dimanche, 23 décembre 2007

nolosé

Quand je pense à toi
C’est un rire que j’entends
Le silence de la plaine
Qui se fend du chemin
Toujours à découvrir

Quand je pense à toi
Je ne pense pas
Je souris sans rien dire
A l’abri devenu si familier
Si présent de le toucher
Sur ses parois lisses
Et qui glissent
Sous mes doigts

Quand je pense à toi
J’ai faim souvent
Des heures du goûter
De tartines au chocolat
Et du miel à volonté

Quand je pense à toi
J’ai des baisers
Des baisers de tous les baisers
A ne plus savoir souffler
Que de l’amour à t’aimer

Quand je pense à toi
Je m’endors
Dans tes bras
Et si je dors longtemps
C’est parce que je sais
Que demain
Tu seras là encore

Quand je pense à toi
J’ai des secrets
Qu’aucun mot ne pourrait dévoiler
J’ai
Les battements de mon coeur
Q’aucun oeil ne pourrait soulever
J’ai les ailes
Pour m’envoler
Si près de toi
Parmi toutes les étoiles
Qui battent l’appel
De nos deux corps retrouvés


Quand je pense à toi
Je ne sais pas
C’est comme si
Tu étais là
Quelque part en moi
Où nous serions deux
Fidèles de notre ombre

Quand je pense à toi
C’est que je t’aime
A oublier
Que tu n’es pas là

Quand je pense à toi

Mais je sais
Que tu comprendras

jeudi, 18 octobre 2007

la moitié de dix-huit

morsures et déchirures
je panse décompense
le feu qui brûle et dure
sous l’ombre d’une danse

je décime en fée blanche
le dessein de mon ventre
mort fine en avalanche
c’est le neuf que je rentre

le tour du coup disparu
en l’horreur d’un fond déteint
les images sont cohue
je signerai à demain

la musique à la tête
je compte les bips à mort
je serai toujours prête
pour trouver tous les accords

de la nuit où est le jour ?
quand les heures s’attardent
à disparaître au retour
de cette humeur blafarde

la gare du silence
et passe l’oiseau de feu
s’il te plaît une chance
de vivre mon corps heureux

tombe la paupière
sous les poussières du rail
je vis une poudrière
et cela fera un bail

sous le pont de l’arcade
le regard en péniche
je repeins les façades
de ces usines en friche

la grue est invisible
je compte les secondes
du temps irréversible
à me défaire du monde

j’hallucine en cortège
le sourire en débauche
bouchon de cidre en liège
tout au fond de ma poche

tout tourne du mal enfuit
car je suis posée en braise
sûrement très loin d’ici
dans tes deux bras à l’aise
reposant du calme ami
dans les mots qui se taisent
au souffle de notre vie


il n’y aura pas de fin

que celle que tu veux bien

jeudi, 20 septembre 2007

tout contre toi

Tout contre toi
Les mots s’éteignent
Les phrases s’envolent
Et je perds la parole
Sous le règne de ton corps

Tout contre toi
Les yeux se décernent
Les paupières s’ensommeillent
Et je dors ivre à la nuit
Sous le souffle de ta vie

Tout contre toi
Les peurs s’effacent
Les heures se passent
Et je rêve le jour
Sous l’appel de ton amour

Tout contre toi
Les pages s’écrivent
Les lignes se serrent
Et je m’envole pinceau
Sous la couleur de ta peau

Tout contre toi
Les années s’espacent
Les saisons s’enlacent
Et je suis fleur à l’âme
Sous les soupirs de ton coeur

Tout contre toi
La joue sur ton épaule
Dans le matin tout bas
Je chante le jardin
Sous le parfum de nos deux mains

jeudi, 02 août 2007

Le paragraphe manquant

Ce fut d’abord le cou qui fut gagné dans l’assaut, sauvagement embrassé, puis dans les traînées des lèvres brûlantes le corps entier vint s’embraser. Les mains attisèrent le désir jusqu’à ce que fusionnèrent les premiers frissons de lumière. Partout, parcourant dans tous les sens, sans aucune indécence, la bête emprise de caresses reconnaissances s’assoiffait au souffle de la belle. La belle dont la cruelle beauté s’animait de reflets ondulant le long des lignes du brasier blanc. La bête rugissait sous les gémissements de celle abandonnée au plus profond d’elle-même…tout en se sentant fondre, elle glissait de s’éteindre sous les étreintes de douceur, elle se laissa aller, pénétrée de volupté, le cœur de la douceur enfin partagée, la bête devint la belle éfusionnelle et passionnément elles s’aimèrent jusque dans la pâleur du jour naissant…

mercredi, 18 avril 2007

Diversion pentatonique

Sans voix, sans main, sans moi, sans rien, sans toi
Sanguine, sensuelle, cent nouvelles, sempiternelle…sans aquarelle
Sans couleurs, sans odeur, sans murs, sans prison, sans unisson
Distordue dans la cohue, la cohorte des sons mal entendus
Comme un glaive qui trancherait dans le vide du sujet
L’assassin écrasé sous les pieds du destin
Rien que cela dans la grandeur du silence
L’aveu de la main aux cinq doigts qui s’est levée
Prisonnière sous la torture des mailles de fer
Baguée pour les allers- retours aux colombiers
Et si c’était ça mon amour la force d’aimer
Celle de se laisser porter emporter
Allongées sur la porte de la destinée
Bercées du clapotis doux et rêveur
Des vagues à enlacer