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jeudi, 23 août 2007

Introspectres(1)

C’est un banc multicolore habillé de boutons d’or, perché sur le versant ensoleillé d’une hypothétique colline qui surplomberait dans la vallée, les échines dévastées de quelques masures éparpillées au gré d’un fleuve endiablé sur lequel un bateau voilé s’avancerait nez à la mer piqué, peu fier d’enfin quitter les voilures en arrière, la stérilité d’une pauvre terre pour rejoindre au port la sirène qui détiendrait la fin ultime d’une course au trésor celle de la destinée à prendre ou à laisser.

Au loin, là où l’on n’aperçoit plus rien que son propre destin, une fleur liée à chaque main, l’esprit envolé de sa propre liberté à accompagner en pensées tous les marins et mariniers, on se sent alors capitaine mais dans le voilier il y a deux reines et les fleurs se fanent si vite à trop les prendre serrées, éloignées de toute source de volupté et l’on regrette de les avoir cueillies si tôt, sitôt écloses de la fraîche rosée d’un matin damné. Alors on les embrasse et puis on les fait sécher dans le livre grossi des émotions, on les enferme dans le tiroir secret, celui que l’on ouvre seul quand le jour se tait, solitaire au banc à peindre la nature des impressions offertes mêlées des souvenirs en vie et de l’ennui de ceux qui ont fini d’exister.

Ensuite à la fin du rêve quand le bateau s‘éteint de toute lumière, c’est le miroir de l’autre qui t’aspire et tu t’éclaircies d’un sourire en tournant sous son regard les pages confidentielles de ta vie, tu lui offres la place qui est la sienne sur le banc des écrits car tous les soupirs à l’oreille amie sont si doux à dire lorsqu’ ils sont compris…

Commentaires

Et chacune de tes pages qui s'ouvre sous nos yeux offre l'éclat de ta sensibilité et la beauté d'émotions qui résonnent en nous et rebondissent sur nos propres mots... de la douleur ou la douceur éprouvée, aux ressentis les plus profonds... chaque mot que tu poses est un appel... à poser la main dans la tienne pour écrire encore, sous ton regard...

chacune derrière notre mur
Je t'embrasse

Ecrit par : Anna | vendredi, 24 août 2007

Même si,ces derniers temps, je me suis un peu enfermée dans un univers assez désertique, j'espère avoir un peu compris. Tendres bises d'amie imaginaire.

Ecrit par : ariaga | vendredi, 24 août 2007

Anna,
Je ne sais pas quoi dire. Finalement je me sens toute petite et c’est le regard de l’autre comme le tien qui me fait tenir le crayon à la main…
Je t’embrasse et que les murs n’empêchent les lumières qui passent

Ecrit par : Aslé | lundi, 27 août 2007

Ariaga,
C’est perdu dans le désert que l’on cerne le mieux le monde imaginaire, tout comme le monde duquel on se met en retrait, pour mieux le contempler et l’apprécier…
Bises ailées Princesse du Vaisseau enchanté

Ecrit par : Aslé | lundi, 27 août 2007

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