vendredi, 13 juillet 2007
petroselinum sativum
Dans ces temps immémoriaux où les mots se jouaient de leur tempo, l’Univers n’était peuplé que de fées, de magiciens et de grenouilles.
Les fées avaient la féerie, les magiciens la magie et les grenouilles le persil.
Les fées épousaient les magiciens, les magiciens épousaient les fées mais il arrivait parfois qu’une fée épousât une fée ou qu’un magicien épousât un magicien.
Quant aux grenouilles elles se mariaient entre elles mais il arrivait parfois que l’une d’elle épousât une fée ou qu’une autre épousât un magicien.
Dans ces temps-là, le monde était parfait.
Les grenouilles s’ébattaient de liberté dans les immenses champs de persil fleuris et les crapauds n’existaient pas, parce que les grenouilles à force d’avoir mangé des escargots étaient devenues herm-aphrodites.
Il y avait des grenouilles danseuses, chanteuses, jongleuses, photographieuses, dessineuses, rimeuses, cinéasteuses…enfin fabuleuses…des grenouilles heureuses.
Il y avait des grenouilles de toutes les couleurs, de toutes les formes, de toutes les tailles sur tous les continents de toutes les planètes de tous les univers…et fées et magiciens les couvaient du haut de leurs pouvoirs bienveillants.
Mais dans ce monde grenouillement merveilleux, il y avait une toute petite grenouille triste et silencieuse car elle n’aimait ni les escargots ni le persil…elle rêvait d’être une fée ou un magicien et les jours de grand désespoir, les deux à la fois.
Elle vivait seule au milieu d’une mare
Les yeux perdus vers le grand nulle part
Son amie de passage un jour
L’emmena aux portes de l’amour
Et lui tint à peu près ce discours(!)
Perdue dans les hautes tiges de persil lourd
J’ai vu une fée pour toujours
Et c’est toi mon rêve aux silencieux contours
La petite grenouille but toutes les paroles amies
Et d’un trait se maria à l’éternité d’une vie
Elle fut heureuse noyée de longues années
Aux côtés de sa si douce bien aimée
Qui avait su voir en elle une fée
Et c’est ainsi que dans chaque grenouille se porte l’amour, quand simplement des yeux savent regarder, il en est qui savent voir et leur parler.
Aslé
11:07 Publié dans histoires D'Aslétie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Fées et magies
mercredi, 11 juillet 2007
Salade composée d’Aslé
Alors que c’était l’été, Aslé en profita pour faire une courte visite à son cher pays : la Lapécacolodie.
Le Roi Dexos lui assigna, au prix de la recevoir, la lourde tâche d’inventorier toutes les fleurs du royaume. L’exploit accompli, dans un élan de générosité Dexos se proposa alors de confier à la charmante Aslé un secret…
« Comment devenir Reine d’une escadrille d’escargots volants. »
-Mais très cher père ! Quelle utilité ? s’esclaffa Aslé dans une rockette attitude.
Ce dernier soudainement prit la couleur d’une feuille de chêne, Aslé saisit d’un vertige, blanchit telle une endivette et courut s’asseoir près de la fenêtre.
Lorsque Dexos eut repris ses couleurs d’origine, elle s’enquit vivement de savoir « comment » en laissant choir lourdement le « pourquoi » violemment sur le sol de ses pensées tout en observant ses jolis pieds.
-Il te suffit de dérober la photo d’un escargot.
-Mais père !!! vous avez banni toute photographie depuis que feue la Reine Péris s’en est partie…
-Ma douce fille je t’autorise la télénetagie.
-Est-ce la seule chose à faire. Aslé incrédule.
-Il te faudra inscrire ces mots au verso de la photo :
« volare escargotus canto le guista canta le guisto »
(très ancien dialecte de la Lapécalodie)
Aslé eut peu de peine à dérober la photo, le plus difficile fut de retranscrire le message sans erreur. Lorsqu’enfin les mots furent inscrits, elle retourna la photo et du recto s’envola le plus bel escargot que la terre n’eut jamais portée…puis un deuxième…un troisième…
Quand enfin l’escadrille fut au complet, Aslé se mit aux commandes de ses douzaines et douzaines d’amis…D’ailleurs il lui était impossible de les compter tant ils étaient des milliers. Le ciel resplendissait de coquilles étincelantes juste avant de fondre sur un petit jardin qui sentait bon la fraîcheur saladine.
Aslé riait, riait de tout son cœur en les faisant se poser, décoller, se reposer, redécoller…des heures durant dans une éclatante beauté jusqu’à ce que…tomba la nuit. (!)
Alors elle reposa la photo dans un joli geste recto-verso de la plastique accomplie et courut embrasser le roi son père de ces délicieux moments passés.
Si les fleurs n’avaient pas existé, les escargots n’auraient jamais pu s’envoler !!!!!!!
(dans le prochain épisode, comment les escargots échappèrent aux gourmandises d’une grenouille)
09:44 Publié dans histoires D'Aslétie | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : Fées et magies
vendredi, 06 juillet 2007
grenangeouille
Il y a des anges grenouilles
L’œil auréolé d’un nénuphar
Elles éclaircissent les eaux des mares
Il y a des anges licornes
L’œil torsadé par l’étrangeté
Elles embellissent les prés salés
Il y a des anges étoiles
L’œil brillant de tout leur firmament
Elles agrandissent infiniment
Il y a des anges à la lune
L’œil clignant dans le mille degré
Elles appétissent de nouveauté
Il y des anges sur la terre
Ferme les yeux pour les deviner
Leurs ailes bruissent de beauté
Une grenouille, une licorne, une étoile, la lune, la terre et les ailes d’un ange dans un sourire pour encore toujours pouvoir te dire Merci.
06:45 Publié dans Les nouveaux poèmes | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : Fées et magies, nature, ars et phasme
lundi, 02 juillet 2007
Intermezzo
Les fées existent puisque l’une d’elle sauva Aslé des mots ensorcelés. Celle-là même qui un beau jour fit apparaître une gentille grenouille à l’œil métaboliquement insolite.
Aslé avait fait de grandes et grosses bêtises qu’elle ne pensait jamais pouvoir se pardonner et bien…la honte et les regrets passés, de me sentir libérée c’est comme un honneur retrouvé pour moi que mes mots dans la suite d’une photo soient là où ils se sentent bien.
Des photos qui parlent mais qui écoutent aussi car elles me font chercher les réponses aux questions que je ne m’étais jamais posées.(je trouve cette phrase bizarre à me relire…bizarre on dirait moi…c’est très révélateur !!)
Etant dans les mercis (on ne sait pourquoi !) je remercie Le Silence Des Mots d‘exister parce que sans lui je n’aurais jamais écrit.
Ainsi donc pour clore cette note je vous annonce qu’aujourd’hui il y eut de belles éclaircies et que demain ça ira beaucoup mieux !!!
17:55 Publié dans Vous dire. | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Fées et magies
dimanche, 17 juin 2007
Terrible
L’étoile était bleue
Le sourire était bleu
Le rêve qui flottait était bleu
Le réel perdu au ciel était bleu
La fée loin des yeux était bleue
Les yeux sans la voir étaient bleus
L’œil au cœur qui battait était bleu
Les mots dits étaient bleus
Les mots tus l’étaient aussi
Tout était bleu
La mer verte n’avait plus qu’à pâlir
Tout était bleu jusqu’à l’avenir
Bleu jusqu’à l’écrire
Bleu des montagnes de vagues
Bleu raz de marée de l’Espagne
De l’Italie et de l’Allemagne
La chemise était bleue
Sans taches écarlates
De vampire des Carpates
Les dents étaient bleues
Le tube ouvert au firmament
Email signal miroir du diamant
Le steak était bleu
La faïencerie l’était aussi
Le sourire fendu en deux
Le rêve flottait de son milieu
Tout était bleu
Infiniment
Outrageusement
Dans un vol de consciences
Pour devenir intransigeances
Les rêves allaient s’éteindre
Ailleurs dans le présent se peindre
Gâchis des voleurs de couleur
Et du temps
A présent
Tout est bleu
L’étoile est bleue
Le sourire est bleu
Le rêve qui flotte est bleu
Le réel perdu au ciel est bleu
La fée loin des yeux est bleue
Les yeux sans la voir sont bleus
L’œil au cœur qui bat est bleu
Les mots dits sont bleus
Les mots tus le sont aussi
Tout est bleu
Qui recommence
Dans le merveilleux
17:35 Publié dans Des mots dans la suite | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Fées et magies
dimanche, 03 juin 2007
quelque chose
pluie de désir dans un sourire
premier frisson d’une sensation
quelque chose entre elles se pose
un étrange curieux mélange
une alchimie du corps et de l’esprit
quelque chose entre elles se pose
une promesse coulant l’averse
un nuage bleu juste pour elles deux
quelque chose entre elles se pose
comme un aimant vide du présent
deux mains tendues force inconnue
quelque chose entre elles se pose
fragments d’amour ivres sans contour
dans l’attraction vive d’émotion
quelque chose entre elles se pose
un rêve d’oz que rien n’oppose
un lien si fort invisible encore
quelque chose entre elles se pose
quelque chose se passe elles osent
à la chanson née de l’unisson
aux doux accords taire les temps morts
quelque chose entre elles se pose
quelque chose qui se compose
entre elle et elle en pastourelle
Aslé D’IledeGarde
16:53 Publié dans Les nouveaux poèmes | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Fées et magies, Aslémita, envol, poésie dominicale
lundi, 23 avril 2007
mon âme-i-e
Le ciel est rouge et les étoiles sont bleues. Mes yeux sont morts de liberté. Seule Vous, existez puisque cette nuit vous étiez dans mon rêve.
Qu’y faisiez-Vous ?
Pourquoi y étiez-Vous ?
La réponse n’existe pas ou alors il y en aurait tant, plus de mille vies à dire. Vous étiez là.
Et Vous êtes là, en Vous écrivant incapable de Vous décrire. Seule avec Vous me sentant bien. Avec Vous, nous avions commencé enfants, passé l’adolescence, adultes j’espère qu’ensemble nous irons jusqu’à la mort et bien après…
Le ciel est rouge de mes larmes dans les yeux et les étoiles sont bleues de mon cœur pour Vous.
Vous, la blancheur des cerisiers en fleur et les fruits si doux du bonheur.
Vous étiez là et Vous l’êtes encore.
10:10 Publié dans Vous dire. | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Fées et magies
lundi, 09 avril 2007
Cornouille en vadrouille
A l’heure où tout grouille
S’agite au fond de la gargouille
Quand la pluie me mouille
Simplement je m’agenouille
Pour écouter une gentille grenouille
Me conter ses carambouilles
Il était une fois une drôle de bouille
Sortie d’une balle sans douille
Car à force de mauvaise tambouille
De mauvaises herbes qu’on mâchouille
Le fil se détend de la quenouille
La vie est une charmante fripouille
Qui t’habille et puis te fait bredouille
Une fée vint à passer qui tout débrouille
Du temps que tout embrouille
Elle tira un sourire d’une chatouille
Ainsi renaquit à la vie Cornouille
Au pied levé et en vadrouille…
(quand lier l’utile à l’agréable devient un véritable plaisir)
11:10 Publié dans Des mots dans la suite | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Fées et magies, nature, ars et phasme
mercredi, 04 avril 2007
(1) soulevant la promesse
Soulevant la promesse à la hauteur
Face à face sans distance
Te dire l’abondance
Des mots dans mon cœur
Les lèvres closes sur ma souffrance
Inspirant l’allégresse au bonheur
La nuit quand j’ai peur
J’écris le fond de ma douleur
Je puise épuisant ma rancœur
Aux sombres bagages de l’absence
Je cerne l’œil de l’insouciance
A l’ombre d’un rêve sans connaissance
Je perds de toi toute la profondeur
Le mal au ventre de la torpeur
Que tu ne te noies dans les vapeurs
D’un lendemain sans souvenance
Seule à savoir les douces heures
Et de nouveau connaître l’errance
Ces instants sont là sans aucune erreur
De ma chair et mon corps en prégnance
Tumultueux jusqu’à la lumière en danse
De souvenirs d’aïeux en courte descendance
Il y aura toujours cet air qui m’encense
Jouant fort les notes d’un si beau malheur
La nuit éveille ma vie en arborescence
Quand seule solitaire de toute présence
Je compte comme depuis l’adolescence
Les heures et les jours troublant ma confiance
Alors j’éclaircie toutes mes envies de confidence
Et je te parle à la sortie de tous ces matins gris
De l’innée de l’imprudence qui m’a trahie
De la fulgurance de ces bras qui m’ont meurtrie
De l’impossible désir de vie à prendre naissance
De l’angoisse de tout ce temps passé à contre sens
De tout ce que je suis enfouie de ne t’avoir rien dit
De l’importance pour toi d’effacer tous mes silences
Les nuits sans sommeil sont celles à t’offrir de ma vie
Dans le matin brillant des mots couchés dans l’espérance
Ce sont ces instants pour délier tous les points de l’oubli
Me libérer du passé et seule éprise de ton seul souci
T’avouer bien plus que mon amour : ma reconnaissance
12:05 Publié dans abandon de forteresse | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Aslémita, Fées et magies, envol
mercredi, 28 mars 2007
Les doigts en pluie
Ta main s’envole sous la soie du pinceau
De traces imaginaires aux courbes du ciel
En alcôve de lignes douces et claires
De touches rêvées aux cris de l’essentiel
Lentement je poursuis la montée en lumière
Des fleurs naissent enlacées de caresses
Un ange murmure à la source de l’azur
Les feuilles au chant de perles brillent d’allégresse
Le soleil butine les couleurs des sanglots si purs
Alors s’efface au cœur toute la tristesse du tableau
Sur ma peau se noie la chaleur d’un premier jour
Sur mes lèvres se fond la rosée marine d’une églantine
Sur l’onde de mes pensées flotte la toile de l’amour
Et sur ta main tendrement offerte c’est toi qui se dessines
Aslé d’Illedegarde
11:36 Publié dans l'écho des mots | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Fées et magies, envol, nature, Aslémita, peintures essentielles

