix | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jeanne, je t'aime, photo mille & un sud, le corset des mots
dimanche, 20 septembre 2009
Mon coeur se balançait.
Je ne savais plus l’escarpe,
ni mettre un titre sur une lumière,
mon coeur se balançait à la ficelle de l’endroit.
Sur la mer d’ocres en prise noire de funicule,
à la verticale d’une femme mue en écailles,
mon coeur se balançait.
La belle de moi,
noyée à la poussière chaude des étoiles,
la belle,
au riche sable blanc de mes pauvres marnes,
la belle,
de mes mots morts à l’agonie de l’orage,
la belle,
m’enivrait folle à la suite de son image.
J’écrivais des lettres rousses formées de l’amour,
celles du soleil sourd étreignant le bleu du jour,
tous ces paysages lus sur les lignes de son visage
auxquelles mon coeur lourd de ses ailes se balançait.
Saignant de la mer le pourpre
qui va roulant de la source à l’océan,
j’écrivais étonnant,
mon coeur se balançait.
Ne suivait plus que son image.
Les négations s’alignaient sans suite sur le ciel noir,
l’énarthrose des nuages s’adonnait au grand miroir.
Moi je n’avais plus le courage
de n’attendre plus jamais l’heure qui sonne.
Je prenais son visage coupé au vif rouge de ses baisers
et aux rectangles clos je nouais toutes les boucles.
17:19 Publié dans & | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jeanne, je t'aime, paysage, couleurs, photo mille & un sud
dimanche, 13 septembre 2009
Le bateau rouge
mais tu viendras venue du ciel
ton corps porté du chant de tes dix mille bras
tu descendras rayon m’ouvrir le coeur
et dans mes veines amour tu couleras rivière
tu seras la seule sirène de mes frissons
et moi l’espace de tous tes traits d’union
j’écrirai à la lèvre rouge sur ton front
les paroles douces que nous inventerons
et sous le pont des signes durant nos heures
nous chanterons « le temps qui passe est au bonheur »
je viendrai par le soleil ou par la lune
mais je viendrai venue du ciel
mon corps porté du chant de mes dix mille bras
je descendrai rayon t’ouvrir le coeur
et dans tes veines amour je coulerai rivière
je serai l’oiseau blanc du monde de tes océans
et toi la vague de toutes les îles du jour levant
tu écriras à la pointe de tes cils sur l’onde d’argent
tous les noms des marins pris au filet rouge du vent
et sous le pont de nos rires durant des heures
nous chanterons « le temps qui passe est au bonheur »
nous viendrons par le soleil ou par la lune
mais nous viendrons venues du ciel
notre corps porté du chant de nos dix mille bras
nous descendrons rayon ouvrir notre coeur
et dans nos veines amour nous coulerons rivière
12:20 Publié dans chansons des brumes bleues | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jeanne, les couleurs du bateau, je t'aime
mercredi, 09 septembre 2009
Marions-nous en Chine ?
Une petite note pour le plaisir de la date… pour les bébés fourmis-araignées qui naissent d’allégresse divine dans la plus belle des poubelles. Celle de l’auteure des mots. Femme du Sud, me berçant d’amour dans les îles de ses bras comme la plus douce goutte d’eau.
Entre le cerisier et l’olivier, la longue phrase étire son fil, l’amour tisse la soie du drap qui nous porte sous le balancement léger du vent et nous nous marierons en Chine.
Dans un grand saut de hamac époustouflant de tous nos désirs, sur la pelouse verte de l’océan où nous serons de nous deux atterries en torrent. De lac en lac en laque de Chine noire et brillante. Nous nous marierons ma fourmi d’or.
Sur ta cheville petit dragon, je lacerai mes doigts au pinceau d’encre. Les fourmis à la nuit, nous feront un bal aux reines de nos deux peaux de zèbres fourmillantes. Elles nous habilleront de blanches et noires jusqu’à la Lune. Jusqu’à la Lune des confidences. Jusqu’à ce que l’anneau nuptial rouge de notre feu, nous prenne en bonheur par dessus tout…par dessus tout…et même par-dessus toute la Chine mon amour...
19:17 Publié dans Des mots dans la suite | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : léna tortoli, je t'aime, jeanne
vendredi, 28 août 2009
le bateau vivant
ils sont où les petits mots d’amour
les tous petits qui naissent avec le jour
sur les lignes du plancher
il y a ce cri qu’on avait volé
un peintre torturé
gravé d’hivers nordiques
de fins d’été séchées de la pluie
trois gouttes sont tombées du plafond
ils sont où les petits mots d’amour
les tous petits qui naissent avec le jour
la porte de l’armoire a dans ses nervures
le corps trituré d’une femme liane
de la chirurgie de la nature d’un arbre
j’imagine une forêt sombre d’Amazonie
ils sont où les petits mots d’amour
les tous petits qui naissent avec le jour
le refrain devrait pouvoir s’éloigner
les arbres aux branches jouent les torturés
je compte les balancements jusqu’à cent
j’additionne en centaines sur mes doigts
compter compter compter compter
chapelet de nombres dysorthographiés
pour enterrer les petits mots d’amour
ils sont où les petits mots d’amour
les tous petits qui naissent avec le jour
et revoilà le refrain marteau de toujours
sous l’enclume de la feuille de bitume
le temps avoue à ma torture : fini fini
fini les tous petits mots d’amour…
ils sont où les petits mots d’amour
les tous petits qui naissent avec le jour
je brûle en peau le sang rougi aux joues
les petits mots d’amour sont là
où ils se parlent sans moi
le jour passe
le calendrier reprend sa place
une croix résonne au creux de mon ventre
pourquoi craquer en bois mort maintenant
demain j’écrirai une grande lettre d’encre
avec tous les petits mots d’amour
les tous petits qui naissent avec le jour…
*photo jeanne
19:38 Publié dans &, Scène en intérieur | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jeanne, je t'aime, le jour du mois, anniversaire, les couleurs du bateau, photo mille & un sud







"les petits mots damour sont là
sur le bout de la langue
dans chaque rayon de lune
dans chaque rondeur de la belle
dans chaque cri du mistral
lui qui sait crier
les mots damour sont là
en suspension
dans chaque pétale
dans chaque mot
qui brille
dans chaque inspiration ils sont là
toujours"
Ecrit par : jeanne | samedi, 29 août 2009