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jeudi, 30 août 2007

...foulard

Le foulard masquant le bas de mon visage s’est égaré dans le sillage d’une fée, je le pensais perdu et voilà qu’à présent il vole, deux larges pans de liberté, noué au cou de celle qui aime tant danser.
Ainsi ce sont toutes les couleurs du cœur qui chatoient dans l’âme d’Aslé, ces bleus, ces mauves, ces teintes prises sur de la soie, la douceur partagée de ce foulard offert de l’amour. Ce foulard aux précieux souvenirs, encore plus beau de vivre la passion d’un rêve merveilleux.
Et toutes les nuits je vis sous la musique des étoiles, de tous nos rendez-vous magiques, allumés de nos deux esprits, emplis d’une telle intensité que lorsqu’ arrive le jour, je me sens une à quitter la lune, je me sens fée à m’envoler, je me sens les ailes légères à ne plus jamais redescendre sur terre…

mardi, 28 août 2007

Sous le regard de votre main

Puisqu’à présent,
mes rêves s’abritent sous le regard de votre main
cet indulgent sillage de votre reconnaissance.
Je me laisse à dire que je vous aime
dans tout ce que je vous ai écrit.

Aux jours gris
Aux jours de pluie
Aux jours de peur
Vous m’avez apporté les couleurs
chassant l’ennui
comme aspirant
les mauvaises ondes de mon esprit.

Je suis belle de vous
A vous lire qui me ressemble
A parcourir d’un œil curieux
Quelques lignes en aveu
Surprenant désir amoureux
De phrases à vous connaître mieux

Puisqu’à présent,
mes rêves s’abritent sous le regard de votre main
que votre corps a pris la forme de la vie.
Je me laisse à dire que je vous veux
au creux de moi vous perdre dans un sourire.

Aux nuits noires
Aux nuits blanches
Aux nuits sans fin
Vous m’avez apporté la lumière
qui éclaire les vides à défaire.
Comme un ange ou une étoile
Vous avez veillé
sur toutes mes pensées.

Je suis belle de vous
A vous lire qui me ressemble
A parcourir d’un œil curieux
Quelques lignes en aveu
Surprenant désir amoureux
De phrases à vous connaître mieux

Puisqu’à présent,
mes rêves s’abritent sous le regard de votre main
que je peux enfin vous prendre dans les yeux
le chagrin de vos longs mois malheureux
je me laisse à dire qu’arrivent les jours heureux
votre main à écrire dans la mienne
l’histoire des jours à venir
que nous serons seules alors à pouvoir lire…

jeudi, 23 août 2007

Introspectres(1)

C’est un banc multicolore habillé de boutons d’or, perché sur le versant ensoleillé d’une hypothétique colline qui surplomberait dans la vallée, les échines dévastées de quelques masures éparpillées au gré d’un fleuve endiablé sur lequel un bateau voilé s’avancerait nez à la mer piqué, peu fier d’enfin quitter les voilures en arrière, la stérilité d’une pauvre terre pour rejoindre au port la sirène qui détiendrait la fin ultime d’une course au trésor celle de la destinée à prendre ou à laisser.

Au loin, là où l’on n’aperçoit plus rien que son propre destin, une fleur liée à chaque main, l’esprit envolé de sa propre liberté à accompagner en pensées tous les marins et mariniers, on se sent alors capitaine mais dans le voilier il y a deux reines et les fleurs se fanent si vite à trop les prendre serrées, éloignées de toute source de volupté et l’on regrette de les avoir cueillies si tôt, sitôt écloses de la fraîche rosée d’un matin damné. Alors on les embrasse et puis on les fait sécher dans le livre grossi des émotions, on les enferme dans le tiroir secret, celui que l’on ouvre seul quand le jour se tait, solitaire au banc à peindre la nature des impressions offertes mêlées des souvenirs en vie et de l’ennui de ceux qui ont fini d’exister.

Ensuite à la fin du rêve quand le bateau s‘éteint de toute lumière, c’est le miroir de l’autre qui t’aspire et tu t’éclaircies d’un sourire en tournant sous son regard les pages confidentielles de ta vie, tu lui offres la place qui est la sienne sur le banc des écrits car tous les soupirs à l’oreille amie sont si doux à dire lorsqu’ ils sont compris…

Histoire de bancs

La Lapécacolodie est un si petit pays qu’il ne faut pas plus d’une année à une fourmi pour en faire le tour. Et si Aslé a mis davantage de temps, c’est que sur le précieux parcours il y eut une succession de bancs. Des bancs à rêves les yeux ouverts, des bancs de sable les yeux fermés, des bancs de fortune sous les yeux de la lune, des bancs d’esprit où elle a ri, des bancs au bord de l’océan, perdus dans le décor d’un corps aimant.

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A prendre tous ces pétales au creux d’un arbre, un à un si délicatement pour les souffler à la douceur du vent, à tous ces signes qui caressent l’œil de désir, aux traces laissées par la nature, d’une âme chaste et pure. A tout cela, Aslé ne pouvait mieux dire que d’obéir au sens aveugle qui la guidait vers le retour de l’amour. Celui qui serre fort le cœur lorsqu’il est mort, celui qui fait vivre du début à la fin sous la source de l’athanor…

mardi, 21 août 2007

à toi

Le jour où je serai libre de m’appartenir
Le jour où je n’aurai plus aucun désir
Le jour où je cesserai de tout t’écrire
Ce jour-là mon amour il faudra venir
A la porte de mon cœur doucement frémir
Les moments tendres de nos souvenirs

Le jour où je serai loin de mon corps
Le jour où je n’aurai plus peur de la mort
Le jour où je cesserai de me battre encore
Ce jour-là mon amour il faudra que tu rêves fort
Contre les battements d’un cœur en or
Niché au fin fond de la malle aux trésors

Le jour où je serai ivre de souffrances
Le jour où je n’aurai plus que la délivrance
Le jour où je cesserai toutes les prudences
Ce jour-là mon amour il faudra que tu danses
Aux yeux de mon âme toute ton existence
Le pied léger sans aucune importance

Le jour viendra où encore ici tu me liras
Comme tout à l’heure tu le feras
Comme tout à l’heure tu me diras
Ce jour est loin n’y pensons pas
Tous ces jours encore dans nos bras
Je voulais que tu saches toutes ces choses-là

Vé.

jeudi, 16 août 2007

...accord à coeur

Dans le cœur d’Aslé
Il y a l’oiseau blessé
Les sens renversés
Les fantômes du passé
Les premiers étés
Les promesses pardonnées
Les corps allumés
Les traces d’obscurités
La vie d'être aimée

Au fond de mon cœur
Il y a l’oiseau qui pleure
La douce chaleur
Tombé du nid du bonheur
Pris à son malheur
D’avoir rêvé en couleur
Il y a la peur
De n’avoir plus cette ardeur
De la profondeur

Dans son cœur à elle
Il y a des étincelles
La course à la belle
Et la tendresse rebelle
D’une âme qui ensorcelle
La passion cruelle
L’archet fou du violoncelle
L’amour qui s’appelle
La crise obsessionnelle

Dans ton cœur à toi
Je sais qu’il y avait moi
La place du roi
Sertie de tes mille doigts
A aimer ce toit
D’y être comme chez moi
Et les mots de soi
Dans le murmure de ta voix
Simplement pour moi

Dans mon cœur alors
Tu étais le seul trésor
A présent tu dors
Même si ce n’est la mort
Ca y ressemble si fort
Il faudrait d’abord
Oublier tous ces remords
Espérer encore
Que nous en soyons d’accord

Dans le cœur d’Aslé
Il y a l’oiseau blessé
Les sens renversés
Les fantômes du passé
Les premiers étés
Les promesses pardonnées
Les corps allumés
Les traces d’obscurités
Et la vie d'être aimée

mardi, 14 août 2007

A Jipes et Ars

Pour une chanson qui ne voulait pas s’écrire
Les mots blancs figés les phrases muettes à dire
Pour une chanson qui cherchait en soi l’inspire
Les yeux noirs bouclés l’oreille fermée de lire
Pour une fille perdue en ombre d’avenir
L’émotion brisée les sens brûlés à maudire
Pour une fille perdue face au souvenir
Les doigts et l’œil se sont offerts de leurs sourires

Pour la mélodie de notes qui se balancent
Au gré du fil invisible d’une douce danse
Pour l’image de corps soufflés d’impertinence
Au voile transparent de tendres indécences
Les lettres se lient entre elles de nonchalance
Loin d’elles la noirceur d’une cohérence
Elles s’abandonnent aux couleurs de circonstance
A la musique bleue jouée de confidences
A l’image orange bercée d’insouciance
Aux musicien et photographe de providence…

dimanche, 12 août 2007

cailloux et ricochets

Les mots s’éteignent dans le jardin secret

Les fleurs brillent de pensées en lacet

Les phrases à suivre se perdent au goût

Si bien gardé de ce matin frais et doux

De tendres baisers en taches blanches

De ces cailloux à prendre ce dimanche

Les ricochets sur l’étang bien vite dépassé

Redevenu présence en cercles de nos étés

Les roses rouges brûlent d’indulgence

Le soleil croule de rayons de silence

De l’importance de se sentir aimée

De l’absence à vouloir être pardonnée

vendredi, 10 août 2007

reflets

Des reflets mauves et bleutés
Sur les murs aux longues tentures.
Des rousseurs, bulles enchaînées
Sur le sol, comme une peinture.

Je suis la main, dans ma main.
Froissement de tissus envolés
De joueuses enlacées,
De belles aux parfums incertains.

Bougies jaunes et bleuies,
Posées en poésie, décidées
A retenir, tous les cris
De l’air tiédi, écartelées.

Des reflets mauves et bleutés
Sur les murs aux longues tentures.
Des rousseurs, bulles enchaînées
Sur le sol, comme une peinture.

Je suis ton corps, dans mon corps.
Amours éparses et incomprises,
Mes lèvres qui t’adorent
Ne savent pas toi, ma promise.


Bougies jaunes et bleuies,
Posées en poésie, décidées
A retenir, tous les cris
De l’air tiédi, écartelées.

dimanche, 05 août 2007

Petite chanson d’été brûlant

Pense à tes yeux j’me disais
Ne les use pas à tout savoir
Garde-les tous frais du matin
Tu lis tu lis et puis tu t’écris
Pour rien du blanc à peindre

Pense à ta peau j’me disais
Ne l’use pas car c’est trop tôt
Garde-la le plus loin du soleil
Tu ris tu ris et puis tu te rides
Pour rien du blanc à peindre

Pense à tes mains j’me disais
Ne les use pas à leur travail
Garde-les au fond de tes poches
Tu trimes tu trimes et tu t’escrimes
Pour rien du blanc à peindre

Pense à tes muscles j’me disais
Ne les use pas ça sert à rien
Garde-les comme ils sont toi
Tu sues tu sues et tu t’essuies
Pour rien du blanc à peindre

Pense à ta vie j’me disais
Ne l’use pas c’est trop moche
Garde-la en rêve pour toujours
Tu vis tu vis et tu t’effrites
Pour rien du blanc à peindre

Pense à ton cœur j’me disais
Ne l’use pas en phare allumé
Garde-le éteint pour la planète
Tu aimes tu aimes et puis tu meurs
Pour rien du blanc à peindre

Pense à elle j’me disais
Ne l’use pas c’est bien trop fort
Garde-la en silence c’est si beau
Tu dis tu dis et tu te redis
Pour rien du blanc à peindre

Pense à toi j’me disais
Ne t’use pas à te cacher
Regarde-toi dans tes pensées
Tu voles tu voles et tu t’envoles
Pour tout le bleu à peindre au vol

Ne pense plus j’me disais
Ne t’use pas à simplement penser
Accroche tes ailes au temps présent
Laisse-toi souffler par tous les vents
Tu ris tu ris et tu souris
Pour tout pour rien enfin tu crois

05/08(!)/07

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