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dimanche, 29 juin 2008

mille et une

ombre sans ombre
phrase sans mot
le noir le vide
l’insoutenable infini
non pas vraiment
juste le couloir entre deux portes
de deux bras qui m’emportent
un tourbillon
la vie
et puis…

troque troc trope-là

j’ai mille endroits à l’envers
j’ai mille feux à l’enfer
j’ai mille diables à se taire
j’ai mille diapasons en souffle d’air

j’ai mille ans mis longtemps

j’ai mille histoires entrave au firmament
j’ai mille temps à l’art mourant
j’ai mille tonneaux de colle à prendre
j’ai mille rouleaux à se détendre

j’ai mis mon pied dans la chaussure
j’ai mille écueils en lieu d’usure

j’ai mille indiens à peindre
j’ai mille combats à éteindre
j’ai mille tambours à blanchir l’eau
j’ai mille usines en greffe de peau

j’ai mille étés au plafonnier
j’ai milité pour les damnés

j’ai mille attentes au garde-fou
j’ai mille univers sans dessus dessous

et même j'ai... mille bras autour du cou

pour dire

...

mercredi, 25 juin 2008

...

...

jeudi, 19 juin 2008

Mon ange

élégance raffinée
charme aimant de touches
charnelles rouges
épouse troublante de mon désir
de la pointe de tes pieds
à tes cheveux déesse
de la Grèce ancienne
belle au sourire
ouvert offert
à mon regard épris
captivante d’amour
ensorcelante de mon trouble
enserrée de mon cœur
les perles de ta beauté
nue sur les draps bleu cyan
gorge sirène offerte à l’océan
de tes seins roulant
fleurs fleuve d’une fraîcheur brûlante
au corail rose posé
sur ta peau de sable
perdue en toi
pour tout t’aimer
te dire de ma bouche
la profondeur de mes secrets
aux phalanges de mon rêve
te prendre en nous
toutes voiles battantes
hisser au mat de tes soupirs
mon corps brillant de ton plaisir
mourir royaume de sous la mer
ma reine ma sœur mon amie
mon amante de la vie
au ciel de l’extrême attirance
je t’aime tout simplement
de ta présence

dimanche, 15 juin 2008

lumière blanche

lumière blanche
mes beaux habits du dimanche
enfermés mes seins d’acouphènes
zippée ma peau de partout
sans mauvaise humeur
puisqu’une nuit dans les draps nue
il n’en paraîtra plus
lumière blanche et camisole d’amarante
robe d’armure en porcelaine d’épouvante
ventre serré
fesses en coupole
cristallerie morte de gerbière
en ascenseur d’eaux fortes
au fond de moi je rigole fort
de larmes en rire phréatique
alimentant la nappe dessous sulpice
les mots d’iris plein les poches
…quelle ruine que l’acropole de l’ennui
non je ne parle pas espagnol
juste un peu de sanscrit
la nuit autour d’une bougie
lumière blanche
lumière blanche
mes beaux habits du dimanche
enfermés mes plus beaux atours
zippée cadenassée ma peau
au millier de mes amours
la roue tourne tourne
autour d’une île
cheveux en crête
et cœur joyeux
sourire d’un accent
au goût merveilleux
shiva indienne muraille de l’invisible
aux frontières du possible
oui c’est ça
lumière blanche
lumière blanche
déshabille moi de tous tes bras
prends moi dans tes couleurs
dans ton oeil comme je suis
de toute façon je ne suis pas d’ici
je suis d’ailleurs
de là-bas
du pays qui rouille
du sang de l’Aslétie
…du bleu comme toi
et voilà je suis
enfin dans tes draps
à te parler tout bas
comme je sais
que tu ne sais pas

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samedi, 14 juin 2008

noloctosé

Ne plus écrire, ce serait me punir…de je ne sais pas quoi d’ailleurs. Pourtant j’écris, j’écris, mais je ne laisse plus mes mots à lire alors le feu forcément lentement s’éteint, je me perds dans « mes je n’ai rien à dire à personne qu’à moi-même » l’encre se raréfie et les feuilles restent blanches…comme un long dimanche d’adolescence où je tire sur mes manches parce que la semaine j’ai les bras retroussés et que les trois quart, les demies mesures, je n’aime pas…
Par moment je me sens entravée, ne serait-ce que par l’ombre microscopique de la tache d’une goutte d’eau qui s’évapore sur l’Athanor de mes nerfs à fleur de peau…et c’est toujours à ce moment précis que surgit quelqu’un avec des expressions toutes faites, du genre : en regardant mes mains « qui voit ses veines, voit ses peines ».
Franchement il y a des gens ancrés de mots tout fait, je dis ça, mais ma fausse grand-mère me flattait bien de mes mains de sage-femme…chirurgienne dans son esprit ça n’était pas permis (amen).
Aslé…Aslé…Aslé et toute ma boîte à se souvenir du temps s’ouvre d’un grand coup de coeur, une grande envolée d’enfance et je m’arrête là sur une balançoire, celle de C. quand nous jouions au papa (qu’elle n’avait pas) et à la maman (qu’elle n’avait pas trop non plus), ça c’étaient ses jeux à elle…et les bisous sur la bouche avec une paume de main entre deux quand même, car dans l’atelier de sa grand-mère il y avait des regards invisibles de partout…enfin moi je savais. Je savais que ce n’était pas bien et dans ce jeu-là moi je ne jouais pas vraiment.
Alors j’organisais de grands jeux dans son jardin, nous n’étions que deux à faire les milliers de participants…c’est fou comme je me rappelle encore et comme elle était heureuse et comme je l’étais de tous ces défis physiques qu’elle surpassait…Et la balançoire qui nous projetait bien plus loin que le bac de sable…
Je souris…je me souviens de tout, même des deux chiens, le noir et le blanc, de leurs noms…
Ah… !
Je voulais vous dire que ma seule poésie est là dans ces quelques années où ma mère vivait d’avoir une amie qui l’écoutait avec une petite fille (enfin surtout pour moi) qu’elle élevait…enfin plus je crois…qu’elle aimait…c’est ça le truc qui fait toute la différence.

…Voilà…A part ça mes cahiers s’emplissent de mots qui n’en valent pas la peine…Enfin si…seuls les mots pour Jeanne…

dimanche, 08 juin 2008

it might as well be spring

Dans l’inconnu de demain
dans la fièvre d’un refrain
j’écris l’histoire sans fin
de ton amour qui me porte
berceuse de mes nuits
sourires de mes jours
dans la caresse de ta joue
dans le souffle si doux
qui passe entre nous
j’écris la tendresse sans fin
de ton cœur qui m’emporte
berceuse de mes nuits
sourires de mes jours
je t’aime
dans la couleur de tes yeux
et le vent dans tes cheveux
est la main de mes baisers
quand tu me prends dans tes mots
sur la mer sur les îles
sur les plages sur la ville
partout où tu es je suis
et dans l’étreinte du jour et de la nuit
j’ai le goût de toi
j’ai le goût de nous.

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