mercredi, 30 janvier 2008

...en mer des Aslégates

confusion
infusion
diffusion
fusion

c’est d’abord le trouble confus qui s’installe
tu ne sais pas, alors discrètement tu infuses
et plus tu infuses et plus ça devient fort
alors tu n’en peux plus et tu diffuses ton émotion
tu la prends dans un mot
tu l’apprends de sa bouche
tu la bois d’un seul souffle
tu la serres brûlante
et tu lacères le filet de ton coeur
pour remonter à la surface de ses yeux
tu plonges
ta peau pleure des frissons
tu t’immerges en elle
et de son parfum tu meurs
noyée dans son silence

 

Rien à voir...et encore !

"All of Us Are One People"


podcast
A écouter très fort quand même...ça tue les miasmes !!!

J'aime !

dimanche, 23 décembre 2007

nolosé

Quand je pense à toi
C’est un rire que j’entends
Le silence de la plaine
Qui se fend du chemin
Toujours à découvrir

Quand je pense à toi
Je ne pense pas
Je souris sans rien dire
A l’abri devenu si familier
Si présent de le toucher
Sur ses parois lisses
Et qui glissent
Sous mes doigts

Quand je pense à toi
J’ai faim souvent
Des heures du goûter
De tartines au chocolat
Et du miel à volonté

Quand je pense à toi
J’ai des baisers
Des baisers de tous les baisers
A ne plus savoir souffler
Que de l’amour à t’aimer

Quand je pense à toi
Je m’endors
Dans tes bras
Et si je dors longtemps
C’est parce que je sais
Que demain
Tu seras là encore

Quand je pense à toi
J’ai des secrets
Qu’aucun mot ne pourrait dévoiler
J’ai
Les battements de mon coeur
Q’aucun oeil ne pourrait soulever
J’ai les ailes
Pour m’envoler
Si près de toi
Parmi toutes les étoiles
Qui battent l’appel
De nos deux corps retrouvés


Quand je pense à toi
Je ne sais pas
C’est comme si
Tu étais là
Quelque part en moi
Où nous serions deux
Fidèles de notre ombre

Quand je pense à toi
C’est que je t’aime
A oublier
Que tu n’es pas là

Quand je pense à toi

Mais je sais
Que tu comprendras

jeudi, 11 octobre 2007

de la Lune au Soleil

Au bout de ce monde
Ce sont des milliers de secondes
Qui se noient dans l’onde
A l’infini des saisons
Où tout se meurt en rond
Se touchent les émotions

Seule dans ce paysage
Qu’il soit montagne ou rivage
Lumière ou bien présage
C’est le souffle du temps
Qui avance en marchant
D’un siècle et quelques ans

Des phrases sans rature
D’une beauté la nature
Et de l’absence de l’usure


Au bout de ce chemin
C’est le début et la fin
La ronde de toutes les mains
De cette unique couleur
Mélange de bonheur
Du doute et de la peur

C’est la lenteur que j’aime
Celle à lever les yeux sur ce poème
Ce ciel d’univers blême
A peindre de toute une vie
De noir en éclaircie
De chaleur à la froideur du gris

Des phrases sans rature
D’une beauté la nature
Et de présence être sûre

dimanche, 02 septembre 2007

Emotion

Merci à Ars pour l'idée et en attendant ces ses photos, écoutez écoutons les notes bleues de l'ami notre ami Jipes ...

 

jeudi, 30 août 2007

...foulard

Le foulard masquant le bas de mon visage s’est égaré dans le sillage d’une fée, je le pensais perdu et voilà qu’à présent il vole, deux larges pans de liberté, noué au cou de celle qui aime tant danser.
Ainsi ce sont toutes les couleurs du cœur qui chatoient dans l’âme d’Aslé, ces bleus, ces mauves, ces teintes prises sur de la soie, la douceur partagée de ce foulard offert de l’amour. Ce foulard aux précieux souvenirs, encore plus beau de vivre la passion d’un rêve merveilleux.
Et toutes les nuits je vis sous la musique des étoiles, de tous nos rendez-vous magiques, allumés de nos deux esprits, emplis d’une telle intensité que lorsqu’ arrive le jour, je me sens une à quitter la lune, je me sens fée à m’envoler, je me sens les ailes légères à ne plus jamais redescendre sur terre…

dimanche, 15 juillet 2007

Balles de feu

Qui êtes-vous ?
Si les feux s’allument
En vous laissant dans l’ombre
Des étoiles en poudre

Belle, belle aux yeux
D’invisible noirceur
Les flammes intérieures
Vous soufflent des regards
De lumière brûlante

Qui êtes-vous ?
Semée de doutes
Dans le ciel blanc
Belle, belle aux yeux
D’invisible noirceur
Il pleure des fusées de malheur
Et je gémis d’être touchée
Par l’artifice de vos pensées

Pourquoi avoir peur ?
Belle, si libre aux yeux
De voir vos propres éclairs
Suivre les lignes de mes mots

Moi je vous écoute parler
Belle, belle aux yeux
D’invisible noirceur
Je vous écoute
Dans l’embrasement
D’une nuit d’été

Aslé

dimanche, 17 juin 2007

Phantasmes

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mardi, 08 mai 2007

...souvenir...

Le calme du retour chez moi, je réintègre mes pieds nus au sol en fredonnant une chanson oubliée revenue des années du passé, comme si elle avait fait quelques tours de terre, c’était celle de ce matin dans le couloir, les paroles sont vagues, l’air m’entête… C’est sans doute l’air de l’été, des vacances et pourtant il reste une énorme ligne toute droite, tant pis ce sera comme une réserve, je n’en aurai jamais assez de ces moments où me détendre. Déjà une guêpe qui fredonne sur la vitre comme un tuyau d’arrosage sur un sol desséché, tout sent la chaleur comme les gouttes de ce matin, lourdes et moites qui s’accrochent longtemps avant de glisser, celles à qui je tirais la langue étant enfant comme pour boire un peu du ciel.
La fenêtre est ouverte sur le chant des oiseaux, j’entends le doux ronronnement d’un moteur sur le chemin des champs éparpillés d’épouvantails, le vert gagne et la terre s’oublie, l’herbe se fait rase le long de la route, tout se prépare enfin et se fait beau. Un léger coup de vent et les pétales blancs et roses s’envolent comme une noce, le spectacle s’anime au ralenti, je suis lentement le cortège du mariage qui mène à la fête. Et je me mets à rêver d’une histoire ancienne, de danses au son du violon, de jeunes filles aux cheveux fleuries, de rires au fond du bois, les images se passent de l’une à l’autre comme en se donnant la main, c’est une ronde sans début, ni fin, je tourne alors aussi me mêlant au mouvement, mes oreilles s’emplissent de paroles données comme autant de rires, nous sommes ensemble dans ce tableau vivant, nos vies sont nos pinceaux qui courbent les couleurs, je suis heureuse de vous qui m’entraînez et de vous que j’emporte…

V/V/06

samedi, 10 février 2007

neige

 

 

 

 

 

 

 

 


si douces caresses

sous le silence des couleurs
 

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ensevelissement


jeudi, 25 janvier 2007

Miroir aux questions

C’est terrible l’envie de ses appels
Le désir de la prendre sous mes ailes

Je me sens si seule dans cette histoire
Et je ne peux pas tourner
La page du livre qui n’a pas existé

Même en me taisant je fourmille encore
D’étreintes de passage jusqu’à la mort
Ma vie est un vaste silence qui dort
Sans cesse dans la retenue de mon corps
Je miroite vendredi dans notre île au trésor
Et je reste là attachée sans quitter le bord

Quel est ce hasard qui n’existe pas ?
Quelle est cette route où se croisent tous mes doutes ?
Quelle est cette main qui m’a effacée ?
Quel est ce sentiment de devoir être cachée ?
Que sont mes quelques mots pour contenir tous ces flots ?

Ni du vent ni de la plume
Je m’éteins comme je m’allume
Je clignote girouette dans la brume
Du sinistre grincement à l’enthousiasme posthume

Je veux que tu m’apprennes ce que j’ai oublié
Que dans ton cœur tu me laisses emporter
J’ai peur de te dire ce que je veux car chaque fois
Tu me renvoies en miroir une image glaciale de moi
Tes réponses me font si mal et me font si froid
Et pourtant je m’habitue à la façon dont tu me vois

Je veux ne plus t’écrire, je veux ne plus souffrir
Je veux ne plus rien espérer sans avenir
…Et tu me diras…à quand « je peux venir »
Le temps lui non plus ne m’attend pas pour un partir
Sans un mot de douceur comme une machine à vie
Que peut bien être ta vie sans une lueur amie ?
Hussard au casque pointu de reflets d’amertume
Tu conduis ta route sur le bonheur bordé de bitume
Et moi je rêve de musique sans chant de guerre
D’amour, de ciel et d’ange sans éphémère…

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