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mercredi, 30 janvier 2008
...en mer des Aslégates
confusion
infusion
diffusion
fusion
c’est d’abord le trouble confus qui s’installe
tu ne sais pas, alors discrètement tu infuses
et plus tu infuses et plus ça devient fort
alors tu n’en peux plus et tu diffuses ton émotion
tu la prends dans un mot
tu l’apprends de sa bouche
tu la bois d’un seul souffle
tu la serres brûlante
et tu lacères le filet de ton coeur
pour remonter à la surface de ses yeux
tu plonges
ta peau pleure des frissons
tu t’immerges en elle
et de son parfum tu meurs
noyée dans son silence
…
Rien à voir...et encore !
"All of Us Are One People"

A écouter très fort quand même...ça tue les miasmes !!!
J'aime !
11:55 Publié dans Des Mots Tions | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : Aslémita
jeudi, 24 janvier 2008
papillons
dans le secret de ton coeur
un papillon se pose en douceur
les ailes bleues fraîches d’avoir volé
il a la pureté d’une goutte de rosée
de la caresse de ses yeux glisse
le tendre parfum d’un narcisse
tu dors encore belle endormie
des rêves de chaleur d’une douce nuit
sous tes paupières à embrasser
se dessine le jeu de lumières à enlacer
et les odeurs orangées qui naissent
sur ton sein découvert ont la délicatesse
d’une fleur à peine éclose de l’amour
qui s’éveillerait au matin du premier jour
11:29 Publié dans cinq heures dix | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : des ailes, envol, jeanne
dimanche, 20 janvier 2008
réponse
écrire
je sens m’emplir
je cherche comment te dire
ce qui bat dans mon cœur
en force de couleurs
tes mots qui vivent souvenirs
de mon présent d’île à venir
de tous ces voyages de douceur
qui nous unissent du même bonheur
aimer
je sens m’emplir
je cherche comment te dire
ces lignes croisées du sud au nord
du nord au sud en fil d’or
tout ton soleil à m’éblouir
de l’amour qui me fait plaisir
celui qui me prend si fort
dans tes bras où je m’endors
libre
je sens monter en moi
ces mots à écouter
ceux qui me parlent de toi
de ce nous invisible à toucher
du bout de tous nos doigts
de l’air le parfum à respirer
de l’éternel feu de bois
qui vient à peine de s’allumer
flamme
je sens bien que je t’aime
parce que je ne finirai pas ce poème

12:36 Publié dans Correspondance , Des mots dans la suite | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : écho, jeanne, bleu, couleurs
mardi, 15 janvier 2008
lumières
Son rire clair et chantant
est l’eau d’une fontaine
dans laquelle je me baigne
d’amour des heures durant.
Même loin il court encore
tout au fond de mon oreille
me berçant du doux sommeil
d’avoir en moi un trésor.
Il illumine mes nuits
résonnant à l’infini
du plus profond endormie
je suis partout avec lui.
C’est que je l’aime je crois
de rêver d’elle aux éclats
de rire de tous ses bras
dans les gestes de sa voix.
19:09 Publié dans cinq heures dix | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : chut, jeanne, alien
dimanche, 13 janvier 2008
vivre
face à la mer inconnue
moins seule de te savoir là
je peux enfin prendre le temps
celui de regarder tout simplement
cette force monter en moi
et qui me vient de toi
celle de me laisser m’abandonner
à la confiance de tes bras
face à la mer que tu connais
moins seule de pouvoir t’aimer
mon corps de rupture se détend
j’entends le bruit des vagues
je suis le ballet joyeux
que recouvrent mes yeux
et je respire comme je te respire
dans le rêve de ma main
que caresse la tienne
face à la mer qui va si loin
plus seule d’aucune absence
le goût du sel me revient
si piquant que je ris
de ces larmes de vent
qui chassent l’oubli en courant
les oreilles rougies
saoules de l’air du temps
à s’embrasser de sable et d’eau
face à la mer qui ne s’arrête jamais
tant de choses nouvelles à vivre
à semer des îles perdues entre nous deux
pour mieux nous retrouver
comme un igloo en méditerranée
le nôtre qui sera toujours à inventer
je crois que…oui…je crois que
je t’ai trouvée mon amie
photo : Jeanne
13:26 Publié dans Des mots dans la suite , Voyage | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : jeanne, jeannoue, aslé, Aslé, Aslémita, ...
vendredi, 11 janvier 2008
rêves
Dans mes rêves à moi il y a toujours le passé et cet inconnu qui me terrifie de ne pas savoir comment m’en échapper. Il y a des cauchemars, de l’horreur, des explosions venues du ciel, des courses à perdre haleine et toutes ces choses que je n’écrirai jamais tant elles sont sanguinolentes parfois, et si souvent macabres qu’elles m’éveillent en sursaut.
Je rêve aussi d’amour, même dans le pire des scénarii, il y a toujours des effleurements, des lèvres, des mains sur son corps et qui m’échappent, qui disparaissent parce que je dois sauver ma peau, parce que c’est toujours la mort, la mienne qui me guette.
Dans mes rêves, il y a mes morts. Et au fil des années ils sont redevenus comme ils étaient, vivants, qui recommencent à me parler, avec qui je me dispute, parce que je ne me suis jamais disputée qu’avec ceux que j’aimais et là, le cauchemar c’est quand je me réveille, de comprendre que je ne pourrai jamais rien réparer de tout ce mal que j’ai donné.
Dans mes rêves, il y a de moins en moins de présent, seuls les enfants et même de toutes les années, qui sautent à la corde sur le toit d’une église ou qui glissent à plat ventre sur la route la plus dangereuse du département. J’en passe que j’oublie. Je souris, j’aurais pu écrire un livre marrant parce que dans mes rêves ils ne meurent jamais, ils s’en sortent toujours comme ils se ressemblent. Mais je ne peux pas.
18:55 Publié dans Des mots dans la suite | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : jeanne
dimanche, 06 janvier 2008
je vole
je vole, ma plume m’envole
légère légèrement
j’écris sur les nuages
les traces de mon corps
aux doux sillages
la terre s’efface
je vis de l’air
je suis légère
je vole, ma plume me porte
je suis sans poids
je suis l’oiseau
sans ailes que celles
de ma plume
aux feuilles qui suivent
les couleurs du vent
je suis la présence
le flottement de l’haut
je suis sans importance
les mots disparaissent
en perdant mon regard
trois petits points
et puis plus rien
…



