dimanche, 10 février 2008
IX/III/VIII
Si tu avais été là
pour être une ombre
à te confondre
de moi
je serais restée
muette de ce monde
si tu avais pu
effacer tous les mots
pour être sans regret
que le sourire
d’un monde imparfait
j’aurais été celle que tu aimais
si tu avais su combien
pour m’entendre ici
à te parler
j’aurais été libre
du silence passé
si tu savais
Comme je n’ai plus peur
de ton absence
à n’être qu’une fille
au courage de mes fuites
moi
au bout de mes rêves
à me sauver de tout
si tu savais la parole
qui me console
de m’être tue
quand j’étais morte
perdue entre tes bras.
09:06 Publié dans Scène en intérieur | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : N., envol
dimanche, 16 décembre 2007
ça passera
J’ai semé des doutes dans mon ventre, des envies, des petits pots au hasard de toute intention. J’ai cru des biberons, mon sein, de l’amour à nourrir de nous. Tu n’as pas voulu. C’est tout. Des enfants il y en a tant et tant. J’aurais voulu vraiment. Je ne saurai jamais t’expliquer. Et puis maintenant je suis seule et je ne te dis plus ce que tu n’as pas voulu ou su écouter. C’est comme ça. Un peu une aberration pour moi et un grand manque qui ne se videra pas.
19:09 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : N.
mercredi, 21 novembre 2007
deux ou trois étincelles
J’ai au fond du cœur deux ou trois étincelles de celles qui rallument le bonheur si promptement au contact de la chaleur de quelques mots, quelques fois, quelque ailleurs où un jour tu me liras. J’ai pris toutes ces lignes, tout ce temps pour empiler les bûches de la vie, de nos futurs hivers, lorsque toutes vieilles nous grelotterons au coin du feu de ne pas avoir su nous comprendre mieux, dans ce temps perdu à nous méprendre sur les causes de notre mésentente.
J’ai au fond du cœur deux ou trois lueurs de celles qui me replongent instantanément dans les bras de l’amour, lorsque je te vois sourire et sourire encore les yeux débordant du plaisir de quelques mots, quelques fois, quelque part où que tu sois, je serai là à prendre toutes les lignes du temps pour de nouveau te convertir à nous qui nous désire et nous attend.
J’ai au fond du cœur deux ou trois gouttes de toi de celles qui s’agitent, qui s’électrisent passionnément, survoltées de ton parfum dans le creux de mes mains, les soubresauts sous les caresses intemporelles de toutes ces phrases qui s’alignent et te dessinent fidèle aux souvenirs de notre désir mutuel, sans plus un mot, sans plus une fois, sans plus un temps à nous regarder face à face dans les années qui passent.
J’ai au fond du cœur deux ou trois larmes, je ne sais plus très bien, de celles qui suffisent à me noyer dans l’éternel chagrin de porter toute la vie le deuil de notre amour, lorsque tu pars me laissant seule dans le silence de la chambre, celle-là même où nous nous aimions brûlantes du feu qu’ensemble nous avions allumé dans le foyer de notre corps, de lettres et de mots, et de voyelles encore à consumer jusqu’au demain de te retrouver, où que tu sois à mes côtés.
J’ai au fond du cœur deux ou trois étincelles…de celles qui pleurent mais qui jamais ne s’arrêtent parce que je t’aime.
12:01 Publié dans abandon de forteresse | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : N.
dimanche, 28 octobre 2007
Je SUIS
Je me sens libérée, mieux, je me sens libre.
Je me suis libérée dans le noir
Une nuit ivre de désespoir
Je cherchais parmi les rues vides
Celle où cacher mes mots timides
Une à une lumières envolées
J’ai violé, la foulant d’une idée
La ligne qui m’était destinée
Je me suis libérée dans le noir
Une nuit seule à chasser l’espoir
Je vivais perdue d’un monde heureux
Au plaisir d’une grue rouge et bleue
Une à une lumières envolées
J’ai violé, la soufflant d’un regard
La flamme de mon premier départ
Je me suis libérée dans le noir
Une nuit à écrire notre histoire
Je gravais à l’encre indélébile
La fin d’un voyage immobile
Une à une lumières envolées
J’ai violé, la mordant à l’envie
La phrase qui sortait de ma vie
Je me suis libérée de tous ces soirs
Une nuit, un jour à l’aube de croire
Je vivais, j’écrivais triste à la tour
En oubliant le souffle de l’amour
De ses lumières enchanteresses
De cette amie qui vit tous mes côtés
De ce corps de l’esprit enfin délié
De la chaleur de se sentir aimée
Je me sens mieux, je me sens moi, je me sens libre.
11:55 Publié dans abandon de forteresse | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : N., Aslémita, Aslé
jeudi, 18 octobre 2007
la moitié de dix-huit
morsures et déchirures
je panse décompense
le feu qui brûle et dure
sous l’ombre d’une danse
je décime en fée blanche
le dessein de mon ventre
mort fine en avalanche
c’est le neuf que je rentre
le tour du coup disparu
en l’horreur d’un fond déteint
les images sont cohue
je signerai à demain
la musique à la tête
je compte les bips à mort
je serai toujours prête
pour trouver tous les accords
de la nuit où est le jour ?
quand les heures s’attardent
à disparaître au retour
de cette humeur blafarde
la gare du silence
et passe l’oiseau de feu
s’il te plaît une chance
de vivre mon corps heureux
tombe la paupière
sous les poussières du rail
je vis une poudrière
et cela fera un bail
sous le pont de l’arcade
le regard en péniche
je repeins les façades
de ces usines en friche
la grue est invisible
je compte les secondes
du temps irréversible
à me défaire du monde
j’hallucine en cortège
le sourire en débauche
bouchon de cidre en liège
tout au fond de ma poche
tout tourne du mal enfuit
car je suis posée en braise
sûrement très loin d’ici
dans tes deux bras à l’aise
reposant du calme ami
dans les mots qui se taisent
au souffle de notre vie
il n’y aura pas de fin
que celle que tu veux bien
18:28 Publié dans Introspectres , Scène en intérieur , sixième ligne | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : N., Introspectres, etc
jeudi, 13 septembre 2007
Déesse
J’aime une déesse, moi fille de déesse qui vis le jour à la St Aimé en plein midi, l’astre à la verticale de la vie. Ma mère accoucha de moi par les yeux et c’est la raison pour laquelle je suis deux : moi et mon autre moi, que la couleur de mes cheveux originellement bleue se teinte parfois de la tendre mélancolie d’avoir été il y a déjà tant d’années, dans l’esprit divin portée.
Les déesses n’engendrent pas forcément des déesses, même en s’accouplant à un dieu. Malgré tout j’en fus une, jusqu’à ce que sous le serment de la treizième lune, je décide une nuit sauvage perdue dans les dunes, d’être princesse Aslé pour l’éternité.
J’avais emporté la verte émeraude pour allumer un rayon de lumière depuis la terre jusqu’au ciel et à la force de mon esprit, sculpté sur la ligne inclinée les douces marches qui mènent à l’infini.
Je sais très bien que si j’étais restée déesse, c’est un ascenseur céleste de célérité que j’aurais mérité…Or mais voilà…je préfère la simplicité d’un escalier à mon image, gravé de mes seules initiales : A M (Aslé Mita ; A Moi).
Le jour de mon anniversaire, je peux tout faire, je peux tout dire et tout rêver, un tour d’univers en montgolfière, anéantir toutes les sorcières, créer un second rayon vert parallèle et tenir la main de celle qui gravit enfin le monde à mes côtés, les yeux ouverts dans mes pensées : là où je me sens exister de pouvoir tout partager.
Mes mots se suspendent en signes et gestes…alors… je nous écris sur nos deux lignes à se toucher comme une division sans reste.
2 : 1 = 2
18:00 Publié dans histoires D'Aslétie | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : N., anniversaire, laisse moi te dire encore
mardi, 21 août 2007
à toi
Le jour où je serai libre de m’appartenir
Le jour où je n’aurai plus aucun désir
Le jour où je cesserai de tout t’écrire
Ce jour-là mon amour il faudra venir
A la porte de mon cœur doucement frémir
Les moments tendres de nos souvenirs
Le jour où je serai loin de mon corps
Le jour où je n’aurai plus peur de la mort
Le jour où je cesserai de me battre encore
Ce jour-là mon amour il faudra que tu rêves fort
Contre les battements d’un cœur en or
Niché au fin fond de la malle aux trésors
Le jour où je serai ivre de souffrances
Le jour où je n’aurai plus que la délivrance
Le jour où je cesserai toutes les prudences
Ce jour-là mon amour il faudra que tu danses
Aux yeux de mon âme toute ton existence
Le pied léger sans aucune importance
Le jour viendra où encore ici tu me liras
Comme tout à l’heure tu le feras
Comme tout à l’heure tu me diras
Ce jour est loin n’y pensons pas
Tous ces jours encore dans nos bras
Je voulais que tu saches toutes ces choses-là
Vé.
11:20 Publié dans abandon de forteresse | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : N.


