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dimanche, 30 décembre 2007
Aslémita
Aslémita s’était arrêtée sur le bord du chemin pour reprendre le bout de son souffle… et perdue dans le paysage, elle se mit à écrire :
Sur l’onde invisible de ses rêves
Sur le fil désuni de deux corps
Qui s’évapore
En gouttelettes d’or
Sur l’éclat de l’eau qui scintille
A la lueur d’un soleil couchant
Et qui s’élève
En flamme rougeoyante
Sur ce qui lui était le plus cher
Sur la vie d’un amour
Auquel elle aimerait dire toujours
Ce nous
Qui tournait en elle
Depuis toutes les nuits
A la prendre
Entre deux soleils
A l’attendre
Dans l’ombre d’un souvenir.
Puis elle reprit la route, celle qui la mènerait là où tout simplement elle devait aller, quelque part sans mot, sans rien, sans bagage, sans hier, légèrement, au hasard des vents qui la porteraient, au hasard du temps qui passerait à marcher en avant sans plus jamais se retourner que sur les jeunes années de son enfance, celles où grandir n’avait que l’importance du plaisir…
Je marche en silence, je m’appelle moi de tous mes sens, je rêve pour atteindre ce qui n’existe pas encore. Je suis libre et je vais.
Et si j’avais des vœux de nouvelles années à formuler pour vous qui me lisez, ce serait juste çà : allez et soyez libres de qui vous êtes, et l’enveloppe qui vous porte n’a aucune importance…
Voilà… mais je sais aussi le monde de la souffrance et les mots sont vains, vraiment, et même l’amour n’y peut rien. Je pense à ma mère et au monde des pensées, peut-être qu’il communique. Ma mère y croyait. Moi je ne sais pas. Je suis et j’avance et j’ai encore le temps d’aimer.
12:58 Publié dans Vous dire. | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : moi
mercredi, 26 décembre 2007
Les mots de Jeanne
si...
si je voulais parler d'amour
je crierai ton nom
à l'écho
si je voulais parler d'amour
je regarderai le ciel
les bleus et les gris
les nuages qui courent
où tu dois te perdre parfois
si je voulais parler d'amour
il me faudrait les quatre points cardinaux
en bandoulière
le nord et le sud
les mers sur ma peau
si je voulais parler d'amour
je parlerai du bonheur de lire de dire les mots
si je voulais parler d'amour
je murmurerai ton nom encore
je dirai les monts et les plaines
les vents de pluies
les neiges éternelles
si je voulais parler d'amour
je dirai ce bonheur
que j'ai quand je pense à toi
18:45 Publié dans Les mots des autres que j'aime | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : jeanne
lundi, 24 décembre 2007
Kiki
Le singe s’était enfui déguisé en père noël. Dans le silence de la chambre, je griffonne assise sur le lit, je réfléchis, et si je mettais des rubans rouges au cou de mes chats et des grelots à mes chevilles, quel jeu pourrions-nous inventer alors que je suis entrain de couver une grosse crise de cafard noir, du plus profond noir qui soit.
Le noir et le blanc ne sont pas des couleurs, chacun les totalisent toutes, alors c’est noir, c’est blanc, c’est pareil…c’est une inversion.
J’ai toutes les couleurs et si je retirais le rouge pour voir : alors le singe s’enfuit déguisé en père noël et je commence à sourire.
Quand j’étais petite, mon père me racontait l’histoire du singe, j’aimais bien, j’aurai voulu un singe. Pour noël par exemple. Je l’aurais appelé Kiki ou Koko ou …bof… . Bien sûr, il aurait su parler et j’aurais été sa Vévé. Mon père l’aurait trouvé dans un cirque déguisé en père noël à faire des acrobaties sur la selle d’un cheval blanc. Ah ! non ! pas tout blanc sinon ça va me reprendre… Blanc avec du roux, non pas roux, marron, une robe….bon ! Le cheval était marron déguisé en renne avec des antennes pour paraboliser la divination.
Après le spectacle, mon père serait allé à la roulotte du méchant directeur pour lui refaire le portrait, ensuite il aurait ouvert toutes les cages et le petit singe déguisé en père noël aurait sauté sur l’épaule de mon père, et mon père aurait sauté sur le cheval déguisé en renne et au triple galop il serait descendu par le conduit de la cheminée de ma maison de poupée.
Avec Kiki on se serait fait une cabane dans le jardin avec tous les legos qu’on aurait volés au grand magasin des jouets. Kiki aurait été un as. Il aurait fait tous mes devoirs et j’aurais été présidente du monde…des playmobils.
Ma mère lui aurait cousu un costume tout bleu, et une chemise et une cravate et une petite casquette.
Le costume du père noël je l’aurais enfilé à Aline, la pas belle, la poupée de mon grand père gagné à la carabine. Etriquée Aline, ridicule dans cet habit trop petit. Ensuite avec Kiki on l’aurait battue et jetée aux quatre murs toute cabossée pour en avoir une autre, une vraie, une qui parle avec des piles et qui racontent des histoires pour endormir les grandes filles qui ont des trous blancs et noirs dans la mémoire.
Avec Kiki on aurait fait explorateur d’archéologie, en époussetant des grains de sable au sahara. On aurait fait du dromadaire et du chameau. Et puis un jour on aurait rencontré une princesse et Kiki l’aurait épousée…moi je n’aurais pas pu, j’aurais été encore trop petite. Et ils auraient eu plein plein de petits Kiki pour toutes les petites filles du monde…pour les garçons c’est une autre histoire.
Le chat s’était enfui déguisé en père noël. Dans le salon l’arbre habillé d’une étrange façon observait à ses pieds le petit garçon et qui rêvait, et qui rêvait d’un chat perdu qui viendrait sonner à la porte au douzième coup de minuit.
Le chat s’était enfui du cirque sans même prendre le temps d’ôter son déguisement car il venait de recevoir le message d’une étoile accrochée sur un sapin quelque part dans une maison où rêvait un petit garçon. Il fallait faire vite et passer la pointe du museau partout sur tous les carreaux illuminés de noël pour retrouver l’enfant au rêve. Le chat volait en zigzag à travers les rues, d’une vitre à l’autre… « mais non ce n’est pas lui…comment je peux savoir çà…se dit soudain le chat… ah ! par mes moustaches que je sois fait de glace si je ne le trouve pas…en tous cas ce n’est pas ce petit garçon là qui tire la langue à ses parents. »
Minuit moins cinq. Le petit garçon au pied du sapin s’était endormi. Kiki le chat échappé du cirque en habits de père noël était couvert de boue à présent, éclaboussé par toutes les voitures qui passaient pour conduire les grandes personnes au rendez-vous secret.
Il n’avait toujours pas trouvé. Les douze coups allaient sonner, il avait visité toutes les maisons, il ne restait plus que cette toute petite dernière dans cette impasse lugubre, si triste qu’aucun humain n’aurait pu y vivre, pas même un chat. Et pourtant un arbre brillait à l’intérieur et une étoile scintillait si fort parmi les guirlandes que les moustaches de Kiki s’allumèrent de l’éclair du sourire.
Par la fenêtre il aperçut le petit garçon endormi, il se mit à gratter à la vitre mais en vain.
Face à la porte d’entrée, il tenta de sauter pour essayer d’atteindre le bouton de la sonnette…
Et soudain ce fut l’heure, les coups s’enchaînèrent, le chat avait cessé de bondir, son cœur s’était arrêté… Le douzième coup s’achevait quand la porte s’ouvrit sur le regard ébloui d’un petit garçon qui savait bien que les chats sont trop petits pour sonner à la porte.
24/12/07
11:25 Publié dans histoires D'Aslétie | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : Aslémita
dimanche, 23 décembre 2007
nolosé
Quand je pense à toi
C’est un rire que j’entends
Le silence de la plaine
Qui se fend du chemin
Toujours à découvrir
Quand je pense à toi
Je ne pense pas
Je souris sans rien dire
A l’abri devenu si familier
Si présent de le toucher
Sur ses parois lisses
Et qui glissent
Sous mes doigts
Quand je pense à toi
J’ai faim souvent
Des heures du goûter
De tartines au chocolat
Et du miel à volonté
Quand je pense à toi
J’ai des baisers
Des baisers de tous les baisers
A ne plus savoir souffler
Que de l’amour à t’aimer
Quand je pense à toi
Je m’endors
Dans tes bras
Et si je dors longtemps
C’est parce que je sais
Que demain
Tu seras là encore
Quand je pense à toi
J’ai des secrets
Qu’aucun mot ne pourrait dévoiler
J’ai
Les battements de mon coeur
Q’aucun oeil ne pourrait soulever
J’ai les ailes
Pour m’envoler
Si près de toi
Parmi toutes les étoiles
Qui battent l’appel
De nos deux corps retrouvés
Quand je pense à toi
Je ne sais pas
C’est comme si
Tu étais là
Quelque part en moi
Où nous serions deux
Fidèles de notre ombre
Quand je pense à toi
C’est que je t’aime
A oublier
Que tu n’es pas là
Quand je pense à toi
Mais je sais
Que tu comprendras
13:02 Publié dans abandon de forteresse , cinq heures dix , Des mots dans la suite , Des mots et des mots , Des Mots Tions , Introspectres , Les amis d'Aslé , Les nouveaux poèmes , l'écho des mots , Scène en intérieur , sixième ligne | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : anniversaire, laisse moi te dire encore, Aslémita, envol, D'hier et de demain, jeanne, peintures essentielles
jeudi, 20 décembre 2007
HRB
Elles avançaient. D’abord il y en avait eu 2, puis dix et cent... à présent elles étaient des milliers à marcher en ligne, franchissant tous les obstacles en les soulevant et laissant libres ainsi la voie pour les suivantes. Parce qu’il y en aurait d’autres, encore et encore. Elles n’étaient que la première vague, la toute petite en prémices du grand raz de marée qui recouvrirait le monde entier.
Elles étaient libres. Les plus vieilles grinçaient d’élégance tandis que les plus jeunes dans leurs berceaux mobiles à quatre roues, piaillaient d’impatience. C’était beau. De toutes les tailles, de toutes les couleurs et de toutes les marques, elles se donnaient la main invisible qui les unissait, marchant comme une seule femme.
Ce n’était pas une révolte. C’était une réalité. C’était la marche en avant des grues libérées.
Elles n’avaient pas de chef. Elles se portaient du même cœur, du même peuple, du même élan qu’elles s’insufflaient les unes aux autres parce que les vents n’étaient pas toujours dans le même sens que leur route, et que, certains jours quelques unes se perdaient dans le doute…alors elles s’épaulaient.
Tu y étais. Souviens-toi belle Anglaise d’Hermès revêtue, et toi aussi sibylline, échappée de la toundra qui à tes côtés respirait Volodia.
Tout parlait d’amour, d’espoir, du jour qui grandissait. Elles formaient l’horizon découpé de leurs différentes ossatures… et de près elles avaient la tendresse du rouge et bleu dans les yeux qui les découvraient.
Et quand deux d’entre elles se laissaient dépasser, traînant dans les arrières paysagés, c’était pour échanger de doux baisers.
Il y avait de l’ardeur à l’intérieur de la première ligne mais il y avait aussi de la pudeur, de celle dont les grues se voilent en clignant de l’œil pour un sourire caresse d’amour ou d’amitié.
Elles avancent encore celles qui furent les pionnières et derrière elles depuis se sont formées des milliers et des milliers d’autres lignes toutes aussi belles…
Chut … Ecoute. Je les entends. Elles parlent, elles rient, elles chantent, elles s’aiment et sont libres de leur existence.
Et le jour sera.
Toujours.
Car les grues ne meurent jamais tant qu’elles sont en marche et elles le sont depuis l’éternité d’un matin où une Rouge et une Bleue s’unirent des liens sacrés de la liberté, brisant ainsi la chaîne du passé.
Tout est à tout le monde, à commencer par la liberté d’être soi pour enfin trouver l’autre que l’on aimera.
18:26 Publié dans Des mots dans la suite , histoires D'Aslétie | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : jeanne, aslé
mardi, 18 décembre 2007
Tu Te Reconnaîtras
Au bruissement d’une feuille
Papier léger soufflé du deuil
Au tournant d’une page d’amour
Effeuillant son souffle de velours
Je suis je joue ton souffle
Otage légère de l’instant
Je lis tes mots de l’importance
Celle de t’aimer
Dans ce silence
Qui couve le feu
Couvrant le doute de ta présence
Tu écris les mots qui glissent
Profonds de l’insouciance
Du qui du quoi
Et pour toujours
Par-dessus ton épaule
Je suis ta main sur l’encre
De le page blanche
A qui tu peux tout dire
Et tout souffrir
Les traces profondes
De tes souvenirs
Tu ne dis rien
Tu es silence
Seul le bruissement sur la feuille
Captive l’appel de tous mes sens
Je sais tout de toi
Mais rien de ce qui se passera
Ni où ni quand
Ni pour toujours
Et qui de nous revivra
La première en avant
Son retour
Pour la chasse à l’oubli
Des bras de tous les bras
Les tiens les miens mêlés
Les autres sans lendemain
Et ceux perdus sur le chemin
De ta main qui glisse et écrit
Sur l’écran noir et sans un bruit
Ou presque
Je sens si bien
L’odeur de ton chagrin
Je ne dis plus rien
Ma tête se vide
Mes yeux te suivent
Il y a ton ombre
Penchée aux flammes
Ta silhouette de femme
Perdue dans l’écriture
Du crépitement de ta plume
Qui s’accélère
Avec le jour tombant
Naissant je ne sais plus
Il y a tant de choses
Que je n’ose encore te lire
La pénombre
L’espoir de tout de suite
Le noir des retrouvailles
La clé de sol
Sur le fronton
De l’école
Et les non dits
De la bûche de Noël
La voix londonienne
A retenir mon souffle
De ta plume qui glisse
Encore et toujours
Ce soir où tu es là
Où je te regarde et je te vois
Si loin si proche de moi
Là bas comme au Pôle Nord
Au bruissement d’une banquise
Glace légère de notre terre promise
Je t’aime tu sais
Otage légère de mon présent
Fort parce qu’entre deux
Il n’y a que nous qui sommes
18:40 Publié dans Des mots dans la suite , Les amis d'Aslé , l'écho des mots | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : jeanne, le silence
dimanche, 16 décembre 2007
ça passera
J’ai semé des doutes dans mon ventre, des envies, des petits pots au hasard de toute intention. J’ai cru des biberons, mon sein, de l’amour à nourrir de nous. Tu n’as pas voulu. C’est tout. Des enfants il y en a tant et tant. J’aurais voulu vraiment. Je ne saurai jamais t’expliquer. Et puis maintenant je suis seule et je ne te dis plus ce que tu n’as pas voulu ou su écouter. C’est comme ça. Un peu une aberration pour moi et un grand manque qui ne se videra pas.
19:09 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : N.
vendredi, 14 décembre 2007
Lettre à un œil
Cher Œil,
Je t’écris depuis le fond de mon lit, je sais où je suis, quant à toi perdu dans ton visage inconnu, je n’ai pas d’endroit où t’endormir, là où tu baisses la paupière, là où tu es la prière d’un corps près duquel tu t’endors.
Bel Œil comme une île noyée dans le décor de mes pensées, ton double à la symétrie de ton talent, ton nez ta bouche manquants me défiant d’initier l’esquisse de ta beauté, tes joues ton front absents se fondant dans le soupçon d’une arcade princière venue d’hier… Tu chevauches mon âme, la trame de mon histoire, le drame à l’envers de tous ces mots qui me hantent.
Je souris Oeil de la photo prise à l’heure, parce que l’essentiel est d’être dans son temps, celui que l’on capture aux traces sauvages de l’existence comme autant de claques qui font des clics, qui font déclic de larmes de pluie de rire et de bonheur.
Œil, toi qui me lis et me connais par cœur, tu brilles quelque part dans mon ordinateur mais encore bien ailleurs. Sur la rétine de l’étincelle, celle qui s’illumine de mille feux, les soirs de fête et des adieux. Mais pas seulement.
Je ne suis pas longue ce soir à dire tous les fourmillements d’impressions qui m’habitent. Je suis trop tôt sur l’horloge de tout ce qui m’envahit. Mais je voulais que tu saches combien tu m’as touchée et que, bien que ne me voyant pas, tu me regardes au fond de moi…Où n’est-ce que moi…Alors c’est déjà ça…
A bientôt, au détour de quelques unes de tes photos ou à la porte entrouverte sur mes mots.
Aslé,
p.s : ( pensées surréalistes )
18:14 Publié dans cinq heures dix , Correspondance , Des mots dans la suite | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : etc, sans contrefaçon, sans tag
mardi, 11 décembre 2007
Maîtresse…je sais pas
Il a souri puis il a ri
Petit bonhomme de la vie
Son front inquiet s’est déridé
Et toutes ses dents se sont montrées
Il n’a pas encore tout compris
Mais il connaît ses interdits
Il vit l’angoisse de ses parents
Il sait que lui est différent
Les autres enfants sont des enfants
Lui il a les soucis d’un grand
Il m’a dit je sais pas sourire
Juste à la photo souvenir
Je lui ai montré en grimace
La maîtresse qu’il dépasse
En tirant jusqu’à mes oreilles
Ma bouche à dire des merveilles
Il a souri puis il a ri
Petit bonhomme de la vie
Son front inquiet s’est déridé
Et toutes ses dents se sont montrées
jeudi, 06 décembre 2007
quatre plumes et un encrier
étourdi étourneau étourdissant
danse l’oiseau d’une seule chance
les branches balancent
les arbres se penchent
les toits s’avancent
les corps s’attachent
les yeux se cachent
l’amour décoiffe
danse l’oiseau tourbillonnant
un tour deux tours dans les tourments
du vent soufflé soufflant
souffrant celui
qui crie outrageusement
danse encore l’oiseau toujours
la vérité de l’imprudence
la liberté dans tous les sens
les dos se courbent
les routes se voûtent
les ponts se doutent
les champs s’embouent
les bouches se ferment
les goûts s’enferment
et vole encore l’amour
gonflé de tout ce qui l’entoure
parce que
l’air ne fait pas prisonnier
le cœur de l’oiseau blessé
18:18 Publié dans Vous dire. | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : aslé, Aslé, Aslémita

