dimanche, 04 mai 2008
Un caillou dans mon sabot
j’ai mal au pied
je ne sais pas pourquoi
est-ce mon sabot
est-ce la route
ou est-ce moi
et si c’était mon pied
mon pied mal luné
mon pied s’écorchant
de doutes mal fondés
j’ai mal au pied
j’ai mal à l’amour
j’ai mal aux mots
j’ai mal partout
mon pied a mal
mais l’autre pied lui ne dit rien
il aime
il avance en silence
il n’existe pas
il est sans souffrance
il m’emmène
entraînant son double
j’ai deux pieds
et un caillou dans mon sabot
j’ai mal au sabot
je ne sais pas pourquoi
est-ce le bois
est-ce le savetier
et si c’était moi
qui m’inventais
l’histoire de l’arbre
meurtri dans sa chair
et qui dirait tu marches sur moi
à chaque pas de travers
décidément
j’ai un caillou dans mon sabot
un trou dans mon maillot
un nœud dans mon cerveau
un clou dans mon ego
un ouragan dans mon verre d’eau
…
18:03 Publié dans & , cinq heures dix | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jeanne, sourire
mardi, 15 avril 2008
histitie
Je suis en incubation de mots, de ces mots qui s’assemblent quelque part pour se déclarer lorsque je serai prête pour l’irruption de moi.
En attendant l’instant magique, je me glisse à écrire quelque poème texte asl&tien…
Voyons voir autour de moi
j’ai une inspiration de déluge
alors o k pour les rimes en –uge
bouh ! c’est dur à trouver
voyons voir autour de moi
mais en fermant un oeil
et en tournant très vite
ouizzzzzzze toupie
alors o k pour les rimes en -i
ma douce belle ma chérie
j’ai toutes les peaux pour le tipi
car j’ai chassé durant toute la nuit
traquant les bêtes de l’insomnie
ma douce belle bergère ris
si d’un de tes moutons ravis
nous préparions un méchoui
alors nous inviterions tous nos amis
les oursonnes et les ours compris
pour la spéciale mega fête des esprits
ma douce belle et tendre égérie
mes mots ce matin sont tombés du lit
et là ils se puzzlent polissons impolis
sur le plancher en traces de fourmis
s’éparpillant d’une bataille de riz
ma douce belle toi à qui je dis
si je me meurs en cet instant précis
c’est de ta présence à mes côtés alanguie
de ton odeur au coeur de mes envies
de ta main de ton pied aux ongles vernis
de la robe de ton corps couleur de la vie
ma douce belle je dois m’arrêter ici
car il est des mots d’amour ami
qui sous la vertu d’oreilles non averties
transformeraient l’ange en diable cramoisi
18:15 Publié dans cinq heures dix | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : no tag
samedi, 01 mars 2008
En rose et bleu
Le bonheur ? C’est toi, c’est moi, c’est ce rapport qui est sans force, c’est le bonheur du matin, les premières gouttes qui tombent sur le café et le petit nuage qui se dégage, un parfum de souvenir de tous les matins, de ces grands jours aussi à se lever tôt pour partir loin, de fermer la maison et d’enfermer toutes ses odeurs dans le jour qui se lève et puis partir à l’aventure avec une main, avec un sourire, avec deux couleurs, avec ce trois fois rien qui m’emplit le coeur parce que tout ira bien si je chante, si je ris, si tu es là. Alors je t’aime tout haut tout bas, je souris le matin dans la toundra, le soleil qui se lève, je vois la grue, j’entends ta voix, j’écris un poème de fil décousu, cet habit que tu portes si doux de ces couleurs qui t’enveloppent, alors je te prends dans mes bras et je te chante la chanson que je ne comprends pas, la tienne que j’aime tant. J’ai ta mer sous les paupières, l’étang de Berre, l’arbre de ton jardin, ton sourire, tes éclats de rire, ta mosaïque aux reflets de l’esprit…J’ai des mots qui s’écrivent de toi comme autant d’oiseaux bleus et roses qui sur la feuille se posent… comme les traces de ce qui existe entre nous deux.
18:35 Publié dans cinq heures dix , Des mots dans la suite | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : jeanne
dimanche, 03 février 2008
Dans un soupir
il y a toi dans tous mes mots
dans tous mes pas
dans l’air que je respire
il y a toi qui me guéris
qui soignes mes peines
qui me fais rire
il y a toi que j’aime
l’odeur de tes matins
la chaleur de tes nuits
l’envie de te prendre dans mes bras
et de te sentir m’aimer
comme je t’aime dans tous nos baisers
il y a toi mon ange
invisible shiva
qui souffles de tous tes bras les nuages
doucement vers d’autres rivages
ou bien encore nue allongée
sur la plage des roches roses
le vent de tes pensées libres
effaçant les voiles du bateau qui se pose
il y a toi ma douce amie
dans tous mes mots d’amour écrits
aux îles perdues et retrouvées
comme autant de rêves à nous donner
toi ma belle
que j’aurais aimé connaître
bien avant que le temps
ne nous enlève nos âmes d’enfants
et en disant ça dans tes sourires
je sais bien que je viens de mentir
il y a toi dans tous mes mots
dans tous mes pas
dans l’air que je respire
il y a toi qui me guéris
qui soignes mes peines
qui me fais rire
il y a toi que j’aime…
dans un soupir
18:07 Publié dans cinq heures dix , Des mots dans la suite , l'écho des mots | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : jeanne, mistralopale, bleu kobalt
jeudi, 24 janvier 2008
papillons
dans le secret de ton coeur
un papillon se pose en douceur
les ailes bleues fraîches d’avoir volé
il a la pureté d’une goutte de rosée
de la caresse de ses yeux glisse
le tendre parfum d’un narcisse
tu dors encore belle endormie
des rêves de chaleur d’une douce nuit
sous tes paupières à embrasser
se dessine le jeu de lumières à enlacer
et les odeurs orangées qui naissent
sur ton sein découvert ont la délicatesse
d’une fleur à peine éclose de l’amour
qui s’éveillerait au matin du premier jour
11:29 Publié dans cinq heures dix | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : des ailes, envol, jeanne
mardi, 15 janvier 2008
lumières
Son rire clair et chantant
est l’eau d’une fontaine
dans laquelle je me baigne
d’amour des heures durant.
Même loin il court encore
tout au fond de mon oreille
me berçant du doux sommeil
d’avoir en moi un trésor.
Il illumine mes nuits
résonnant à l’infini
du plus profond endormie
je suis partout avec lui.
C’est que je l’aime je crois
de rêver d’elle aux éclats
de rire de tous ses bras
dans les gestes de sa voix.
19:09 Publié dans cinq heures dix | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : chut, jeanne, alien
dimanche, 23 décembre 2007
nolosé
Quand je pense à toi
C’est un rire que j’entends
Le silence de la plaine
Qui se fend du chemin
Toujours à découvrir
Quand je pense à toi
Je ne pense pas
Je souris sans rien dire
A l’abri devenu si familier
Si présent de le toucher
Sur ses parois lisses
Et qui glissent
Sous mes doigts
Quand je pense à toi
J’ai faim souvent
Des heures du goûter
De tartines au chocolat
Et du miel à volonté
Quand je pense à toi
J’ai des baisers
Des baisers de tous les baisers
A ne plus savoir souffler
Que de l’amour à t’aimer
Quand je pense à toi
Je m’endors
Dans tes bras
Et si je dors longtemps
C’est parce que je sais
Que demain
Tu seras là encore
Quand je pense à toi
J’ai des secrets
Qu’aucun mot ne pourrait dévoiler
J’ai
Les battements de mon coeur
Q’aucun oeil ne pourrait soulever
J’ai les ailes
Pour m’envoler
Si près de toi
Parmi toutes les étoiles
Qui battent l’appel
De nos deux corps retrouvés
Quand je pense à toi
Je ne sais pas
C’est comme si
Tu étais là
Quelque part en moi
Où nous serions deux
Fidèles de notre ombre
Quand je pense à toi
C’est que je t’aime
A oublier
Que tu n’es pas là
Quand je pense à toi
Mais je sais
Que tu comprendras
13:02 Publié dans abandon de forteresse , cinq heures dix , Des mots dans la suite , Des mots et des mots , Des Mots Tions , Introspectres , Les amis d'Aslé , Les nouveaux poèmes , l'écho des mots , Scène en intérieur , sixième ligne | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : anniversaire, laisse moi te dire encore, Aslémita, envol, D'hier et de demain, jeanne, peintures essentielles
vendredi, 14 décembre 2007
Lettre à un œil
Cher Œil,
Je t’écris depuis le fond de mon lit, je sais où je suis, quant à toi perdu dans ton visage inconnu, je n’ai pas d’endroit où t’endormir, là où tu baisses la paupière, là où tu es la prière d’un corps près duquel tu t’endors.
Bel Œil comme une île noyée dans le décor de mes pensées, ton double à la symétrie de ton talent, ton nez ta bouche manquants me défiant d’initier l’esquisse de ta beauté, tes joues ton front absents se fondant dans le soupçon d’une arcade princière venue d’hier… Tu chevauches mon âme, la trame de mon histoire, le drame à l’envers de tous ces mots qui me hantent.
Je souris Oeil de la photo prise à l’heure, parce que l’essentiel est d’être dans son temps, celui que l’on capture aux traces sauvages de l’existence comme autant de claques qui font des clics, qui font déclic de larmes de pluie de rire et de bonheur.
Œil, toi qui me lis et me connais par cœur, tu brilles quelque part dans mon ordinateur mais encore bien ailleurs. Sur la rétine de l’étincelle, celle qui s’illumine de mille feux, les soirs de fête et des adieux. Mais pas seulement.
Je ne suis pas longue ce soir à dire tous les fourmillements d’impressions qui m’habitent. Je suis trop tôt sur l’horloge de tout ce qui m’envahit. Mais je voulais que tu saches combien tu m’as touchée et que, bien que ne me voyant pas, tu me regardes au fond de moi…Où n’est-ce que moi…Alors c’est déjà ça…
A bientôt, au détour de quelques unes de tes photos ou à la porte entrouverte sur mes mots.
Aslé,
p.s : ( pensées surréalistes )
18:14 Publié dans cinq heures dix , Correspondance , Des mots dans la suite | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : etc, sans contrefaçon, sans tag
mercredi, 05 décembre 2007
L'enfance d'Aslé
19:38 Publié dans cépia , cinq heures dix | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
vendredi, 16 novembre 2007
La voix d’Aslé
elle a dit regarde moi
alors je l’ai regardée
elle a dit écoute moi
alors je l’ai écoutée
elle a dit embrasse moi
alors je l’ai embrassée
elle a dit pas sur la joue
alors j’ai fermé les yeux
et peu… j’ai vu tout en bleu
c’est pas bien
les affiches sur les murs
elle a dit touche moi
alors je l’ai touchée
elle a dit pas du bout des doigts
alors j’ai plongé
et pan… j’ai vu tout en blanc
c’est nul
les écrans tactiles
elle a dit viens avec moi
alors je l’ai suivie
elle a dit dépêche toi
alors j’ai couru
elle a dit tu as vu
la superbe belle grue
et bouge… j’ai vu tout en rouge
c’est môche
les chiens sur les trottoirs
elle a dit détends toi
alors je me suis détendue
elle a dit allonge toi
alors je me suis allongée
elle a dit ne pense pas
alors j’ai dit comment je fais
et elle a dit c’est simple
je vais me taire
et croire… j’ai vu tout en noir
c’est plein d’évidence
les voix parfois
ALORS ELLE S’EST TUE
[…]
elle n’a pas dit regarde moi
elle n’a pas dit écoute moi
elle n’a pas dit embrasse moi
elle n’a pas dit touche moi
elle n’a pas dit dépêche toi
elle n’a pas vu la grue non plus
les gens qui couraient dans la rue
l’affiche bleue de la femme nue
non elle n’a rien vu
de tout ce qui a disparu
alors j’ai marché comme j’ai pu
en écoutant seuls mes pieds nus
s’écorcher au son d’un mal entendu
et puis une fois le soir venu
devant la vitrine de tous les invendus
j’ai embrassé mon pauvre regard perdu
les yeux tournés dans mon corps inconnu
j’ai compris que la voix ne reviendrait plus
[…]
18:06 Publié dans abandon de forteresse , cinq heures dix , Introspectres | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : etc, sans contrefaçon, sans tag





