lundi, 25 août 2008

larmes et coeur à délivrer


le soleil est la source
du vide sidéral

le bruit du jour
la montagne dessous les peines

le ciel un idéal
de fleurs à respirer

la voie lactée
la glace d’un café

et la tristesse une lumière
comme le monde inversé
d’un état de liberté avancée

parfois je ris ou je me tais
je me fous de l’imparfait

~


la pluie est l’eau douce
des matins desséchés

la course l’abrasion
du lit de l’amitié

la terre un éphémère
de cendres à diluer

la voie lactée
le miroir d’une esseulée

et la trahison une hérésie
comme la prière à l’envers
d’une farce de Molière

parfois je ris ou je me tais
l’infini demeure imparfait

~

la rose est la beauté
de l’innocente complicité

la musique une abeille
hirondelle des prèles

l’émotion une fusée
brûleuse d’échappée

la voie lactée
une terrasse aux étoiles

et l’amour un dérapage
comme le vent à emporter
de la soif de tout abandonner

parfois je ris ou je me tais
mais la vie c’est mon imparfait

tu me manques tu sais

dimanche, 23 décembre 2007

nolosé

Quand je pense à toi
C’est un rire que j’entends
Le silence de la plaine
Qui se fend du chemin
Toujours à découvrir

Quand je pense à toi
Je ne pense pas
Je souris sans rien dire
A l’abri devenu si familier
Si présent de le toucher
Sur ses parois lisses
Et qui glissent
Sous mes doigts

Quand je pense à toi
J’ai faim souvent
Des heures du goûter
De tartines au chocolat
Et du miel à volonté

Quand je pense à toi
J’ai des baisers
Des baisers de tous les baisers
A ne plus savoir souffler
Que de l’amour à t’aimer

Quand je pense à toi
Je m’endors
Dans tes bras
Et si je dors longtemps
C’est parce que je sais
Que demain
Tu seras là encore

Quand je pense à toi
J’ai des secrets
Qu’aucun mot ne pourrait dévoiler
J’ai
Les battements de mon coeur
Q’aucun oeil ne pourrait soulever
J’ai les ailes
Pour m’envoler
Si près de toi
Parmi toutes les étoiles
Qui battent l’appel
De nos deux corps retrouvés


Quand je pense à toi
Je ne sais pas
C’est comme si
Tu étais là
Quelque part en moi
Où nous serions deux
Fidèles de notre ombre

Quand je pense à toi
C’est que je t’aime
A oublier
Que tu n’es pas là

Quand je pense à toi

Mais je sais
Que tu comprendras

mardi, 18 décembre 2007

Tu Te Reconnaîtras

Au bruissement d’une feuille
Papier léger soufflé du deuil

Au tournant d’une page d’amour
Effeuillant son souffle de velours

Je suis je joue ton souffle
Otage légère de l’instant

Je lis tes mots de l’importance

Celle de t’aimer
Dans ce silence
Qui couve le feu
Couvrant le doute de ta présence

Tu écris les mots qui glissent
Profonds de l’insouciance
Du qui du quoi
Et pour toujours

Par-dessus ton épaule
Je suis ta main sur l’encre
De le page blanche
A qui tu peux tout dire
Et tout souffrir

Les traces profondes
De tes souvenirs

Tu ne dis rien
Tu es silence
Seul le bruissement sur la feuille
Captive l’appel de tous mes sens

Je sais tout de toi
Mais rien de ce qui se passera
Ni où ni quand
Ni pour toujours

Et qui de nous revivra
La première en avant
Son retour

Pour la chasse à l’oubli

Des bras de tous les bras
Les tiens les miens mêlés
Les autres sans lendemain

Et ceux perdus sur le chemin
De ta main qui glisse et écrit
Sur l’écran noir et sans un bruit
Ou presque

Je sens si bien
L’odeur de ton chagrin


Je ne dis plus rien
Ma tête se vide
Mes yeux te suivent

Il y a ton ombre
Penchée aux flammes
Ta silhouette de femme
Perdue dans l’écriture
Du crépitement de ta plume
Qui s’accélère
Avec le jour tombant

Naissant je ne sais plus

Il y a tant de choses
Que je n’ose encore te lire

La pénombre
L’espoir de tout de suite
Le noir des retrouvailles
La clé de sol
Sur le fronton
De l’école
Et les non dits
De la bûche de Noël
La voix londonienne
A retenir mon souffle
De ta plume qui glisse
Encore et toujours
Ce soir où tu es là
Où je te regarde et je te vois
Si loin si proche de moi
Là bas comme au Pôle Nord
Au bruissement d’une banquise
Glace légère de notre terre promise

Je t’aime tu sais
Otage légère de mon présent
Fort parce qu’entre deux
Il n’y a que nous qui sommes

jeudi, 11 octobre 2007

de la Lune au Soleil

Au bout de ce monde
Ce sont des milliers de secondes
Qui se noient dans l’onde
A l’infini des saisons
Où tout se meurt en rond
Se touchent les émotions

Seule dans ce paysage
Qu’il soit montagne ou rivage
Lumière ou bien présage
C’est le souffle du temps
Qui avance en marchant
D’un siècle et quelques ans

Des phrases sans rature
D’une beauté la nature
Et de l’absence de l’usure


Au bout de ce chemin
C’est le début et la fin
La ronde de toutes les mains
De cette unique couleur
Mélange de bonheur
Du doute et de la peur

C’est la lenteur que j’aime
Celle à lever les yeux sur ce poème
Ce ciel d’univers blême
A peindre de toute une vie
De noir en éclaircie
De chaleur à la froideur du gris

Des phrases sans rature
D’une beauté la nature
Et de présence être sûre

mercredi, 16 mai 2007

un jour sans écrire

Un jour sans écrire
C’est comme un jour sans sortir
C’est rester tapi au fond de soi
A écouter battre les sons du moi

Un jour sans écrire
C’est l’impression de se punir
C’est s’obliger à se taire
Se couler à ne rien faire

Un jour sans écrire
C’est ce qu’il y a de pire
C’est simplement se survivre
En attendant d’être ivre

Un jour sans écrire
C’est ne rien voir venir
C’est le temps qui fuit
Qui s’éteint dans la nuit

Un jour sans écrire
C’est de ses mots se maudire
C’est la honte de ses souvenirs
Que l’on ne peut pas réécrire
C’est l’envie si forte de vomir

Un jour sans écrire
C’est la peur du silence à venir
Celle de ne plus pouvoir dire
Toutes les promesses à tenir

Un jour sans écrire
C’est l’abandon de lire
Sans force et sans plaisir
Les autres sans sourire

Un jour sans écrire
C’est le corps qui commence à bleuir
Les mots de l’âme se noircir
Le cœur qui s’arrête de mourir

Un jour sans écrire
C’est comme…m’ensevelir
Alors j’écris et j’écris
Tout ce que tu m’as appris

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mercredi, 07 février 2007

...présente absence...

A Domie,


C’est à noël au printemps
Sous la bise d’argent
Que les flocons de l’été
Nous serons retrouvés.

C’est en marchant au rythme du temps
Au passé qui revit le présent
Que les feuilles agitées par le vent
S’ouvriront pour donner cœur des ans
Le souffle perdu de l’instant.

C’est en parlant aux arbres tendres
Que la nature se fera attendre
Dans le calme pour l’entendre
Seuls et si loin de tout comprendre
De notre vie qui ne sait prendre
Que l’émotion des pierres à fendre.

Nous écouterons alors la danse
Des fleurs en mot de délivrance
Mille fois répétée de la chance
Que prenne fin tant de souffrance.

Nous danserons et nous garderons
Dans notre main à l’unisson
Ce qui n’est plus une prison
Mais de deux âmes la réunion.

 

 

mercredi, 10 janvier 2007

Ce que j'aimais en vous.

Ce que j’aimais en vous
C’étaient vos mots si doux
Je me sentais en vous
Comme l’autre part de vous

Vous m’écoutiez désespérée
De tout ce qui m’avait manqué
Vous m’appreniez calme apaisée
De tout ce que j’avais cherché

Ce que j’aimais en vous
C’étaient vos mots à vous
Comme arrivée au bout
Je me sentais en vous

Vous m’abreuviez désabusée
De tout ce qui m’avait manqué
Vous m’étonniez calme apaisée
De tout ce que j’avais cherché

Ce que j’aimais en vous
C’était ma part en vous
Comme arrivée au bout
C’étaient vos mots si doux

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mercredi, 13 septembre 2006

fête en Aslétie

Aujourd’hui, jour important dans la vie d’Aslé… Je fête la première année de mes mots écrits sur cet écran, je fête aussi tous ceux qui m’ont répondu, d’ailleurs c’est deux fêtes en une puisque l’une ne va pas sans l’autre et que le vide ici n’existe pas…Alors maestro, maestra, maestri…je vous invite en mon château de la Lapécacolodie et je déclare ouverte la session du bleu à l’infini…

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Et pour l’heure, je débouche la première bouteille de champagne de toute ma vie et que pétillent les bulles légères à l’assaut du haut du ciel… jouez flûtes et violoncelles, à l’hymne
de ceux et celles, en l’honneur de qui je lève mon verre…
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samedi, 22 juillet 2006

Un, deux, trois... Soleil

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« Ma » bouilloire retrouvée…

Mon premier souhait serait lorsque je ferme les yeux et d’ailleurs même lorsque je les ouvre que mon ondine soit là.

Mon second souhait je lui offre.

Mon troisième souhait serait que nos deux souhaits… que nos deux souhaits n’en fassent qu’un.

Mon quatrième souhait serait de continuer à ne pas savoir compter et là je vérifie l’humour de la génie de la bouilloire d’Aladine : 1 + 1 = 1000

vendredi, 14 juillet 2006

Manon

Elle s’est levée comme le soleil se couchant
A l’ombre de ses ans si lentement
Seule et fière de pouvoir encore et toujours
Prendre la vie d’un nouveau jour.
Elle a compté toutes les marches à reculons
A la première elle a dit : allons
Elle a marché comme sous un soleil de plomb
Puis elle s’est assise Manon.

Elle m’a appris à lire et puis enfin à écrire
Sans elle je n’aurais pas pu dire.
Un jour nous nous ressemblerons dans les années
Et je ne vais pas l’oublier.
Elle m’offre le thé et je repars si gâtée
De friandises chocolatées.
Alors ce matin en ouvrant un de ses paquets
J’ai eu l’émotion du carnet
Dans lequel ma main d’enfant apprit à tracer
Ces ponts ces boucles déliées.
Elle m’a offert de mon passé en surprise
Je lui dois plus qu’une bise.

Je lui dois de lui écrire et d’écrire encore.
Je lui dois les contes de fées.

Je lui dois qu’un adulte peut rester un enfant
Des souvenirs petits et grands
D’avoir connu ma mère et de m’en parler
Et toujours sans me blesser.