vendredi, 14 août 2009

Nouvelle Vie

 

 

J’ai vu la Lune en plein jour

en plein milieu de l’été

et en plein ciel de l’ouest

je me souviens…

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A la Lune en cercle dans un carré

sous les paupières brunes

passaient les anges en défilé

la folie de travers riait en coeur sur la joue

 

Un treize juin deux mille et des confettis

une asléïde se pliait l’âme en bleus

 au corps de la pluie

 

Le col haut menton rentré

tant de matins à reculons

avec si longtemps parqué sur le cou

le pourpre d’une profonde honte

 

Les murs à raser la prison à se voiler

la bouche fermée un aveu à s’avouer

les yeux baissés encore plus cernée

et la hâte de s’enfuir

pour tout recommencer

 

A la Lune en cercle dans un carré

sous la plume offerte d’aujourd’hui

que dire d’autre que la force qui me porte

celle qui ouvre les yeux libres

qui me  fait tenir debout

malgré le chant qui souffle sur mes faiblesses

et qui dit « viens je t’emmène,

demain n’existe pas encore… »

 

NON je n’irai plus au fond de moi

maintenant que tu es là…reste

toi que j’aime de si loin

 

J’ouvre des livres des films

des regards des paysages

des ailleurs de moi et des autres de toi

qui me parlent si fort

quand tu me tiens la main

que la nuit brille d’endroits précis

…alors tous les mots sont à suivre

qui viennent pour écrire cette nouvelle vie

 

samedi, 24 mai 2008

*A ne pas effacer


on ne badine pas avec les mots
d’ailleurs avec tout ce qui peut blesser
la déception est-elle pire qu’une trahison
et puis qui de vous deux a trahi l’autre le premier
qui fut le sourd
qui fut muet
au tout début ou à la fin
la seule chose qui soit certaine
c’est la souffrance

je lis des mots et je me tais
il y a eu assez de coups de pinceau
tant de couleurs superposées
de traces croisées et recroisées
d’entrechats légers
jusqu’au rouleau de papier peint
qui se fond en blanc
sur les murs de la folie

pourtant il faut bien que je dise
parce que moi aussi je sais
sans doute moins bien
sans la colère
pas encore
j’espère jamais
alors je réponds à un souvenir
pour ne plus jamais le rencontrer

mais
j’ai confiance dans mon présent
et toi aussi monsieur du ciel
qui veux suivre les routes du silence
car si le trouble sonne l’impertinence
il y a
le blanc qui résonne de l’innocence

je souris touchée de phrases qui me parlent
je comprends ce qu’elles me disent
même si elles signifiaient tout autre chose
je prends tout ce qui me touche
plus que des signes je crois à l’amour

(Jeanne j’ai lu un blog…c’est tout…enfin,, je veux dire après j’en ai lus d’autres mais dans ma grande paresse clavière, les mots ensuite sont restés dans ma tête)

Je t’aime…ma belle balle…

samedi, 12 avril 2008

Soleil

j’ai
dans la tête
du soleil
un pied
deux pieds
des pieds
des claquettes
des socquettes
des sourires
des baisers
des ailes
un cœur
deux cœurs
le soleil
et un
et deux
et deux soleils encore
mon amour
mon amie
j’ai toi dans la tête
j’ai toi
j’me sens bien
j’me sens bête
j’ai jeté mes chaussettes
par la vitre grande ouverte
j’me sens bien
j’ai du soleil
qui roule sous les paupières
j’me sens bien
j’me sens prête
à te prendre dans mes bras
pour t’emmener où tu voudras
j’me sens bien
j’ai de l’amour
qui pousse au bout des doigts
j’me sens belle
j’me sens pleine de toi
je t’aime
je t’aime
à te l’écrire des milliers de fois
ce soleil
qui bat en moi
c’est toi
j’me sens bien
j’me sens belle
en princesse des lilas
j’me sens douce
quand tu es là
j’me sens bien
j’ai du soleil
qui brille en moi

dimanche, 24 février 2008

Le silence des vagues

Je n’irai plus par les mots
par les vagues
j’irai par tes yeux
par ta bouche
de la lumière à l’ombre
de l’ombre à la lumière
j’irai dans tes regards
suivre tes pas.
J’irai sur ton visage
comme sur une plage
qui glisse entre les doigts
sur l’infime de ta peau
de sable si fin
je tracerai le chemin
qui va de toi à moi
de moi à toi
en cercle du monde.
Non je n’irai plus par les mots
par les vagues qui vont et viennent
perdues aux flots du désir
sans jamais toucher l’eau
j’irai par ton corps
au plus profond de toi
j’irai me taire.
J’irai
au creux de ton âme
bercée des fleurs de l’arbre
lassée du sel des larmes
j’irai me perdre dans tes soleils
au rêve de la couleur de ton ciel
j’irai t’aimer
comme je t’aime.

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dimanche, 10 février 2008

IX/III/VIII

Si tu avais été là
pour être une ombre
à te confondre
de moi
je serais restée
muette de ce monde

si tu avais pu
effacer tous les mots
pour être sans regret
que le sourire
d’un monde imparfait
j’aurais été celle que tu aimais

si tu avais su combien
pour m’entendre ici
à te parler
j’aurais été libre
du silence passé

si tu savais
Comme je n’ai plus peur
de ton absence
à n’être qu’une fille
au courage de mes fuites

moi
au bout de mes rêves
à me sauver de tout
si tu savais la parole
qui me console
de m’être tue
quand j’étais morte
perdue entre tes bras.

jeudi, 24 janvier 2008

papillons

dans le secret de ton coeur
un papillon se pose en douceur
les ailes bleues fraîches d’avoir volé
il a la pureté d’une goutte de rosée
de la caresse de ses yeux glisse
le tendre parfum d’un narcisse
tu dors encore belle endormie
des rêves de chaleur d’une douce nuit
sous tes paupières à embrasser
se dessine le jeu de lumières à enlacer
et les odeurs orangées qui naissent
sur ton sein découvert ont la délicatesse
d’une fleur à peine éclose de l’amour
qui s’éveillerait au matin du premier jour

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dimanche, 23 décembre 2007

nolosé

Quand je pense à toi
C’est un rire que j’entends
Le silence de la plaine
Qui se fend du chemin
Toujours à découvrir

Quand je pense à toi
Je ne pense pas
Je souris sans rien dire
A l’abri devenu si familier
Si présent de le toucher
Sur ses parois lisses
Et qui glissent
Sous mes doigts

Quand je pense à toi
J’ai faim souvent
Des heures du goûter
De tartines au chocolat
Et du miel à volonté

Quand je pense à toi
J’ai des baisers
Des baisers de tous les baisers
A ne plus savoir souffler
Que de l’amour à t’aimer

Quand je pense à toi
Je m’endors
Dans tes bras
Et si je dors longtemps
C’est parce que je sais
Que demain
Tu seras là encore

Quand je pense à toi
J’ai des secrets
Qu’aucun mot ne pourrait dévoiler
J’ai
Les battements de mon coeur
Q’aucun oeil ne pourrait soulever
J’ai les ailes
Pour m’envoler
Si près de toi
Parmi toutes les étoiles
Qui battent l’appel
De nos deux corps retrouvés


Quand je pense à toi
Je ne sais pas
C’est comme si
Tu étais là
Quelque part en moi
Où nous serions deux
Fidèles de notre ombre

Quand je pense à toi
C’est que je t’aime
A oublier
Que tu n’es pas là

Quand je pense à toi

Mais je sais
Que tu comprendras

dimanche, 04 novembre 2007

Dans le secret des mots

endogène exogène
pathogène
indigène collagène
lysogène halogène
allogène homogène
cryogène gazogène
fumigène
antigène kérogène
phytogène

endo exo patho indi colla lyso halo
allo homo cryo gazo fumi anti kéro phyto


archimède andromède
agamède diomède
palamède
intermède

archi andro aga dio pala inter

si la bella catarina volare decantare le guista

nécrobiose
spirillose
spondylose
anastose

si sous le symbole de l’efficience
les mots se perdaient en toute connaissance
j’apprendrais les pages du dictionnaire
dans l’art compliqué d’un faux abécédaire
qui n’aurait d’utile que de détendre
l’imaginaire capillarité d’une soif d’apprendre

associer
dissocier
formuler
reformuler
engager
dégager
prendre
entreprendre
arroger
déroger

je jure pour conjurer le parjure
je joue pour déjouer le joug
je crie pour décrier le cri
je tourne pour détourner le tour
je pleure pour déplorer les pleurs
je biaise pour débiaiser le biais
je compte pour décompter le compte

si tu es belle tu sauras m’attendre
si tu es tendre tu sauras comprendre

héponyme
antonyme
anonyme
synonyme
pseudonyme
abdalomyne
…et ville de nîmes

je nie pour dénigrer le gris
je prie pour endosser le prix
je vis pour écouter la nuit
je lis pour éviter le bruit
je crie pour allumer la scie
je suis pour libérer l’ennui

je suis la réponse d’une passante gelée
qui cherchait avant d’affronter l’été
dans le plus pur secret d’un signe fléché
blanc de la fonte des mots si mal gardés
l’absolue certitude de s’être bien trompée
sur le conte embolique de l’éternité…


oui appelez-moi Marquise Aslé et rendez-vous au Chat Beauté ! je vous expliquerai dans les tarots givrés de l’absinthe dégrisée, comment je suis arrivée à la conclusion d’une note échappée d’un petit cahier d’écolier…

ah !!! je ris !! JE RIS ! Quel diable m’a donc piquée ! Cette satanée mouche sur le clavier.

jeudi, 11 octobre 2007

de la Lune au Soleil

Au bout de ce monde
Ce sont des milliers de secondes
Qui se noient dans l’onde
A l’infini des saisons
Où tout se meurt en rond
Se touchent les émotions

Seule dans ce paysage
Qu’il soit montagne ou rivage
Lumière ou bien présage
C’est le souffle du temps
Qui avance en marchant
D’un siècle et quelques ans

Des phrases sans rature
D’une beauté la nature
Et de l’absence de l’usure


Au bout de ce chemin
C’est le début et la fin
La ronde de toutes les mains
De cette unique couleur
Mélange de bonheur
Du doute et de la peur

C’est la lenteur que j’aime
Celle à lever les yeux sur ce poème
Ce ciel d’univers blême
A peindre de toute une vie
De noir en éclaircie
De chaleur à la froideur du gris

Des phrases sans rature
D’une beauté la nature
Et de présence être sûre

mardi, 14 août 2007

A Jipes et Ars

Pour une chanson qui ne voulait pas s’écrire
Les mots blancs figés les phrases muettes à dire
Pour une chanson qui cherchait en soi l’inspire
Les yeux noirs bouclés l’oreille fermée de lire
Pour une fille perdue en ombre d’avenir
L’émotion brisée les sens brûlés à maudire
Pour une fille perdue face au souvenir
Les doigts et l’œil se sont offerts de leurs sourires

Pour la mélodie de notes qui se balancent
Au gré du fil invisible d’une douce danse
Pour l’image de corps soufflés d’impertinence
Au voile transparent de tendres indécences
Les lettres se lient entre elles de nonchalance
Loin d’elles la noirceur d’une cohérence
Elles s’abandonnent aux couleurs de circonstance
A la musique bleue jouée de confidences
A l’image orange bercée d’insouciance
Aux musicien et photographe de providence…

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