samedi, 12 avril 2008
Soleil
j’ai
dans la tête
du soleil
un pied
deux pieds
des pieds
des claquettes
des socquettes
des sourires
des baisers
des ailes
un cœur
deux cœurs
le soleil
et un
et deux
et deux soleils encore
mon amour
mon amie
j’ai toi dans la tête
j’ai toi
j’me sens bien
j’me sens bête
j’ai jeté mes chaussettes
par la vitre grande ouverte
j’me sens bien
j’ai du soleil
qui roule sous les paupières
j’me sens bien
j’me sens prête
à te prendre dans mes bras
pour t’emmener où tu voudras
j’me sens bien
j’ai de l’amour
qui pousse au bout des doigts
j’me sens belle
j’me sens pleine de toi
je t’aime
je t’aime
à te l’écrire des milliers de fois
ce soleil
qui bat en moi
c’est toi
j’me sens bien
j’me sens belle
en princesse des lilas
j’me sens douce
quand tu es là
j’me sens bien
j’ai du soleil
qui brille en moi
16:36 Publié dans & | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jeanne, nature, envol, Aslémita
dimanche, 24 février 2008
Le silence des vagues
Je n’irai plus par les mots
par les vagues
j’irai par tes yeux
par ta bouche
de la lumière à l’ombre
de l’ombre à la lumière
j’irai dans tes regards
suivre tes pas.
J’irai sur ton visage
comme sur une plage
qui glisse entre les doigts
sur l’infime de ta peau
de sable si fin
je tracerai le chemin
qui va de toi à moi
de moi à toi
en cercle du monde.
Non je n’irai plus par les mots
par les vagues qui vont et viennent
perdues aux flots du désir
sans jamais toucher l’eau
j’irai par ton corps
au plus profond de toi
j’irai me taire.
J’irai
au creux de ton âme
bercée des fleurs de l’arbre
lassée du sel des larmes
j’irai me perdre dans tes soleils
au rêve de la couleur de ton ciel
j’irai t’aimer
comme je t’aime.
11:55 Publié dans l'écho des mots | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : jeanne, envol, peintures essentielles
dimanche, 10 février 2008
IX/III/VIII
Si tu avais été là
pour être une ombre
à te confondre
de moi
je serais restée
muette de ce monde
si tu avais pu
effacer tous les mots
pour être sans regret
que le sourire
d’un monde imparfait
j’aurais été celle que tu aimais
si tu avais su combien
pour m’entendre ici
à te parler
j’aurais été libre
du silence passé
si tu savais
Comme je n’ai plus peur
de ton absence
à n’être qu’une fille
au courage de mes fuites
moi
au bout de mes rêves
à me sauver de tout
si tu savais la parole
qui me console
de m’être tue
quand j’étais morte
perdue entre tes bras.
09:06 Publié dans Scène en intérieur | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : N., envol
jeudi, 24 janvier 2008
papillons
dans le secret de ton coeur
un papillon se pose en douceur
les ailes bleues fraîches d’avoir volé
il a la pureté d’une goutte de rosée
de la caresse de ses yeux glisse
le tendre parfum d’un narcisse
tu dors encore belle endormie
des rêves de chaleur d’une douce nuit
sous tes paupières à embrasser
se dessine le jeu de lumières à enlacer
et les odeurs orangées qui naissent
sur ton sein découvert ont la délicatesse
d’une fleur à peine éclose de l’amour
qui s’éveillerait au matin du premier jour
11:29 Publié dans cinq heures dix | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : des ailes, envol, jeanne
dimanche, 23 décembre 2007
nolosé
Quand je pense à toi
C’est un rire que j’entends
Le silence de la plaine
Qui se fend du chemin
Toujours à découvrir
Quand je pense à toi
Je ne pense pas
Je souris sans rien dire
A l’abri devenu si familier
Si présent de le toucher
Sur ses parois lisses
Et qui glissent
Sous mes doigts
Quand je pense à toi
J’ai faim souvent
Des heures du goûter
De tartines au chocolat
Et du miel à volonté
Quand je pense à toi
J’ai des baisers
Des baisers de tous les baisers
A ne plus savoir souffler
Que de l’amour à t’aimer
Quand je pense à toi
Je m’endors
Dans tes bras
Et si je dors longtemps
C’est parce que je sais
Que demain
Tu seras là encore
Quand je pense à toi
J’ai des secrets
Qu’aucun mot ne pourrait dévoiler
J’ai
Les battements de mon coeur
Q’aucun oeil ne pourrait soulever
J’ai les ailes
Pour m’envoler
Si près de toi
Parmi toutes les étoiles
Qui battent l’appel
De nos deux corps retrouvés
Quand je pense à toi
Je ne sais pas
C’est comme si
Tu étais là
Quelque part en moi
Où nous serions deux
Fidèles de notre ombre
Quand je pense à toi
C’est que je t’aime
A oublier
Que tu n’es pas là
Quand je pense à toi
Mais je sais
Que tu comprendras
13:02 Publié dans abandon de forteresse , cinq heures dix , Des mots dans la suite , Des mots et des mots , Des Mots Tions , Introspectres , Les amis d'Aslé , Les nouveaux poèmes , l'écho des mots , Scène en intérieur , sixième ligne | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : anniversaire, laisse moi te dire encore, Aslémita, envol, D'hier et de demain, jeanne, peintures essentielles
dimanche, 04 novembre 2007
Dans le secret des mots
endogène exogène
pathogène
indigène collagène
lysogène halogène
allogène homogène
cryogène gazogène
fumigène
antigène kérogène
phytogène
endo exo patho indi colla lyso halo
allo homo cryo gazo fumi anti kéro phyto
archimède andromède
agamède diomède
palamède
intermède
archi andro aga dio pala inter
si la bella catarina volare decantare le guista
nécrobiose
spirillose
spondylose
anastose
si sous le symbole de l’efficience
les mots se perdaient en toute connaissance
j’apprendrais les pages du dictionnaire
dans l’art compliqué d’un faux abécédaire
qui n’aurait d’utile que de détendre
l’imaginaire capillarité d’une soif d’apprendre
associer
dissocier
formuler
reformuler
engager
dégager
prendre
entreprendre
arroger
déroger
je jure pour conjurer le parjure
je joue pour déjouer le joug
je crie pour décrier le cri
je tourne pour détourner le tour
je pleure pour déplorer les pleurs
je biaise pour débiaiser le biais
je compte pour décompter le compte
si tu es belle tu sauras m’attendre
si tu es tendre tu sauras comprendre
héponyme
antonyme
anonyme
synonyme
pseudonyme
abdalomyne
…et ville de nîmes
je nie pour dénigrer le gris
je prie pour endosser le prix
je vis pour écouter la nuit
je lis pour éviter le bruit
je crie pour allumer la scie
je suis pour libérer l’ennui
je suis la réponse d’une passante gelée
qui cherchait avant d’affronter l’été
dans le plus pur secret d’un signe fléché
blanc de la fonte des mots si mal gardés
l’absolue certitude de s’être bien trompée
sur le conte embolique de l’éternité…
oui appelez-moi Marquise Aslé et rendez-vous au Chat Beauté ! je vous expliquerai dans les tarots givrés de l’absinthe dégrisée, comment je suis arrivée à la conclusion d’une note échappée d’un petit cahier d’écolier…
ah !!! je ris !! JE RIS ! Quel diable m’a donc piquée ! Cette satanée mouche sur le clavier.
10:48 Publié dans Des mots et des mots | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : envol
jeudi, 11 octobre 2007
de la Lune au Soleil
Au bout de ce monde
Ce sont des milliers de secondes
Qui se noient dans l’onde
A l’infini des saisons
Où tout se meurt en rond
Se touchent les émotions
Seule dans ce paysage
Qu’il soit montagne ou rivage
Lumière ou bien présage
C’est le souffle du temps
Qui avance en marchant
D’un siècle et quelques ans
Des phrases sans rature
D’une beauté la nature
Et de l’absence de l’usure
Au bout de ce chemin
C’est le début et la fin
La ronde de toutes les mains
De cette unique couleur
Mélange de bonheur
Du doute et de la peur
C’est la lenteur que j’aime
Celle à lever les yeux sur ce poème
Ce ciel d’univers blême
A peindre de toute une vie
De noir en éclaircie
De chaleur à la froideur du gris
Des phrases sans rature
D’une beauté la nature
Et de présence être sûre
18:25 Publié dans Des Mots Tions , Les amis d'Aslé | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : nature, anniversaire, Aslémita, D'hier et de demain, peintures essentielles, en attendant le printemps, envol
mardi, 14 août 2007
A Jipes et Ars
Pour une chanson qui ne voulait pas s’écrire
Les mots blancs figés les phrases muettes à dire
Pour une chanson qui cherchait en soi l’inspire
Les yeux noirs bouclés l’oreille fermée de lire
Pour une fille perdue en ombre d’avenir
L’émotion brisée les sens brûlés à maudire
Pour une fille perdue face au souvenir
Les doigts et l’œil se sont offerts de leurs sourires
Pour la mélodie de notes qui se balancent
Au gré du fil invisible d’une douce danse
Pour l’image de corps soufflés d’impertinence
Au voile transparent de tendres indécences
Les lettres se lient entre elles de nonchalance
Loin d’elles la noirceur d’une cohérence
Elles s’abandonnent aux couleurs de circonstance
A la musique bleue jouée de confidences
A l’image orange bercée d’insouciance
Aux musicien et photographe de providence…
11:10 Publié dans Des mots dans la suite | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Aslémita, envol
dimanche, 12 août 2007
cailloux et ricochets
Les mots s’éteignent dans le jardin secret
Les fleurs brillent de pensées en lacet
Les phrases à suivre se perdent au goût
Si bien gardé de ce matin frais et doux
De tendres baisers en taches blanches
De ces cailloux à prendre ce dimanche
Les ricochets sur l’étang bien vite dépassé
Redevenu présence en cercles de nos étés
Les roses rouges brûlent d’indulgence
Le soleil croule de rayons de silence
De l’importance de se sentir aimée
De l’absence à vouloir être pardonnée
12:35 Publié dans abandon de forteresse | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : envol, poésie dominicale, peintures essentielles
lundi, 30 juillet 2007
vague
Vague vagabond d’âge
vague oppression
du temps qui passe
les lignes se touchent se suivent
de souvenirs
la vague tue tous les désirs
les rêves s’effacent
je n’ai plus rien à dire
pas même souffrir
Vague vague suppression
la fuite des sensations
c’est trop d’un coup
d’être submergée
un matin de lire son âge
comme dans un vieux journal
les doigts mouillés de l’air humide
donne-moi le temps
je vais pleurer
Les océans passés
vague d’y penser
les larmes vidées
vague à souffler
la tristesse blessée
vague divaguée
les ans ensorcelés
la vague a travaillé
le noir en fumée
donne-moi le temps
je vais hurler
12:00 Publié dans Les nouveaux poèmes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : envol



