mercredi, 18 novembre 2009

petite chanson d’amour

le nombre est magique

il monte de petite en grande musique

il corde et serpente tout le long

quelque part perdu dans le lubéron

tout le long

de mon imagination

~

la nuit je fais des rêves aslétiques

la nuit

revient la main du nombre magique

elle écrit

à deux centimètres de mon souffle

~

une flamme de moi échappée

et puis reprise de ses lèvres

pour repartir plus loin vers l’infini

~

la nuit

je me transforme

~

je suis la femme de la quarante-septième symphonie

~

une vampire

qui ne dort jamais d’une seule nuit

~

 

dimanche, 11 octobre 2009

là où le vent

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je passerai là où le vent est passé

soulevant les murmures du silence

j’entrouvrirai la porte aux lettres muettes

les soupirs deviendront les rondes et les blanches

d’une fulgurante absence

quand ton corps au mien

sera la main fugitive du temps

j’écrirai le présent du bateau vivant

aux courbes de l’équinoxe

enjambant de mes doigts le sable des paroles

les vagues deviendront les ailes et les îles

à la porte des voyages dépliés sur l’aurore

la mer sera de boucles et mue de l’une à l’autre

quand tout bas les âmes joueront sous les voiles

le doux présent du bateau vivant

nous serons là toi et moi

 

 

*photo jeanne

mercredi, 09 septembre 2009

Marions-nous en Chine ?

 

Une petite note pour le plaisir de la date… pour les bébés fourmis-araignées qui naissent d’allégresse divine dans la plus belle des poubelles. Celle de l’auteure des mots. Femme du Sud, me berçant d’amour dans les îles de ses bras comme la plus douce goutte d’eau.

 

 

Entre le cerisier et l’olivier, la longue phrase étire son fil, l’amour tisse la soie du drap qui nous porte sous le balancement léger du vent et nous nous marierons en Chine.

Dans un grand saut de hamac époustouflant de tous nos désirs, sur la pelouse verte de l’océan où nous serons de nous deux atterries en torrent. De lac en lac en laque de Chine noire et brillante. Nous nous marierons ma fourmi d’or.

Sur ta cheville petit dragon, je lacerai mes doigts au pinceau d’encre. Les fourmis à la nuit, nous feront un bal aux reines de nos deux peaux de zèbres fourmillantes. Elles nous habilleront de blanches et noires jusqu’à la Lune. Jusqu’à la Lune des confidences. Jusqu’à ce que l’anneau nuptial rouge de notre feu, nous prenne en bonheur par dessus tout…par dessus tout…et même par-dessus toute la Chine mon amour...

dimanche, 26 avril 2009

I don't care if the sun don't shine

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Il y aurait toujours les étoiles

et la Terre ne s’arrêterait pas de tourner

petits et grands malheurs

il y aurait toujours les étoiles

à qui confier son coeur

 

D’autres fois elle parlait aux fleurs

qui tapissaient les murs de sa chambre

elles s’enlaçaient sur elles-mêmes

sans début ni fin

le rond de leur centre en oeil attentif

elles écoutaient tous ses mots tristes

 

Par moment il y avait des chansons

alors elle se taisait pour s’entendre

pleurer au timbre d’une voix inconnue

l’amour ne reviendrait plus

comme une vie foutue

 

Il y avait des hurlements aussi

des coups de corps sur le sol

les nuits sans étoiles

les nuits sans fleurs

les oreilles closes

 

 

Il y avait toujours les étoiles

et la Terre ne s’était pas arrêtée de tourner

petits et grands malheurs

la vie avait forgé son coeur

et de ses quinze ans qu’avait-elle gardé ?

hum…

…l’amour des fleurs tout simplement

 

*Voilà c’est un p’tit clin d’oeil à qui a dit que je suis une adolescente amoureuse… !

samedi, 04 avril 2009

à cinq heures...

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j’ai eu des h qui flottaient partout autour de moi

des ch de bout de nuit à lire entre les yeux

des l qui papillonnaient au plafond du ciel

et des ou de boucle se terminant par ton sourire

   

*photo Jeanne

dimanche, 15 février 2009

Au pied des mots

 

 

non je ne me priverai pas

aux bras tendus de l’arbre

à son corps nu entrelacé

des charmes sorciers d’une femme

 

non je ne reculerai pas

à poser les mains partout

à m’enduire la peau de désir

à me serrer si fort contre l’écorce

qui me prendra

et engloutira tout mon être

par la soif de plaisirs inconnus

 

non je ne résisterai pas

à tous les oliviers qui passeront

j’écouterai la même chanson

celle des ailes d’une cigale

pour me mettre à feu et à flammes

 

non je ne me priverai pas

d’un poème d’oliveraie

couchée au flanc d’une colline

quelque part

au pays des amours brûlantes

où craque une herbe vieille de cent ans

 

non je ne manquerai

pour rien au monde

ne serait-ce que quelques secondes

le délivrant soupir

qu’une simple olive puisse m’offrir

 

et non…

je ne me priverai pas d’aimer

la beauté de tous les arbres

qui l’ont portée…olivier_(2)ars.jpg

 

*et cliquez sur la photo pour voir d’où mes mots viennent

lundi, 09 février 2009

Orion

 

Orion, la constellation des sorcières amoureuses, Orion la rouge et bleue et ses igloos dessinés par les papillons, où la Lune brille si fort que les nuits sont les jours…et les jours les pas glissés de la lumière sur l’infini d’un fil d’or.

Orion et ses mille et un trésors, où s’accroche l’étoile de notre amour, quelque part, entre les plus belles, juste au milieu du ciel.

Orion, le sanctuaire, l’antre bleue des caresses de deux âmes amies, Orion née de la fusion de doux esprits, comme le bout de nous-même quand se tait la raison et qu’étincellent en nuées les palpitations de nos coeurs enlacés.

Orion aussi la douce chasseresse, la maîtresse de l’univers au fouet de trois lanières, la noire, la blanche et la transparente qui illumine les sens à faire rougir une galaxie entière.

Orion source du nous profond, qui éclipse le Soleil, qui noie la Terre dans ses eaux bleues, et qui brûle, brûle si intensément de tous les frissons, que mon corps réinvente l’amour à chaque seconde.

Orion de toi et moi, quand les mots me prennent en traversant la toundra, que ta voix est là à mes côtés, que ma main regarde tes yeux parties de l’horizon… je respire en oraison la magie de t’aimer…alors dans un souffle lumineux s’éclaircissent les accords  au ciel d’une danse…

Je souris…

Je t’aime tout simplement.

samedi, 13 décembre 2008

petits verbes entre amies

je ris
je gargouille
je bonheurise
je lunatise
mais toujours
je t’aimouille
je me pincetois
je me lunettissetois
je me frottise
entre les cils
mais je ne rêvillonne pas
tu soleillonnes
tu palpitèmes
tu chauffaillonnes
tu m’éclaircisses
et si je m’évanouissis
c’est que tu ne me croquisses
ma babynnicie…ô…ouisse…

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mardi, 04 novembre 2008

Oui…


26957392.jpget mes yeux ne voient plus rien
que le silence des matins
que le réveil des couleurs
où poser mon regard d’ailleurs

d’ailleurs c’est là où je pars
laissant les draps épars
sur la lumière de ce jour
si beau si flou de l’amour

de l’amour que je ressens
quand je ne vois plus dedans
que laisser filer mes yeux au ciel
pour ne voir plus rien qu’elle

qu’elle et la mer bleue d’étoiles
qui s’allument boréales
de taches douces sans mots
et qui l’habillent en jour nouveau

alors mes yeux ne voient plus rien
que le silence des matins
que le réveil des couleurs
où poser mon regard d’ailleurs

…d’ailleurs

jeudi, 30 octobre 2008

le voyage

Tu partiras seule, portée par les semelles du vent, tu t’emporteras loin de la grève, là où la terre furieuse pénètre la mer avec la violence de l’amour pour reprendre tous ses morts.
Tu en sauveras encore des araignées perdues, des araignées du soir, celles tu sais qui ne t’ont pas vue les sauver dans le petit matin parce qu’elles avaient trop de chagrin.
Je tisse Jeanne la toile de tes mots silencieuse quand s’allonge enfin le soir de ta voix douce et amie. La peur s’éteint.
Tu seras là le visage ange de l’océan, tu iras riante de la force confiante de ton voyage solitaire, celui de ton bout du monde, ce toi qui se lira toujours à tes côtés.
Lire et délier les ailes des mots pour ne jamais s’oublier.
Je ne suis que la fille du vent, j’entends bien ou j’entends mal mais je t’entends ma douce Jeanne et je souris de tous ces bleus d’Iroise parce que tu m’enverras des cartes postales…tu me l’as dit…
ce départ annoncé.

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