lundi, 02 novembre 2009

l’ombre et la parole

est-ce l’ombre des feuilles sur le marbre rose

celle du chêne rouge venue des portes de la forge

ou la voûte du dos de l’amiral courbée au temps reçu

ce soleil indécent sur le clocher pris des paroles

ce blanc des pierres volées aux années du château

ce blanc d’église et sa sonnaille enrouée

du glas des pas tordus sur les pavés

descendre au cimetière

descendre à la tombe qui se met à rompre

à corrompre cette vague trop lourde à porter

le nom presque le mien gravé par l’inconnu

moi qui ne disais jamais rien

voilà que je dis trop des larmes de tous nos gestes

cette chanson qui soudain me revient

celle où je remuais la terre pour planter des bruyères

quand les morts au jardin n’étaient que de simples morts

figés en sourires dans la cour du château heureux

quand mon seul souvenir vivant

n’était qu’une libellule sur un ruisseau

l’ombre de tous ces mots sortis dessous mes pieds

sous les racines fustigeant le silence de ce monde invisible

sous la lumière aveugle qui partout me vacille…

et si c’était juste l’ombre des feuilles qui me parlait

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Commentaires

le temps nous traverse
les paroles des feuilles,
leurs ombres
pourqui sait entendre
écouter
peuvent adoucir l'absence
pas consoler
juste la douceur
des mots de l'ombre des feuilles
dans cette odeur particulière
d'automne

Ecrit par : jeanne | lundi, 02 novembre 2009

c'est cette douceur qui m'a manqué hier
d'être si loin de l'automne
d'être si loin de ma mère
si loin d'elle entourée de ceux qui l'aiment encore
ses amis
c'est la pudeur je crois
je vais dire ça
c'est la vie qui surtout est la plus forte
et c'est bien

Ecrit par : Asl& | lundi, 02 novembre 2009

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