samedi, 12 avril 2008
Soleil
j’ai
dans la tête
du soleil
un pied
deux pieds
des pieds
des claquettes
des socquettes
des sourires
des baisers
des ailes
un cœur
deux cœurs
le soleil
et un
et deux
et deux soleils encore
mon amour
mon amie
j’ai toi dans la tête
j’ai toi
j’me sens bien
j’me sens bête
j’ai jeté mes chaussettes
par la vitre grande ouverte
j’me sens bien
j’ai du soleil
qui roule sous les paupières
j’me sens bien
j’me sens prête
à te prendre dans mes bras
pour t’emmener où tu voudras
j’me sens bien
j’ai de l’amour
qui pousse au bout des doigts
j’me sens belle
j’me sens pleine de toi
je t’aime
je t’aime
à te l’écrire des milliers de fois
ce soleil
qui bat en moi
c’est toi
j’me sens bien
j’me sens belle
en princesse des lilas
j’me sens douce
quand tu es là
j’me sens bien
j’ai du soleil
qui brille en moi
16:36 Publié dans & | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jeanne, nature, envol, Aslémita
mercredi, 30 janvier 2008
...en mer des Aslégates
confusion
infusion
diffusion
fusion
c’est d’abord le trouble confus qui s’installe
tu ne sais pas, alors discrètement tu infuses
et plus tu infuses et plus ça devient fort
alors tu n’en peux plus et tu diffuses ton émotion
tu la prends dans un mot
tu l’apprends de sa bouche
tu la bois d’un seul souffle
tu la serres brûlante
et tu lacères le filet de ton coeur
pour remonter à la surface de ses yeux
tu plonges
ta peau pleure des frissons
tu t’immerges en elle
et de son parfum tu meurs
noyée dans son silence
…
Rien à voir...et encore !
"All of Us Are One People"

A écouter très fort quand même...ça tue les miasmes !!!
J'aime !
11:55 Publié dans Des Mots Tions | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : Aslémita
dimanche, 13 janvier 2008
vivre
face à la mer inconnue
moins seule de te savoir là
je peux enfin prendre le temps
celui de regarder tout simplement
cette force monter en moi
et qui me vient de toi
celle de me laisser m’abandonner
à la confiance de tes bras
face à la mer que tu connais
moins seule de pouvoir t’aimer
mon corps de rupture se détend
j’entends le bruit des vagues
je suis le ballet joyeux
que recouvrent mes yeux
et je respire comme je te respire
dans le rêve de ma main
que caresse la tienne
face à la mer qui va si loin
plus seule d’aucune absence
le goût du sel me revient
si piquant que je ris
de ces larmes de vent
qui chassent l’oubli en courant
les oreilles rougies
saoules de l’air du temps
à s’embrasser de sable et d’eau
face à la mer qui ne s’arrête jamais
tant de choses nouvelles à vivre
à semer des îles perdues entre nous deux
pour mieux nous retrouver
comme un igloo en méditerranée
le nôtre qui sera toujours à inventer
je crois que…oui…je crois que
je t’ai trouvée mon amie
photo : Jeanne
13:26 Publié dans Des mots dans la suite , Voyage | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : jeanne, jeannoue, aslé, Aslé, Aslémita, ...
lundi, 24 décembre 2007
Kiki
Le singe s’était enfui déguisé en père noël. Dans le silence de la chambre, je griffonne assise sur le lit, je réfléchis, et si je mettais des rubans rouges au cou de mes chats et des grelots à mes chevilles, quel jeu pourrions-nous inventer alors que je suis entrain de couver une grosse crise de cafard noir, du plus profond noir qui soit.
Le noir et le blanc ne sont pas des couleurs, chacun les totalisent toutes, alors c’est noir, c’est blanc, c’est pareil…c’est une inversion.
J’ai toutes les couleurs et si je retirais le rouge pour voir : alors le singe s’enfuit déguisé en père noël et je commence à sourire.
Quand j’étais petite, mon père me racontait l’histoire du singe, j’aimais bien, j’aurai voulu un singe. Pour noël par exemple. Je l’aurais appelé Kiki ou Koko ou …bof… . Bien sûr, il aurait su parler et j’aurais été sa Vévé. Mon père l’aurait trouvé dans un cirque déguisé en père noël à faire des acrobaties sur la selle d’un cheval blanc. Ah ! non ! pas tout blanc sinon ça va me reprendre… Blanc avec du roux, non pas roux, marron, une robe….bon ! Le cheval était marron déguisé en renne avec des antennes pour paraboliser la divination.
Après le spectacle, mon père serait allé à la roulotte du méchant directeur pour lui refaire le portrait, ensuite il aurait ouvert toutes les cages et le petit singe déguisé en père noël aurait sauté sur l’épaule de mon père, et mon père aurait sauté sur le cheval déguisé en renne et au triple galop il serait descendu par le conduit de la cheminée de ma maison de poupée.
Avec Kiki on se serait fait une cabane dans le jardin avec tous les legos qu’on aurait volés au grand magasin des jouets. Kiki aurait été un as. Il aurait fait tous mes devoirs et j’aurais été présidente du monde…des playmobils.
Ma mère lui aurait cousu un costume tout bleu, et une chemise et une cravate et une petite casquette.
Le costume du père noël je l’aurais enfilé à Aline, la pas belle, la poupée de mon grand père gagné à la carabine. Etriquée Aline, ridicule dans cet habit trop petit. Ensuite avec Kiki on l’aurait battue et jetée aux quatre murs toute cabossée pour en avoir une autre, une vraie, une qui parle avec des piles et qui racontent des histoires pour endormir les grandes filles qui ont des trous blancs et noirs dans la mémoire.
Avec Kiki on aurait fait explorateur d’archéologie, en époussetant des grains de sable au sahara. On aurait fait du dromadaire et du chameau. Et puis un jour on aurait rencontré une princesse et Kiki l’aurait épousée…moi je n’aurais pas pu, j’aurais été encore trop petite. Et ils auraient eu plein plein de petits Kiki pour toutes les petites filles du monde…pour les garçons c’est une autre histoire.
Le chat s’était enfui déguisé en père noël. Dans le salon l’arbre habillé d’une étrange façon observait à ses pieds le petit garçon et qui rêvait, et qui rêvait d’un chat perdu qui viendrait sonner à la porte au douzième coup de minuit.
Le chat s’était enfui du cirque sans même prendre le temps d’ôter son déguisement car il venait de recevoir le message d’une étoile accrochée sur un sapin quelque part dans une maison où rêvait un petit garçon. Il fallait faire vite et passer la pointe du museau partout sur tous les carreaux illuminés de noël pour retrouver l’enfant au rêve. Le chat volait en zigzag à travers les rues, d’une vitre à l’autre… « mais non ce n’est pas lui…comment je peux savoir çà…se dit soudain le chat… ah ! par mes moustaches que je sois fait de glace si je ne le trouve pas…en tous cas ce n’est pas ce petit garçon là qui tire la langue à ses parents. »
Minuit moins cinq. Le petit garçon au pied du sapin s’était endormi. Kiki le chat échappé du cirque en habits de père noël était couvert de boue à présent, éclaboussé par toutes les voitures qui passaient pour conduire les grandes personnes au rendez-vous secret.
Il n’avait toujours pas trouvé. Les douze coups allaient sonner, il avait visité toutes les maisons, il ne restait plus que cette toute petite dernière dans cette impasse lugubre, si triste qu’aucun humain n’aurait pu y vivre, pas même un chat. Et pourtant un arbre brillait à l’intérieur et une étoile scintillait si fort parmi les guirlandes que les moustaches de Kiki s’allumèrent de l’éclair du sourire.
Par la fenêtre il aperçut le petit garçon endormi, il se mit à gratter à la vitre mais en vain.
Face à la porte d’entrée, il tenta de sauter pour essayer d’atteindre le bouton de la sonnette…
Et soudain ce fut l’heure, les coups s’enchaînèrent, le chat avait cessé de bondir, son cœur s’était arrêté… Le douzième coup s’achevait quand la porte s’ouvrit sur le regard ébloui d’un petit garçon qui savait bien que les chats sont trop petits pour sonner à la porte.
24/12/07
11:25 Publié dans histoires D'Aslétie | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : Aslémita
dimanche, 23 décembre 2007
nolosé
Quand je pense à toi
C’est un rire que j’entends
Le silence de la plaine
Qui se fend du chemin
Toujours à découvrir
Quand je pense à toi
Je ne pense pas
Je souris sans rien dire
A l’abri devenu si familier
Si présent de le toucher
Sur ses parois lisses
Et qui glissent
Sous mes doigts
Quand je pense à toi
J’ai faim souvent
Des heures du goûter
De tartines au chocolat
Et du miel à volonté
Quand je pense à toi
J’ai des baisers
Des baisers de tous les baisers
A ne plus savoir souffler
Que de l’amour à t’aimer
Quand je pense à toi
Je m’endors
Dans tes bras
Et si je dors longtemps
C’est parce que je sais
Que demain
Tu seras là encore
Quand je pense à toi
J’ai des secrets
Qu’aucun mot ne pourrait dévoiler
J’ai
Les battements de mon coeur
Q’aucun oeil ne pourrait soulever
J’ai les ailes
Pour m’envoler
Si près de toi
Parmi toutes les étoiles
Qui battent l’appel
De nos deux corps retrouvés
Quand je pense à toi
Je ne sais pas
C’est comme si
Tu étais là
Quelque part en moi
Où nous serions deux
Fidèles de notre ombre
Quand je pense à toi
C’est que je t’aime
A oublier
Que tu n’es pas là
Quand je pense à toi
Mais je sais
Que tu comprendras
13:02 Publié dans abandon de forteresse , cinq heures dix , Des mots dans la suite , Des mots et des mots , Des Mots Tions , Introspectres , Les amis d'Aslé , Les nouveaux poèmes , l'écho des mots , Scène en intérieur , sixième ligne | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : anniversaire, laisse moi te dire encore, Aslémita, envol, D'hier et de demain, jeanne, peintures essentielles
jeudi, 06 décembre 2007
quatre plumes et un encrier
étourdi étourneau étourdissant
danse l’oiseau d’une seule chance
les branches balancent
les arbres se penchent
les toits s’avancent
les corps s’attachent
les yeux se cachent
l’amour décoiffe
danse l’oiseau tourbillonnant
un tour deux tours dans les tourments
du vent soufflé soufflant
souffrant celui
qui crie outrageusement
danse encore l’oiseau toujours
la vérité de l’imprudence
la liberté dans tous les sens
les dos se courbent
les routes se voûtent
les ponts se doutent
les champs s’embouent
les bouches se ferment
les goûts s’enferment
et vole encore l’amour
gonflé de tout ce qui l’entoure
parce que
l’air ne fait pas prisonnier
le cœur de l’oiseau blessé
18:18 Publié dans Vous dire. | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : aslé, Aslé, Aslémita
mercredi, 14 novembre 2007
alors les mots ?
les mots les mots vite venez
j’ai besoin de vous libérer
partir loin d’ici m’évader
parce que je vais en crever
si je ne peux pas m’exprimer
sortir du cri du mal aimé
les mots vite vite venez
sans vous je suis abandonnée
au triste sort de l’enchaînée
à une vie trop ordonnée
qui décime ma volonté
les mots les mots vous comprenez
tous mes doutes sur la beauté
de notre monde à discuter
le trouble qui s’est installé
à la table de mes pensées
les mots vite j’ai faim venez
c’est le lundi de l’angoissée
qui vous en supplie revenez
me laisser rêver me parler
de l’avenir à retrouver
du passé à faire imploser
les mots je vais vous expliquer
vous êtes ma nuit étoilée
le contraire de mes journées
le feu qui brûle d’éternité
vous êtes l’astre à sauver
la lumière d’où je suis née
les mots les mots les mots venez
car ensemble on va s’amuser
jouer de la face cachée
se couvrir de l’absurdité
dites les mots vous m’écoutez ?
dans le silence à partager
ce sont nos rires à résonner
et de la vie à s’épouser
prenez ma main allons danser
les mots les mots les mots riez
valsez enlacez délassez
le reste du temps allumé
le vent les mots le temps le saut
les mots le saut le temps le vent
et vole dans le temps Aslé
au pays des mots retrouvés
…
Le ciel sourit gris argenté
les arbres nus plissent leurs ramures.
Il tombe une lumière triste et froide.
Sur la terre noire en sommeil
un chat sauvage file sur ses gardes.
Seule la montagne de scories
s’illumine de la vie automnale,
des boulots et des charmes,
des pointes de promeneurs
venus d’une beauté d’ailleurs.
11:06 Publié dans Des mots et des mots | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : aslé, Aslémita
jeudi, 08 novembre 2007
Ma fourmi et moi …
Plus grand qu’une fourmi ?
Deux fourmis.
Mais alors que dire ?
Si tu veux grandir ?
Amour débutant.
Plus grand qu’une souris ?
Deux souris.
Plus grand que moi ?
Toi et moi.
Plus grand que nous ?
Deux fourmis.
Plus grand que deux fourmis ?
Toi et moi dans nos bras.
Et plus grand que ça,
Je ne vois pas.
(J’ai retrouvé ça dans mes vieux cartons d’Aslémita…je souris… dans la série : Moi et Mes)
06:28 Publié dans les poèmes d'Aslé | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : Aslémita
dimanche, 28 octobre 2007
Je SUIS
Je me sens libérée, mieux, je me sens libre.
Je me suis libérée dans le noir
Une nuit ivre de désespoir
Je cherchais parmi les rues vides
Celle où cacher mes mots timides
Une à une lumières envolées
J’ai violé, la foulant d’une idée
La ligne qui m’était destinée
Je me suis libérée dans le noir
Une nuit seule à chasser l’espoir
Je vivais perdue d’un monde heureux
Au plaisir d’une grue rouge et bleue
Une à une lumières envolées
J’ai violé, la soufflant d’un regard
La flamme de mon premier départ
Je me suis libérée dans le noir
Une nuit à écrire notre histoire
Je gravais à l’encre indélébile
La fin d’un voyage immobile
Une à une lumières envolées
J’ai violé, la mordant à l’envie
La phrase qui sortait de ma vie
Je me suis libérée de tous ces soirs
Une nuit, un jour à l’aube de croire
Je vivais, j’écrivais triste à la tour
En oubliant le souffle de l’amour
De ses lumières enchanteresses
De cette amie qui vit tous mes côtés
De ce corps de l’esprit enfin délié
De la chaleur de se sentir aimée
Je me sens mieux, je me sens moi, je me sens libre.
11:55 Publié dans abandon de forteresse | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : N., Aslémita, Aslé
samedi, 13 octobre 2007
Lettre à lettre
Lettre à un cœur
Toi qui bats troglodyte
Dans l’ombre du granit
Je crois que tu t’effrites
Dans cette prison maudite
Lettre à une prison
Toi qui mures l’interdit
Dans la cage des punis
Je crois que tu t’ennuies
Dans cette larve de vie
Lettre à une vie
Toi qui suis sans raison
Tout le temps des solutions
Je crois que tu es dans l’abandon
De l’ordre des passions
Lettre à une passion
Toi qui m’empoisonnes
Dans le fond de ma personne
Je veux que tu me pardonnes
De mon obsession qui déraisonne
Lettre à une raison
Toi qui te dis lassitude
Dans l’étalement de l’habitude
Je veux la réponse prude
De ta réelle attitude
Lettre à une attitude
Toi qui te dresses fière
Dans le savoir des lumières
Je veux plus que la prière
De ta lettre toute entière
Lettre à une lettre
Toi qui n’en finis pas
De murmurer tout bas
Je veux que tu sois là
Quand la matière est sans état
Lettre à un état
Toi qui me fuis le jour
Laissant le soupçon du retour
Je me suspends au fil de l’amour
Avec le vide autour
Lettre à un vide
Toi qui te dis timide
Sous mes pas implacides
tu te cribles de rides
A me serrer la bride
Lettre à un cheval
Je n’ai plus rien à dire
Que la force de l’avenir
Et les vaches peuvent bien mugir
Je prends le train du rire
Lettre à un rire
Car il faut bien finir
Et le clown applaudir
De blanche à rougir
Sa trompette à soupirs
Lettre à un soupir…
Enfin
17:35 Publié dans Correspondance | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : Aslémita, lettre, etc



