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samedi, 10 mai 2008

Μου λείπεις

 
le silence se noie de transparence
n’y aurait-il plus rien à découvrir
plus de fenêtre à entrouvrir

tant de choses sont restées suspendues
au coin de tes lèvres rivées par l’inconnu
tant de fils lancés que je me suis perdue
dans l’écheveau de ta peau en tissu

et tous les secrets resteraient-ils sans avenir

le vide éclaire l’intemporel
l’être que tu es s’est effacé
mes mains ont fini de te toucher

tant de rêves se sont mis en couleur
aux rivages de la folie et de la peur
tant de tristesses ancrées des profondeurs
qui me brisaient en lames de malheur

et tous les manques se fonderaient-ils dans l’oubli

l’absence devient une présence
le blanc une gomme à effacer le présent
la solitude le seul espace du temps

tant de matins remplis d’espoirs
au soleil qui chassait les idées noires
tant de paroles devenues si dérisoires
au regard d’un corps qui a cessé de vouloir

et tout le reste de l’amour se serait-il envolé

dimanche, 04 mai 2008

Un caillou dans mon sabot

j’ai mal au pied
je ne sais pas pourquoi
est-ce mon sabot
est-ce la route
ou est-ce moi
et si c’était mon pied
mon pied mal luné
mon pied s’écorchant
de doutes mal fondés
j’ai mal au pied
j’ai mal à l’amour
j’ai mal aux mots
j’ai mal partout

mon pied a mal
mais l’autre pied lui ne dit rien
il aime
il avance en silence
il n’existe pas
il est sans souffrance
il m’emmène
entraînant son double

j’ai deux pieds
et un caillou dans mon sabot

j’ai mal au sabot
je ne sais pas pourquoi
est-ce le bois
est-ce le savetier
et si c’était moi
qui m’inventais
l’histoire de l’arbre
meurtri dans sa chair
et qui dirait tu marches sur moi
à chaque pas de travers

décidément
j’ai un caillou dans mon sabot
un trou dans mon maillot
un nœud dans mon cerveau
un clou dans mon ego
un ouragan dans mon verre d’eau

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jeudi, 01 mai 2008

Et si...nous dansions



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