dimanche, 23 décembre 2007

nolosé

Quand je pense à toi
C’est un rire que j’entends
Le silence de la plaine
Qui se fend du chemin
Toujours à découvrir

Quand je pense à toi
Je ne pense pas
Je souris sans rien dire
A l’abri devenu si familier
Si présent de le toucher
Sur ses parois lisses
Et qui glissent
Sous mes doigts

Quand je pense à toi
J’ai faim souvent
Des heures du goûter
De tartines au chocolat
Et du miel à volonté

Quand je pense à toi
J’ai des baisers
Des baisers de tous les baisers
A ne plus savoir souffler
Que de l’amour à t’aimer

Quand je pense à toi
Je m’endors
Dans tes bras
Et si je dors longtemps
C’est parce que je sais
Que demain
Tu seras là encore

Quand je pense à toi
J’ai des secrets
Qu’aucun mot ne pourrait dévoiler
J’ai
Les battements de mon coeur
Q’aucun oeil ne pourrait soulever
J’ai les ailes
Pour m’envoler
Si près de toi
Parmi toutes les étoiles
Qui battent l’appel
De nos deux corps retrouvés


Quand je pense à toi
Je ne sais pas
C’est comme si
Tu étais là
Quelque part en moi
Où nous serions deux
Fidèles de notre ombre

Quand je pense à toi
C’est que je t’aime
A oublier
Que tu n’es pas là

Quand je pense à toi

Mais je sais
Que tu comprendras

jeudi, 16 août 2007

...accord à coeur

Dans le cœur d’Aslé
Il y a l’oiseau blessé
Les sens renversés
Les fantômes du passé
Les premiers étés
Les promesses pardonnées
Les corps allumés
Les traces d’obscurités
La vie d'être aimée

Au fond de mon cœur
Il y a l’oiseau qui pleure
La douce chaleur
Tombé du nid du bonheur
Pris à son malheur
D’avoir rêvé en couleur
Il y a la peur
De n’avoir plus cette ardeur
De la profondeur

Dans son cœur à elle
Il y a des étincelles
La course à la belle
Et la tendresse rebelle
D’une âme qui ensorcelle
La passion cruelle
L’archet fou du violoncelle
L’amour qui s’appelle
La crise obsessionnelle

Dans ton cœur à toi
Je sais qu’il y avait moi
La place du roi
Sertie de tes mille doigts
A aimer ce toit
D’y être comme chez moi
Et les mots de soi
Dans le murmure de ta voix
Simplement pour moi

Dans mon cœur alors
Tu étais le seul trésor
A présent tu dors
Même si ce n’est la mort
Ca y ressemble si fort
Il faudrait d’abord
Oublier tous ces remords
Espérer encore
Que nous en soyons d’accord

Dans le cœur d’Aslé
Il y a l’oiseau blessé
Les sens renversés
Les fantômes du passé
Les premiers étés
Les promesses pardonnées
Les corps allumés
Les traces d’obscurités
Et la vie d'être aimée

lundi, 30 juillet 2007

vague

Vague vagabond d’âge

vague oppression

du temps qui passe

les lignes se touchent se suivent

de souvenirs

la vague tue tous les désirs

les rêves s’effacent

je n’ai plus rien à dire

pas même souffrir

Vague vague suppression

la fuite des sensations

c’est trop d’un coup

d’être submergée

un matin de lire son âge

comme dans un vieux journal

les doigts mouillés de l’air humide

donne-moi le temps

je vais pleurer

Les océans passés

vague d’y penser

les larmes vidées

vague à souffler

la tristesse blessée

vague divaguée

les ans ensorcelés

la vague a travaillé

le noir en fumée

donne-moi le temps

 je vais hurler

samedi, 14 juillet 2007

Le cœur sans ordonnance


Laisse s’installer le silence
Le temps passe vite sans parole
Le corps se pousse d’une émotion
Simplement il se plie au désir
D’une existence sans mot sans mal

Laisse s’installer l’absence
Les années passent dans la glace
Le sourire se pousse à la vie
Simplement il se lie de l’amour
A l’autre de soi sans mot sans mal

Laisse s’installer la présence
Les instants passent à retenir
Le cri se pousse comme il se dit
Simplement il se lie au secours
De celui qui prie sans mot sans mal

Laisse s’en aller la conscience
Les heures se passent de l’urgent
Les lèvres se poussent à embrasser
Simplement elles se lient au bonheur
De vivre ensemble sans mot sans mal

vendredi, 06 juillet 2007

grenangeouille


Il y a des anges grenouilles
L’œil auréolé d’un nénuphar
Elles éclaircissent les eaux des mares

Il y a des anges licornes
L’œil torsadé par l’étrangeté
Elles embellissent les prés salés

Il y a des anges étoiles
L’œil brillant de tout leur firmament
Elles agrandissent infiniment

Il y a des anges à la lune
L’œil clignant dans le mille degré
Elles appétissent de nouveauté

Il y des anges sur la terre
Ferme les yeux pour les deviner
Leurs ailes bruissent de beauté

Une grenouille, une licorne, une étoile, la lune, la terre et les ailes d’un ange dans un sourire pour encore toujours pouvoir te dire Merci.

mercredi, 20 juin 2007

un jour une mort une vie


Le cœur est une prison
L’amour une pendaison
La poésie est sans raison
Les vers une punition

Si au moins il y avait
Un soupçon de parfait
Une quiétude qui roulerait
En transmission de faits

Un début une fin au milieu
D’éternels jours heureux
Entre naissance et mort le bleu
Dégradé de camaïeux

Le temps est une prison
La vie une pendaison
La poésie est sans raison
Les vers une punition

Mais il n’y a rien que le destin
De se réveiller un « beau » matin
Perdue dans l’océan des chagrins
A compter sur les doigts d’une main
Parce que l’autre joue au dauphin
Les attaches entre hier et demain

L’aube est une prison
Le jour une pendaison
La poésie est sans raison
Les vers une punition

Enfin c’est le soir qui arrive
La solitude au bord de la dérive
La pensée sourdement inactive
Les yeux oubliés de l’eau vive
La certitude d’avoir perdu la rive

La mer est une prison
Le mat une pendaison
La vague est sans raison
Les vents une punition

Ensuite vient le noir tout entier
Et sombre alors le frêle voilier
Qui n’était que de vide et de papier
Tout comme au ciel le droit escalier

La mort est une chanson
La complainte une oraison
Et le deuil est sans raison
Des mots perdre la passion

mercredi, 13 juin 2007

souvenirs en vie

Ma sœur mon amour passé

Les fruits mûrs si bien gardés
Sous mes lèvres assoiffées

Les collines et les vallées
Dans un long frisson d’été

Les mains sur l’onde glissées

Les caresses emportées
De tendre curiosité

Les mots de rimes croisées
A l’oreille murmurés

L’heure du soleil couché
Celle des fleurs enlacées
~
Au château inhabité
Les souvenirs sont restés
~
La saveur de tes baisers
Framboises et fraises mêlées

La pluie dans l’herbe allongées

Les sourires esquissés
Du coin de l’œil effleurés

Ton premier regard posé
Sur les marches de l’entrée

L’œil dans lequel je suis née
Sous ta passion désirée
Quand mon cœur s’est retourné
De me découvrir aimée

Ton chemisier déchiré
En traversant les rosiers
Les gouttes de sang perlées
Mouillant ta peau dévoilée
~
Tout ce qui est enfermé
Au secret de mes pensées
~
Rien ne pourra remplacer
Ce qui de nous a été
~
Je ne veux pas oublier

Le bonheur à traverser
Cette étendue d’eau salée
Les noyades aux bras serrés
Et les silences en apnée
De sirènes dessinées
Sur nos deux corps épuisés

Après toutes ces années
Les souvenirs sont restés
Les jours d’être abandonnée
Toute seule à respirer
Les pages du calendrier

dimanche, 03 juin 2007

quelque chose

pluie de désir dans un sourire
premier frisson d’une sensation
quelque chose entre elles se pose
un étrange curieux mélange
une alchimie du corps et de l’esprit
quelque chose entre elles se pose
une promesse coulant l’averse
un nuage bleu juste pour elles deux
quelque chose entre elles se pose
comme un aimant vide du présent
deux mains tendues force inconnue
quelque chose entre elles se pose
fragments d’amour ivres sans contour
dans l’attraction vive d’émotion
quelque chose entre elles se pose
un rêve d’oz que rien n’oppose
un lien si fort invisible encore
quelque chose entre elles se pose
quelque chose se passe elles osent
à la chanson née de l’unisson
aux doux accords taire les temps morts
quelque chose entre elles se pose
quelque chose qui se compose
entre elle et elle en pastourelle

                                   Aslé D’IledeGarde

jeudi, 19 avril 2007

Et dans le jardin des mots

Le pollen de tes pensées
S’étire de la rosée
En longues envolées.

L’air est doux et parfumé
Loin s’efface le passé.
Les promesses murmurées
Se souviennent libérées.

Le chant de l’eau de l’été
Se donne tout en clarté.
Respire les yeux fermés
La nature pénétrée
Du fond de ton cœur aimé.
Sens la caresse passée
De son souffle dispersé.
C’est ton corps abandonné
A la vie de pureté
Le cristal jamais brisé
D’appel de la volupté.

Souris sous l’air pardonné
D’aujourd’hui retrouvé.
Le pollen de tes pensées
Sème en moi l’art retrouvé.

dimanche, 15 avril 2007

Les roses au château

Margot les roses au château
picorent mon eldorado
Le parfum du passé s’évapore
dans le rêve incertain de l’aurore
Je laisse dans l’oubli de la nuit
fondre le doux regret de notre vie

Margot les roses au château
se noient au trot de nos sabots
Les sons du présent sur les dalles
se séparent de l’accord sans coupable
Je laisse dans l’oubli de la nuit
fondre le doux regret de notre vie

Margot les roses au château
se taisent sous le regard de l’eau
Les nuages se dispersent en cendres
de nous il n’y aura plus rien à attendre
Je laisse dans l’oubli de la nuit
fondre le doux regret de notre vie

Margot les roses au château
resplendissent loin des bientôt
Les couleurs se serrent au cœur
des souvenirs de nos bonheurs
Je laisse dans l’oubli de la nuit
fondre le doux regret de notre vie

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