mardi, 03 novembre 2009
la messagère de la nuit
de l’autre côté de la terre
le ciel s’éclaire orange
automne paradoxal firmament
des vahinés dansent aux fleurs étranges
dansent en tournant sur leurs talons de rêve
il fait si beau ce matin dans mes yeux
nichée au cœur des arbres frileux
à leurs pieds les miettes de leur parure morte
matin si sombre au costume des adieux
balayé par un souffle de bonheur
au plafond du gris mouton des nuages
les avions resteront sages et silencieux
celui qui passe dans mes yeux
striés de longs panaches bleus
lui m’emportera de l’autre côté de la terre
où l’hiver est l’oublié du long cortège des soupirs
un sourire sur les lagons clairs de l’innocence
le café noir se parfume de vanille
et me voilà belle et bien partie…
19:35 Publié dans & | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : je t'aime, jeanne
dimanche, 11 octobre 2009
là où le vent
je passerai là où le vent est passé
soulevant les murmures du silence
j’entrouvrirai la porte aux lettres muettes
les soupirs deviendront les rondes et les blanches
d’une fulgurante absence
quand ton corps au mien
sera la main fugitive du temps
j’écrirai le présent du bateau vivant
aux courbes de l’équinoxe
enjambant de mes doigts le sable des paroles
les vagues deviendront les ailes et les îles
à la porte des voyages dépliés sur l’aurore
la mer sera de boucles et mue de l’une à l’autre
quand tout bas les âmes joueront sous les voiles
le doux présent du bateau vivant
nous serons là toi et moi
*photo jeanne
17:24 Publié dans &, Des mots dans la suite | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jeanne, les couleurs du bateau, monsieur le vent
dimanche, 20 septembre 2009
Mon coeur se balançait.
Je ne savais plus l’escarpe,
ni mettre un titre sur une lumière,
mon coeur se balançait à la ficelle de l’endroit.
Sur la mer d’ocres en prise noire de funicule,
à la verticale d’une femme mue en écailles,
mon coeur se balançait.
La belle de moi,
noyée à la poussière chaude des étoiles,
la belle,
au riche sable blanc de mes pauvres marnes,
la belle,
de mes mots morts à l’agonie de l’orage,
la belle,
m’enivrait folle à la suite de son image.
J’écrivais des lettres rousses formées de l’amour,
celles du soleil sourd étreignant le bleu du jour,
tous ces paysages lus sur les lignes de son visage
auxquelles mon coeur lourd de ses ailes se balançait.
Saignant de la mer le pourpre
qui va roulant de la source à l’océan,
j’écrivais étonnant,
mon coeur se balançait.
Ne suivait plus que son image.
Les négations s’alignaient sans suite sur le ciel noir,
l’énarthrose des nuages s’adonnait au grand miroir.
Moi je n’avais plus le courage
de n’attendre plus jamais l’heure qui sonne.
Je prenais son visage coupé au vif rouge de ses baisers
et aux rectangles clos je nouais toutes les boucles.
17:19 Publié dans & | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jeanne, je t'aime, paysage, couleurs, photo mille & un sud
samedi, 05 septembre 2009
puis j'ai nagé avec le temps
j’ai poussé des épaules
les cases aux cloisons gorgées d’eau
j’ai écrit tout le temps de l’océan
les paroles avec les vagues du ciel
des choses que personne ne peut comprendre
parce que j’ai coulé le bateau à l’échelle verticale
en traversant mon ombre de si loin perdue
j’ai poussé des épaules
de mes muscles élevés au silence de l’eau
face à la glace
j’ai épousé mon image chaque matin
pour espérer le fluide d’une sirène à deux pieds
un jour bleu m’échouer libre d’aimer
prendre dans mes bras les vagues de ses paroles
tendre en réponse l’écho de sa peau qui résonne
pour lui dire comment le bateau avait explosé
j’ai poussé de mon âge fort toutes les cases
pour en faire une belle unique et sans fin
j’ai écrit en grandes lettres
celles où l’on peut mettre tout dedans
la folie, l’ignorance, la bêtise, la provocation
et tout ce que les autres peuvent imaginer
quand ils ne savent pas
mais moi c’était à l’amour que je pensais
et c’est toujours à l’amour que je pense
en écrivant tous les titres de ma vie
puis j’ai nagé avec le temps
le temps et moi pour oublier tout le bateau
croiser des bribes de bonheur pour tisser l’île
l’île de sable et de vent qui n’existe pas
ailleurs que dans la profondeur du coeur
08:27 Publié dans & | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : aslémita, alien, le bateau et la mer
vendredi, 28 août 2009
le bateau vivant
ils sont où les petits mots d’amour
les tous petits qui naissent avec le jour
sur les lignes du plancher
il y a ce cri qu’on avait volé
un peintre torturé
gravé d’hivers nordiques
de fins d’été séchées de la pluie
trois gouttes sont tombées du plafond
ils sont où les petits mots d’amour
les tous petits qui naissent avec le jour
la porte de l’armoire a dans ses nervures
le corps trituré d’une femme liane
de la chirurgie de la nature d’un arbre
j’imagine une forêt sombre d’Amazonie
ils sont où les petits mots d’amour
les tous petits qui naissent avec le jour
le refrain devrait pouvoir s’éloigner
les arbres aux branches jouent les torturés
je compte les balancements jusqu’à cent
j’additionne en centaines sur mes doigts
compter compter compter compter
chapelet de nombres dysorthographiés
pour enterrer les petits mots d’amour
ils sont où les petits mots d’amour
les tous petits qui naissent avec le jour
et revoilà le refrain marteau de toujours
sous l’enclume de la feuille de bitume
le temps avoue à ma torture : fini fini
fini les tous petits mots d’amour…
ils sont où les petits mots d’amour
les tous petits qui naissent avec le jour
je brûle en peau le sang rougi aux joues
les petits mots d’amour sont là
où ils se parlent sans moi
le jour passe
le calendrier reprend sa place
une croix résonne au creux de mon ventre
pourquoi craquer en bois mort maintenant
demain j’écrirai une grande lettre d’encre
avec tous les petits mots d’amour
les tous petits qui naissent avec le jour…
*photo jeanne
19:38 Publié dans &, Scène en intérieur | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jeanne, je t'aime, le jour du mois, anniversaire, les couleurs du bateau, photo mille & un sud
mardi, 18 août 2009
l’heure noire
je le sens
je ne traverse plus les mots
sortie des sables mouvants
je me frotte les os au soleil
comme une petite vieille
oui
j’ai coupé la rivière
mais pas la bonne
j’ai coupé celle de l’alimentation générale
je le sens
en moi plus rien n’est irrigué
j’ai peur des grands mouvements
de bouger et de me casser
ma tête se promène dans tes phrases
j’entends d’hier tes je t’aime
ta voix glisse en spirale sur mon oreille
je me penche pour qu’elle tombe
comme une longue goutte d’eau
pour réveiller tous mes frissons
je suis là
au labyrinthe des mots
je le sens
c’est toi le fil
dans lequel je dois me perdre
je t’aime
et mon amour à dire est au sec
échoué quelque part sur une plage
je le sens
je ne traverse plus rien
mes pieds ont besoin de la boue
mes mains d’être des ailes
mon coeur d’être contre le tien
un mur est tombé pour toi
le bon mur
celui à ne plus jamais rebâtir
il faut que je me batte
mais je sais me battre
tu es là
toi seule tu es la mer
celle contre laquelle on ne dresse rien
de t’écrire viennent les vagues
je le sens
je suis bizarre
je m’ouvre doucement
à l’air frais qui coule dans mes veines
cette femme
légère légèreté de l’être
je me lève de la pierre assise
l’heure noire vient de passer
le soleil agrippe la cime des arbres
je passe la main dans mes boucles d’or
je souris d’un air béat au miroir
oui c’est moi
le bonheur me traverse
mais je sais d’où il vient
il ne partira pas…
19:32 Publié dans & | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jeanne, les couleurs du bateau
vendredi, 14 août 2009
Nouvelle Vie
J’ai vu la Lune en plein jour
en plein milieu de l’été
et en plein ciel de l’ouest
je me souviens…
A la Lune en cercle dans un carré
sous les paupières brunes
passaient les anges en défilé
la folie de travers riait en coeur sur la joue
Un treize juin deux mille et des confettis
une asléïde se pliait l’âme en bleus
au corps de la pluie
Le col haut menton rentré
tant de matins à reculons
avec si longtemps parqué sur le cou
le pourpre d’une profonde honte
Les murs à raser la prison à se voiler
la bouche fermée un aveu à s’avouer
les yeux baissés encore plus cernée
et la hâte de s’enfuir
pour tout recommencer
A la Lune en cercle dans un carré
sous la plume offerte d’aujourd’hui
que dire d’autre que la force qui me porte
celle qui ouvre les yeux libres
qui me fait tenir debout
malgré le chant qui souffle sur mes faiblesses
et qui dit « viens je t’emmène,
demain n’existe pas encore… »
NON je n’irai plus au fond de moi
maintenant que tu es là…reste
toi que j’aime de si loin
J’ouvre des livres des films
des regards des paysages
des ailleurs de moi et des autres de toi
qui me parlent si fort
quand tu me tiens la main
que la nuit brille d’endroits précis
…alors tous les mots sont à suivre
qui viennent pour écrire cette nouvelle vie
07:55 Publié dans &, Vous dire. | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jeanne, je t'aime, lune, envol
mercredi, 05 août 2009
Je t’aime
pourquoi
me taire
comme un volet mal fermé
les mots d’amour
les laisser courir sur mes lèvres
cet abandon
aimer
c’est faire confiance
je n’ai jamais autant dit et écrit je t’aime
avec toi tout est si nouveau
je t’aime je t’aime
en large
en travers
et en croix s’il le faut
je souris
tu es la semeuse de tendresse
qui fond au fond de moi
et sur ma peau
je lis tes mots
et dans mon verre coule de l’eau
je me souviens de tout
je respire
un autre goût
un goût que j’avais oublié
plutôt un goût que je n’ai plus
ce drôle de goût dans la bouche
de nouveau ouvrir les yeux le matin
et respirer
du dehors cette odeur d’herbe brûlée
de feu éteint à l’aube fraîche
cette nuit j’ai dormi
je ne me suis pas assise au milieu du lit
pour consumer mes idées grises
une heure deux heures trois heures
non cette nuit j’ai dormi
parce que je sais que tu m’aimes
08:22 Publié dans & | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jeanne
vendredi, 24 juillet 2009
le ciel se lève
le soleil se pose du côté de l’océan
là où naissent les rimes d’itinérance
mes yeux quittent la nuit pour ce jour
marcher à la poussière du sable
les mains aux vagues du hasard
la poésie comme épouse de mes doutes
derrière les souffles marins
il se peut que des îles poussent
je rêve à ces milliers d’adjectifs
qu’il me reste à apprivoiser
de sage à sauvage
les pieds nus
un pigeon de voyage sur l’épaule
doucement le ciel se lève
mon corps se met à la source d’un port
havre de l’imaginaire avant le grand départ
mes mots éclairent sur la feuille des sourires
ils se roulent éclos de qui de l’oeuf ou de la poule
ils sont avec l’amour mon plus beau cadeau
je ne fais que les suivre pour qu’ils m’emmènent
doucement mes yeux s’habillent de l’or d’une plage
mes cheveux se parent d’une bruine de mer
sur mes lèvres je goûte les fleurs de sel
de celles que je ne connais pas encore
un pigeon de voyage sur l’épaule
pour ne pas te perdre
j’avance là où naissent les plus belles danses
où les rimes amoureuses se moquent gentiment
de l’élégance
et plongent dans la transparence du temps
pour s’écrire en vie dans les rêves ciel après ciel
toujours le même ciel
mais si différent chaque matin…
Asl&
12:00 Publié dans & | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jeanne
mercredi, 22 juillet 2009
morning
le goût du matin dans la bouche
drap froissé
soleil levé
la douceur de l’air que je respire
et les rêves de la nuit me reviennent
d’une course folle pour te retrouver
et qui se terminait tout contre toi
pulpe orangée
arôme café
la douceur de l’air ni chaud ni froid
et les rêves de la nuit me reviennent
d’un baiser si tendre si bleuté
que c’est lui qui m’a réveillée
crayon papier
pensée d’aimer
la douceur de l’air qui m’enveloppe
et tous les rêves de la nuit me reviennent…
07:46 Publié dans &, cinq heures dix | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jeanne





"les petits mots damour sont là
sur le bout de la langue
dans chaque rayon de lune
dans chaque rondeur de la belle
dans chaque cri du mistral
lui qui sait crier
les mots damour sont là
en suspension
dans chaque pétale
dans chaque mot
qui brille
dans chaque inspiration ils sont là
toujours"
Ecrit par : jeanne | samedi, 29 août 2009