dimanche, 23 décembre 2007
nolosé
Quand je pense à toi
C’est un rire que j’entends
Le silence de la plaine
Qui se fend du chemin
Toujours à découvrir
Quand je pense à toi
Je ne pense pas
Je souris sans rien dire
A l’abri devenu si familier
Si présent de le toucher
Sur ses parois lisses
Et qui glissent
Sous mes doigts
Quand je pense à toi
J’ai faim souvent
Des heures du goûter
De tartines au chocolat
Et du miel à volonté
Quand je pense à toi
J’ai des baisers
Des baisers de tous les baisers
A ne plus savoir souffler
Que de l’amour à t’aimer
Quand je pense à toi
Je m’endors
Dans tes bras
Et si je dors longtemps
C’est parce que je sais
Que demain
Tu seras là encore
Quand je pense à toi
J’ai des secrets
Qu’aucun mot ne pourrait dévoiler
J’ai
Les battements de mon coeur
Q’aucun oeil ne pourrait soulever
J’ai les ailes
Pour m’envoler
Si près de toi
Parmi toutes les étoiles
Qui battent l’appel
De nos deux corps retrouvés
Quand je pense à toi
Je ne sais pas
C’est comme si
Tu étais là
Quelque part en moi
Où nous serions deux
Fidèles de notre ombre
Quand je pense à toi
C’est que je t’aime
A oublier
Que tu n’es pas là
Quand je pense à toi
Mais je sais
Que tu comprendras
13:02 Publié dans abandon de forteresse , cinq heures dix , Des mots dans la suite , Des mots et des mots , Des Mots Tions , Introspectres , Les amis d'Aslé , Les nouveaux poèmes , l'écho des mots , Scène en intérieur , sixième ligne | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : anniversaire, laisse moi te dire encore, Aslémita, envol, D'hier et de demain, jeanne, peintures essentielles
jeudi, 11 octobre 2007
de la Lune au Soleil
Au bout de ce monde
Ce sont des milliers de secondes
Qui se noient dans l’onde
A l’infini des saisons
Où tout se meurt en rond
Se touchent les émotions
Seule dans ce paysage
Qu’il soit montagne ou rivage
Lumière ou bien présage
C’est le souffle du temps
Qui avance en marchant
D’un siècle et quelques ans
Des phrases sans rature
D’une beauté la nature
Et de l’absence de l’usure
Au bout de ce chemin
C’est le début et la fin
La ronde de toutes les mains
De cette unique couleur
Mélange de bonheur
Du doute et de la peur
C’est la lenteur que j’aime
Celle à lever les yeux sur ce poème
Ce ciel d’univers blême
A peindre de toute une vie
De noir en éclaircie
De chaleur à la froideur du gris
Des phrases sans rature
D’une beauté la nature
Et de présence être sûre
18:25 Publié dans Des Mots Tions , Les amis d'Aslé | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : nature, anniversaire, Aslémita, D'hier et de demain, peintures essentielles, en attendant le printemps, envol
dimanche, 07 octobre 2007
mots de mercure
amertume
bitume
coutume
rouge et bleue
la grue
costume
parfume
présume
elle tourne
les yeux
rue princesse
rue royale
rue nationale
longueur du feu
coupée en deux
allume
rallume
clignote
orange
danger chantier
une porte
un escalier
un palier
un baiser
la fenêtre
rouge et bleue
la grue tourne les yeux
un chant amoureux
une chanson d’adieu
les mots se suivent
je passe devant
palais de l’Europe
parfum d’Asie
palais et langue morte
il pleut des bruits des sons
je me sens idiote
assise dans la cohorte
je prends l’air absent
j’écris
des mots
des mosaïques
je pense à elle
rouge et bleue
je tourne les yeux
je monte en moi
je suis dehors
dressée fragile
par-dessus les toits
les rues les avenues
la place de la république
mon regard oblique
je me tire
un long trait d’horizon
et je respire
frisson d’évasion
je suis la grue rouge et bleue
juste un œil planté au milieu
les bras tendus écartés
à frôler la courbe de ses pensées
et cette envie de m’écrouler
pour qu’elle cesse de me regarder
et qu’enfin elle puisse m’écouter
dans le fracas de mon fer désarticulé
au pied de la plus haute tour imaginée
je l’aime je l’aime je l’aime
dans tout ce qui n’est pas un poème
dans la vie dans la ville
dans l’usine estudiantine
dans la voie de l’histoire naturelle
sur la couleur de sa peau
dans les tracés des cercles d’eau
en courant les marches de son corps
quand elle me dit et tu dors encore
en s’explosant d’un rire sonore
des miettes des miettes et des miettes
des poussières de graines qui essaiment
de l’amour incertain partout en refrain
rouge et bleue
la grue
tourne
les yeux
rue princesse
rue royale
rue nationale
longueur du feu
coupée en deux
allume
rallume
clignote
orange
danger chantier
une porte
un escalier
…
et c’est la nuit tombée
13:37 Publié dans Des mots et des mots | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : D'hier et de demain
jeudi, 20 septembre 2007
tout contre toi
Tout contre toi
Les mots s’éteignent
Les phrases s’envolent
Et je perds la parole
Sous le règne de ton corps
Tout contre toi
Les yeux se décernent
Les paupières s’ensommeillent
Et je dors ivre à la nuit
Sous le souffle de ta vie
Tout contre toi
Les peurs s’effacent
Les heures se passent
Et je rêve le jour
Sous l’appel de ton amour
Tout contre toi
Les pages s’écrivent
Les lignes se serrent
Et je m’envole pinceau
Sous la couleur de ta peau
Tout contre toi
Les années s’espacent
Les saisons s’enlacent
Et je suis fleur à l’âme
Sous les soupirs de ton coeur
Tout contre toi
La joue sur ton épaule
Dans le matin tout bas
Je chante le jardin
Sous le parfum de nos deux mains
19:12 Publié dans Introspectres , sixième ligne | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : D'hier et de demain, laisse moi te dire encore
samedi, 07 juillet 2007
En vers et contre-Aslé
Prise dans l’impitoyable cavalcade
Sous l’assaut des replis ennemis
Je songe au passage de la Tamise
De ce mâle étendard viking
Que je parcours d’une folle histoire
Dans laquelle aux crises de l’espoir
J’allume l’œil rougi de l’incendie
Qui m’emportera jusqu’à nulle part
Alors j’irai poussières de cendre
Me déposer enfin du soulagement
Comme le retour de gloire victorieuse
Du fin fond des trésors de l’arme déployée
Les cris se feront résonner de l’épique liberté
A cette époque je serais de moi la reine
Et je me fuirais en traînes de fumée
Toujours les flammes pour me servir
Je brûlerais de tous mes écrits passés
Alors j’irai poussières de cendre
Me déposer enfin du soulagement
Mais le récit à l’avenir en fut bien autrement
De l’élixir puissant de ses souvenirs tirés
Aslé en elle garda cette précieuse volonté
Au plus fort de l’hiver les passages de l’été
Les temps du signe s’inscrivaient dans l’éternité
Et les automnes se perdirent dans les auras glacées
11:12 Publié dans Scène en intérieur | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Aslémita, D'hier et de demain, envol
dimanche, 24 juin 2007
Il est des jours...
Il est des jours gris
il est des jours bleus
des jours d’ennui
des jours heureux
et des jours sans jour
quand s’efface l’amour.
Il est des choses
il est des vides
des couleurs roses
des temps morbides
et des pluies sans eau
quand tombe le drapeau.
Il est des mots nus
il est des phrases
des sens inconnus
des cris d’extase
et des silences
qui pèsent l’absence.
Il est des étoiles
il est des rancoeurs
des bateaux à voile
des bruits de moteur
et du vague à l’âme
d’aimer une autre femme.
Il est des moments
il est des journées
des plaisirs dedans
des désirs rentrés
et des déchirures
que rien ne rassure.
Il est des vies noires
il est des atolls
des plaies sans espoir
des rêves d’acropole
et des traversées
que le cœur a désertées.
Il est des toujours
il est des jamais
des regards d’amour
des vers imparfaits
et des vents contraires
qui poussent à tout refaire.
Il est des il était
il est des contes
des crimes défaits
des pires de honte
et des scènes folles
quand les colombes s’envolent.
Il est des jours gris
il est des jours bleus
des jours d’ennui
des jours heureux
il est des jours perdus
que le temps tue.
11:08 Publié dans abandon de forteresse | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : D'hier et de demain
mercredi, 13 juin 2007
souvenirs en vie
Ma sœur mon amour passé
Les fruits mûrs si bien gardés
Sous mes lèvres assoiffées
Les collines et les vallées
Dans un long frisson d’été
Les mains sur l’onde glissées
Les caresses emportées
De tendre curiosité
Les mots de rimes croisées
A l’oreille murmurés
L’heure du soleil couché
Celle des fleurs enlacées
~
Au château inhabité
Les souvenirs sont restés
~
La saveur de tes baisers
Framboises et fraises mêlées
La pluie dans l’herbe allongées
Les sourires esquissés
Du coin de l’œil effleurés
Ton premier regard posé
Sur les marches de l’entrée
L’œil dans lequel je suis née
Sous ta passion désirée
Quand mon cœur s’est retourné
De me découvrir aimée
Ton chemisier déchiré
En traversant les rosiers
Les gouttes de sang perlées
Mouillant ta peau dévoilée
~
Tout ce qui est enfermé
Au secret de mes pensées
~
Rien ne pourra remplacer
Ce qui de nous a été
~
Je ne veux pas oublier
Le bonheur à traverser
Cette étendue d’eau salée
Les noyades aux bras serrés
Et les silences en apnée
De sirènes dessinées
Sur nos deux corps épuisés
Après toutes ces années
Les souvenirs sont restés
Les jours d’être abandonnée
Toute seule à respirer
Les pages du calendrier
11:45 Publié dans Les nouveaux poèmes | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : D'hier et de demain, laisse moi te dire encore, anniversaire
vendredi, 04 mai 2007
Ce sera le jour
Parole parole
Ton souffle
Glisser
Le long de tes silences
Ta source
Sans fin
Tu m’envahis
Tu me presses
De caresses
De désir
Tu te glisses
Encore
Jusqu’à l’île
A la geôle
A l’oubli
A la porte
De l’envie
De m’ouvrir
Pour te dire
Ta présence
Là
Partout
Ici
Ce mot
Toi
Dans la nuit
Dans un cri
Dans ta main
La clé
Pour rester
Toujours libres
A l’envers
A l’endroit
D’où je suis
D’où tu es
Nous serons
Comme nous
Nous saurons
Nous parler
17:33 Publié dans Des mots et des mots | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : D'hier et de demain, peintures essentielles, Aslémita, laisse moi te dire encore
dimanche, 15 avril 2007
Les roses au château
Margot les roses au château
picorent mon eldorado
Le parfum du passé s’évapore
dans le rêve incertain de l’aurore
Je laisse dans l’oubli de la nuit
fondre le doux regret de notre vie
Margot les roses au château
se noient au trot de nos sabots
Les sons du présent sur les dalles
se séparent de l’accord sans coupable
Je laisse dans l’oubli de la nuit
fondre le doux regret de notre vie
Margot les roses au château
se taisent sous le regard de l’eau
Les nuages se dispersent en cendres
de nous il n’y aura plus rien à attendre
Je laisse dans l’oubli de la nuit
fondre le doux regret de notre vie
Margot les roses au château
resplendissent loin des bientôt
Les couleurs se serrent au cœur
des souvenirs de nos bonheurs
Je laisse dans l’oubli de la nuit
fondre le doux regret de notre vie
11:45 Publié dans Les nouveaux poèmes | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : D'hier et de demain, envol, Aslémita, nature, anniversaire, poésie dominicale, peintures essentielles
samedi, 17 mars 2007
Ma douce araignée
Ma douce araignée, je me laisse enfin prendre au tendre jeu de la nuit bleue, lentement comme autant de bras invisibles, tu épouses mes formes, blottie au fin fond de ta toile, bercée par le souffle du silence, je m’abandonne à la confiance de ton corps, un baiser et je m’endors dans la croisée de tes fils d’or.
Tu respires, tu m’aspires, tu expires à qui longtemps n’avait pu dormir du profond sommeil au doux réveil de te sentir. Ma douce araignée…

Sous la pâleur du jour, ta peau s’illumine de velours et tes yeux qui brillent figent dans mon cœur cet instant de bonheur. Tu bruisses de tous les sens, sur la soie je perçois le balancement, le vertige filant, la transparence de l’élan qui s’avance…
Ma douce araignée, c’est le fluide d’enchantement de ta présence auquel mon cœur s’accélère si rapidement qui fait que j’aimerais t’offrir les quatre coins de ta nouvelle toile à bâtir…
12:14 Publié dans l'écho des mots | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : envol, musique, en attendant le printemps, laisse moi te dire encore, anniversaire, D'hier et de demain, Aslémita

