mardi, 08 avril 2008
parfois il y a aujourd'hui
Parfois mon cœur appelle des mots, il veut saigner d’un long filet d’encre et se laisser prendre naufragé dans la tourmente simplement pour être sauvé par l’amour d’une belle caravelle blanche.
Parfois mon cœur souffre des mots qui manquent comme les touches d’un piano qui ne pourrait plus jouer à quatre mains alors il pleure ocarina d’appeaux au seul souffle d’un feu de bois pour que l’âme du violon vienne le cueillir avant que ne se fane le bonheur.
Parfois mon cœur me fait défaut quand il ne sait pas ce qu’il lui manque, alors il s’envole dans une cascade de larmes qui descend la montagne des jours heureux pour que tu viennes boire à sa fontaine, toi qu’il assoiffe par son silence.
Parfois mon cœur se meurt d’amour quand je te sens si triste pour ses mots qui sont gravés au burin de la vie, dans cette pierre que rien n’efface de tous les sentiments qu’un corps puisse porter, mais puisqu’il t’aime malgré toutes ses peines et que son cœur a des « parfois » comme le mien… des parfums de partage qui ne s’oublient pas alors mon cœur te retiens et vous retiens parce que je t’aime.
Parfois je pleure tu sais, mais plus tout le temps, mon cœur c’est pour aimer.
Et je t’aime.
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samedi, 01 mars 2008
En rose et bleu
Le bonheur ? C’est toi, c’est moi, c’est ce rapport qui est sans force, c’est le bonheur du matin, les premières gouttes qui tombent sur le café et le petit nuage qui se dégage, un parfum de souvenir de tous les matins, de ces grands jours aussi à se lever tôt pour partir loin, de fermer la maison et d’enfermer toutes ses odeurs dans le jour qui se lève et puis partir à l’aventure avec une main, avec un sourire, avec deux couleurs, avec ce trois fois rien qui m’emplit le coeur parce que tout ira bien si je chante, si je ris, si tu es là. Alors je t’aime tout haut tout bas, je souris le matin dans la toundra, le soleil qui se lève, je vois la grue, j’entends ta voix, j’écris un poème de fil décousu, cet habit que tu portes si doux de ces couleurs qui t’enveloppent, alors je te prends dans mes bras et je te chante la chanson que je ne comprends pas, la tienne que j’aime tant. J’ai ta mer sous les paupières, l’étang de Berre, l’arbre de ton jardin, ton sourire, tes éclats de rire, ta mosaïque aux reflets de l’esprit…J’ai des mots qui s’écrivent de toi comme autant d’oiseaux bleus et roses qui sur la feuille se posent… comme les traces de ce qui existe entre nous deux.
18:35 Publié dans cinq heures dix , Des mots dans la suite | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : jeanne
dimanche, 03 février 2008
Dans un soupir
il y a toi dans tous mes mots
dans tous mes pas
dans l’air que je respire
il y a toi qui me guéris
qui soignes mes peines
qui me fais rire
il y a toi que j’aime
l’odeur de tes matins
la chaleur de tes nuits
l’envie de te prendre dans mes bras
et de te sentir m’aimer
comme je t’aime dans tous nos baisers
il y a toi mon ange
invisible shiva
qui souffles de tous tes bras les nuages
doucement vers d’autres rivages
ou bien encore nue allongée
sur la plage des roches roses
le vent de tes pensées libres
effaçant les voiles du bateau qui se pose
il y a toi ma douce amie
dans tous mes mots d’amour écrits
aux îles perdues et retrouvées
comme autant de rêves à nous donner
toi ma belle
que j’aurais aimé connaître
bien avant que le temps
ne nous enlève nos âmes d’enfants
et en disant ça dans tes sourires
je sais bien que je viens de mentir
il y a toi dans tous mes mots
dans tous mes pas
dans l’air que je respire
il y a toi qui me guéris
qui soignes mes peines
qui me fais rire
il y a toi que j’aime…
dans un soupir
18:07 Publié dans cinq heures dix , Des mots dans la suite , l'écho des mots | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : jeanne, mistralopale, bleu kobalt
dimanche, 20 janvier 2008
réponse
écrire
je sens m’emplir
je cherche comment te dire
ce qui bat dans mon cœur
en force de couleurs
tes mots qui vivent souvenirs
de mon présent d’île à venir
de tous ces voyages de douceur
qui nous unissent du même bonheur
aimer
je sens m’emplir
je cherche comment te dire
ces lignes croisées du sud au nord
du nord au sud en fil d’or
tout ton soleil à m’éblouir
de l’amour qui me fait plaisir
celui qui me prend si fort
dans tes bras où je m’endors
libre
je sens monter en moi
ces mots à écouter
ceux qui me parlent de toi
de ce nous invisible à toucher
du bout de tous nos doigts
de l’air le parfum à respirer
de l’éternel feu de bois
qui vient à peine de s’allumer
flamme
je sens bien que je t’aime
parce que je ne finirai pas ce poème

12:36 Publié dans Correspondance , Des mots dans la suite | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : écho, jeanne, bleu, couleurs
dimanche, 13 janvier 2008
vivre
face à la mer inconnue
moins seule de te savoir là
je peux enfin prendre le temps
celui de regarder tout simplement
cette force monter en moi
et qui me vient de toi
celle de me laisser m’abandonner
à la confiance de tes bras
face à la mer que tu connais
moins seule de pouvoir t’aimer
mon corps de rupture se détend
j’entends le bruit des vagues
je suis le ballet joyeux
que recouvrent mes yeux
et je respire comme je te respire
dans le rêve de ma main
que caresse la tienne
face à la mer qui va si loin
plus seule d’aucune absence
le goût du sel me revient
si piquant que je ris
de ces larmes de vent
qui chassent l’oubli en courant
les oreilles rougies
saoules de l’air du temps
à s’embrasser de sable et d’eau
face à la mer qui ne s’arrête jamais
tant de choses nouvelles à vivre
à semer des îles perdues entre nous deux
pour mieux nous retrouver
comme un igloo en méditerranée
le nôtre qui sera toujours à inventer
je crois que…oui…je crois que
je t’ai trouvée mon amie
photo : Jeanne
13:26 Publié dans Des mots dans la suite , Voyage | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : jeanne, jeannoue, aslé, Aslé, Aslémita, ...
vendredi, 11 janvier 2008
rêves
Dans mes rêves à moi il y a toujours le passé et cet inconnu qui me terrifie de ne pas savoir comment m’en échapper. Il y a des cauchemars, de l’horreur, des explosions venues du ciel, des courses à perdre haleine et toutes ces choses que je n’écrirai jamais tant elles sont sanguinolentes parfois, et si souvent macabres qu’elles m’éveillent en sursaut.
Je rêve aussi d’amour, même dans le pire des scénarii, il y a toujours des effleurements, des lèvres, des mains sur son corps et qui m’échappent, qui disparaissent parce que je dois sauver ma peau, parce que c’est toujours la mort, la mienne qui me guette.
Dans mes rêves, il y a mes morts. Et au fil des années ils sont redevenus comme ils étaient, vivants, qui recommencent à me parler, avec qui je me dispute, parce que je ne me suis jamais disputée qu’avec ceux que j’aimais et là, le cauchemar c’est quand je me réveille, de comprendre que je ne pourrai jamais rien réparer de tout ce mal que j’ai donné.
Dans mes rêves, il y a de moins en moins de présent, seuls les enfants et même de toutes les années, qui sautent à la corde sur le toit d’une église ou qui glissent à plat ventre sur la route la plus dangereuse du département. J’en passe que j’oublie. Je souris, j’aurais pu écrire un livre marrant parce que dans mes rêves ils ne meurent jamais, ils s’en sortent toujours comme ils se ressemblent. Mais je ne peux pas.
18:55 Publié dans Des mots dans la suite | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : jeanne
dimanche, 23 décembre 2007
nolosé
Quand je pense à toi
C’est un rire que j’entends
Le silence de la plaine
Qui se fend du chemin
Toujours à découvrir
Quand je pense à toi
Je ne pense pas
Je souris sans rien dire
A l’abri devenu si familier
Si présent de le toucher
Sur ses parois lisses
Et qui glissent
Sous mes doigts
Quand je pense à toi
J’ai faim souvent
Des heures du goûter
De tartines au chocolat
Et du miel à volonté
Quand je pense à toi
J’ai des baisers
Des baisers de tous les baisers
A ne plus savoir souffler
Que de l’amour à t’aimer
Quand je pense à toi
Je m’endors
Dans tes bras
Et si je dors longtemps
C’est parce que je sais
Que demain
Tu seras là encore
Quand je pense à toi
J’ai des secrets
Qu’aucun mot ne pourrait dévoiler
J’ai
Les battements de mon coeur
Q’aucun oeil ne pourrait soulever
J’ai les ailes
Pour m’envoler
Si près de toi
Parmi toutes les étoiles
Qui battent l’appel
De nos deux corps retrouvés
Quand je pense à toi
Je ne sais pas
C’est comme si
Tu étais là
Quelque part en moi
Où nous serions deux
Fidèles de notre ombre
Quand je pense à toi
C’est que je t’aime
A oublier
Que tu n’es pas là
Quand je pense à toi
Mais je sais
Que tu comprendras
13:02 Publié dans abandon de forteresse , cinq heures dix , Des mots dans la suite , Des mots et des mots , Des Mots Tions , Introspectres , Les amis d'Aslé , Les nouveaux poèmes , l'écho des mots , Scène en intérieur , sixième ligne | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : anniversaire, laisse moi te dire encore, Aslémita, envol, D'hier et de demain, jeanne, peintures essentielles
jeudi, 20 décembre 2007
HRB
Elles avançaient. D’abord il y en avait eu 2, puis dix et cent... à présent elles étaient des milliers à marcher en ligne, franchissant tous les obstacles en les soulevant et laissant libres ainsi la voie pour les suivantes. Parce qu’il y en aurait d’autres, encore et encore. Elles n’étaient que la première vague, la toute petite en prémices du grand raz de marée qui recouvrirait le monde entier.
Elles étaient libres. Les plus vieilles grinçaient d’élégance tandis que les plus jeunes dans leurs berceaux mobiles à quatre roues, piaillaient d’impatience. C’était beau. De toutes les tailles, de toutes les couleurs et de toutes les marques, elles se donnaient la main invisible qui les unissait, marchant comme une seule femme.
Ce n’était pas une révolte. C’était une réalité. C’était la marche en avant des grues libérées.
Elles n’avaient pas de chef. Elles se portaient du même cœur, du même peuple, du même élan qu’elles s’insufflaient les unes aux autres parce que les vents n’étaient pas toujours dans le même sens que leur route, et que, certains jours quelques unes se perdaient dans le doute…alors elles s’épaulaient.
Tu y étais. Souviens-toi belle Anglaise d’Hermès revêtue, et toi aussi sibylline, échappée de la toundra qui à tes côtés respirait Volodia.
Tout parlait d’amour, d’espoir, du jour qui grandissait. Elles formaient l’horizon découpé de leurs différentes ossatures… et de près elles avaient la tendresse du rouge et bleu dans les yeux qui les découvraient.
Et quand deux d’entre elles se laissaient dépasser, traînant dans les arrières paysagés, c’était pour échanger de doux baisers.
Il y avait de l’ardeur à l’intérieur de la première ligne mais il y avait aussi de la pudeur, de celle dont les grues se voilent en clignant de l’œil pour un sourire caresse d’amour ou d’amitié.
Elles avancent encore celles qui furent les pionnières et derrière elles depuis se sont formées des milliers et des milliers d’autres lignes toutes aussi belles…
Chut … Ecoute. Je les entends. Elles parlent, elles rient, elles chantent, elles s’aiment et sont libres de leur existence.
Et le jour sera.
Toujours.
Car les grues ne meurent jamais tant qu’elles sont en marche et elles le sont depuis l’éternité d’un matin où une Rouge et une Bleue s’unirent des liens sacrés de la liberté, brisant ainsi la chaîne du passé.
Tout est à tout le monde, à commencer par la liberté d’être soi pour enfin trouver l’autre que l’on aimera.
18:26 Publié dans Des mots dans la suite , histoires D'Aslétie | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : jeanne, aslé
mardi, 18 décembre 2007
Tu Te Reconnaîtras
Au bruissement d’une feuille
Papier léger soufflé du deuil
Au tournant d’une page d’amour
Effeuillant son souffle de velours
Je suis je joue ton souffle
Otage légère de l’instant
Je lis tes mots de l’importance
Celle de t’aimer
Dans ce silence
Qui couve le feu
Couvrant le doute de ta présence
Tu écris les mots qui glissent
Profonds de l’insouciance
Du qui du quoi
Et pour toujours
Par-dessus ton épaule
Je suis ta main sur l’encre
De le page blanche
A qui tu peux tout dire
Et tout souffrir
Les traces profondes
De tes souvenirs
Tu ne dis rien
Tu es silence
Seul le bruissement sur la feuille
Captive l’appel de tous mes sens
Je sais tout de toi
Mais rien de ce qui se passera
Ni où ni quand
Ni pour toujours
Et qui de nous revivra
La première en avant
Son retour
Pour la chasse à l’oubli
Des bras de tous les bras
Les tiens les miens mêlés
Les autres sans lendemain
Et ceux perdus sur le chemin
De ta main qui glisse et écrit
Sur l’écran noir et sans un bruit
Ou presque
Je sens si bien
L’odeur de ton chagrin
Je ne dis plus rien
Ma tête se vide
Mes yeux te suivent
Il y a ton ombre
Penchée aux flammes
Ta silhouette de femme
Perdue dans l’écriture
Du crépitement de ta plume
Qui s’accélère
Avec le jour tombant
Naissant je ne sais plus
Il y a tant de choses
Que je n’ose encore te lire
La pénombre
L’espoir de tout de suite
Le noir des retrouvailles
La clé de sol
Sur le fronton
De l’école
Et les non dits
De la bûche de Noël
La voix londonienne
A retenir mon souffle
De ta plume qui glisse
Encore et toujours
Ce soir où tu es là
Où je te regarde et je te vois
Si loin si proche de moi
Là bas comme au Pôle Nord
Au bruissement d’une banquise
Glace légère de notre terre promise
Je t’aime tu sais
Otage légère de mon présent
Fort parce qu’entre deux
Il n’y a que nous qui sommes
18:40 Publié dans Des mots dans la suite , Les amis d'Aslé , l'écho des mots | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : jeanne, le silence
vendredi, 14 décembre 2007
Lettre à un œil
Cher Œil,
Je t’écris depuis le fond de mon lit, je sais où je suis, quant à toi perdu dans ton visage inconnu, je n’ai pas d’endroit où t’endormir, là où tu baisses la paupière, là où tu es la prière d’un corps près duquel tu t’endors.
Bel Œil comme une île noyée dans le décor de mes pensées, ton double à la symétrie de ton talent, ton nez ta bouche manquants me défiant d’initier l’esquisse de ta beauté, tes joues ton front absents se fondant dans le soupçon d’une arcade princière venue d’hier… Tu chevauches mon âme, la trame de mon histoire, le drame à l’envers de tous ces mots qui me hantent.
Je souris Oeil de la photo prise à l’heure, parce que l’essentiel est d’être dans son temps, celui que l’on capture aux traces sauvages de l’existence comme autant de claques qui font des clics, qui font déclic de larmes de pluie de rire et de bonheur.
Œil, toi qui me lis et me connais par cœur, tu brilles quelque part dans mon ordinateur mais encore bien ailleurs. Sur la rétine de l’étincelle, celle qui s’illumine de mille feux, les soirs de fête et des adieux. Mais pas seulement.
Je ne suis pas longue ce soir à dire tous les fourmillements d’impressions qui m’habitent. Je suis trop tôt sur l’horloge de tout ce qui m’envahit. Mais je voulais que tu saches combien tu m’as touchée et que, bien que ne me voyant pas, tu me regardes au fond de moi…Où n’est-ce que moi…Alors c’est déjà ça…
A bientôt, au détour de quelques unes de tes photos ou à la porte entrouverte sur mes mots.
Aslé,
p.s : ( pensées surréalistes )
18:14 Publié dans cinq heures dix , Correspondance , Des mots dans la suite | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : etc, sans contrefaçon, sans tag


