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samedi, 14 juin 2008
noloctosé
Ne plus écrire, ce serait me punir…de je ne sais pas quoi d’ailleurs. Pourtant j’écris, j’écris, mais je ne laisse plus mes mots à lire alors le feu forcément lentement s’éteint, je me perds dans « mes je n’ai rien à dire à personne qu’à moi-même » l’encre se raréfie et les feuilles restent blanches…comme un long dimanche d’adolescence où je tire sur mes manches parce que la semaine j’ai les bras retroussés et que les trois quart, les demies mesures, je n’aime pas…
Par moment je me sens entravée, ne serait-ce que par l’ombre microscopique de la tache d’une goutte d’eau qui s’évapore sur l’Athanor de mes nerfs à fleur de peau…et c’est toujours à ce moment précis que surgit quelqu’un avec des expressions toutes faites, du genre : en regardant mes mains « qui voit ses veines, voit ses peines ».
Franchement il y a des gens ancrés de mots tout fait, je dis ça, mais ma fausse grand-mère me flattait bien de mes mains de sage-femme…chirurgienne dans son esprit ça n’était pas permis (amen).
Aslé…Aslé…Aslé et toute ma boîte à se souvenir du temps s’ouvre d’un grand coup de coeur, une grande envolée d’enfance et je m’arrête là sur une balançoire, celle de C. quand nous jouions au papa (qu’elle n’avait pas) et à la maman (qu’elle n’avait pas trop non plus), ça c’étaient ses jeux à elle…et les bisous sur la bouche avec une paume de main entre deux quand même, car dans l’atelier de sa grand-mère il y avait des regards invisibles de partout…enfin moi je savais. Je savais que ce n’était pas bien et dans ce jeu-là moi je ne jouais pas vraiment.
Alors j’organisais de grands jeux dans son jardin, nous n’étions que deux à faire les milliers de participants…c’est fou comme je me rappelle encore et comme elle était heureuse et comme je l’étais de tous ces défis physiques qu’elle surpassait…Et la balançoire qui nous projetait bien plus loin que le bac de sable…
Je souris…je me souviens de tout, même des deux chiens, le noir et le blanc, de leurs noms…
Ah… !
Je voulais vous dire que ma seule poésie est là dans ces quelques années où ma mère vivait d’avoir une amie qui l’écoutait avec une petite fille (enfin surtout pour moi) qu’elle élevait…enfin plus je crois…qu’elle aimait…c’est ça le truc qui fait toute la différence.
…Voilà…A part ça mes cahiers s’emplissent de mots qui n’en valent pas la peine…Enfin si…seuls les mots pour Jeanne…


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Commentaires
tes mots valent la peine
celle que tu as
celle que tu as eu
continue ma douce
tes mots font du bien
plaisir
et pas qu'à moi
continue
mais si l'envie se fait moins pressante..
é-cris moi ici ou ailleurs
mais je veux tes mots
Ecrit par : jeanne | dimanche, 15 juin 2008
mes mots tu les auras toujours, j'ai envie de bien écrire, sans faire mal, sans faire beau pour faire plaisir...et j'ai besoin aussi d'exploser de tout ce qui me passe...
la note qui suit c'est mon nouveau moi de dire, tu es dedans comme ma vie...Je suis un peu perdue en ce moment, je me tiens aux branches des mots et pas vraiment...Comme si j'avais fait tout le tour de ce que j'avais à dire...et...peut-être c'est pas vrai
Ecrit par : Asl& | dimanche, 15 juin 2008
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