dimanche, 04 mai 2008
Un caillou dans mon sabot
j’ai mal au pied
je ne sais pas pourquoi
est-ce mon sabot
est-ce la route
ou est-ce moi
et si c’était mon pied
mon pied mal luné
mon pied s’écorchant
de doutes mal fondés
j’ai mal au pied
j’ai mal à l’amour
j’ai mal aux mots
j’ai mal partout
mon pied a mal
mais l’autre pied lui ne dit rien
il aime
il avance en silence
il n’existe pas
il est sans souffrance
il m’emmène
entraînant son double
j’ai deux pieds
et un caillou dans mon sabot
j’ai mal au sabot
je ne sais pas pourquoi
est-ce le bois
est-ce le savetier
et si c’était moi
qui m’inventais
l’histoire de l’arbre
meurtri dans sa chair
et qui dirait tu marches sur moi
à chaque pas de travers
décidément
j’ai un caillou dans mon sabot
un trou dans mon maillot
un nœud dans mon cerveau
un clou dans mon ego
un ouragan dans mon verre d’eau
…
18:03 Publié dans & , cinq heures dix | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jeanne, sourire
samedi, 26 avril 2008
De la lucarne à la porte
L’amour est passé devant la porte
il a regardé une fois
il a regardé deux fois
une fois en passant
une fois en repassant
et puis le jour passant
l’amour repassant
est entré en courant
a traversé tous les étages
et sur le palier sans ascenseur
après avoir écrit un cœur
s’est envolé par la lucarne du bonheur
L’amour est repassé devant la porte
il a lu une fois
il a lu deux fois
une fois à l’endroit
une fois à l’envers
et puis les lettres se mêlant
l’amour en aimant
est entré en criant
a traversé toutes les pages
et sur l’épilogue sans fin
après avoir saigné tout son cœur
s’est envolé par la lucarne du bonheur
l’amour s’est dépassé devant la porte
il n’a pas regardé une fois
il n’a pas regardé deux fois
ni en passant ni repassant
il est entré tout simplement
a traversé tous les plafonds
et sous le toit sans fin de la maison
après avoir laissé parler son cœur
s’est envolé par la lucarne du bonheur
L’amour ne repassera plus devant la porte
il est déjà passé une fois ou deux
un jour il est entré
et du toit n’en est jamais sorti
car la lucarne du bonheur
c’est le seul chemin qu’il a pris
qu’a marqué tout son cœur
celui qui mène
de la porte à la vie
…
Asl& des brumes
(je veux dire l’amour sort par la lucarne pour entrer par la porte ; et sans lucarne il n’y aurait pas de porte…je deviens difficile à m’expliquer…en fait après la lucarne il n’y a plus de porte…mais s’il n’y avait pas eu de lucarne, il n’y aurait pas eu de porte…Finalement c’est juste l’image d’une porte en bas pour atteindre une ouverture en haut qui lierait le bas et le haut, et qui serait la vie dans un cercle éternel…je ne sais pas mais c’est plus simple encore : c’est d’aimer tout simplement... il suffit d’entrer !)
17:49 Publié dans & | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Asl& des brumes
samedi, 19 avril 2008
Les mots venus
laisse-moi lire
ta peau de cet autre toi
de celui qui sait
de celui qui te connaît
de celui qui t’aime
laisse-moi être
le champ de fleurs sauvages
le baume pour étreindre vos deux cœurs
et parfumer
de douceur le silence de vos baisers
laisse-moi pousser en toi
de l’homme et de la femme
les regards intérieurs
ceux qui se vident
et se remplissent l’un de l’autre
de ces flots
de cette mer
laisse-moi être
la vague
unissant la plage au rocher
la faille à l’étincelle
la flamme à cautère
l’amour aux lèvres de l’infinie chaleur
laisse-moi te dire
que je vous aime
dans le tourbillon
de vos deux corps
comme une île
laisse-moi devenir
ce qui n’existe pas encore
Petite note explicative…rétrospective d’il y a quelques jours : Je t’aime et j’aime l’amour qui vous unit, voilà ce que je voulais te dire. Finalement grâce à ce texte, à ta question pour t’expliquer, j’ai réussi à te dire les mots simples.
les trois dernières lignes c’est parce que je n’avais pas trouvé de fin, mais que quand même je voulais laisser partir ces mots.
Finalement il y a plein d’images qui parasitent la compréhension…Je me fais une autocritique, il y a aussi la forme qui nuit et puis toujours le bruit des mots. Je me relis. J’arrive à me relire. C’est trois textes en un.
-L’amour physique.
-L’amour tout court.-L’amour des mots.
Voilà…et bien c’est compliqué une Asl& à s’exprimer.
Je souris.
17:10 Publié dans & | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
vendredi, 18 avril 2008
Quelle heure est-il ?
Tu me fais des adieux à ma tristesse, tu me fais du bonheur d’exister, tu me fais de la tendresse quand je m’abandonne dans tes bras, tu me fais m’oublier, tu me fais devenir toi et j’ai des milliers de mains pour construire la plus haute grue qui soit et qui portera tous nos rêves. Tu m’ouvres le cœur et tu m’ouvres la bouche pour dire ce qui vit au fond de moi, ce qui bat, mais doucement parce que tu es douce comme lorsque tu berces mes nuits par ta seule présence.
crédit photo : Jeanne
11:03 Publié dans & | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jeanne, fav'ouille
samedi, 12 avril 2008
Soleil
j’ai
dans la tête
du soleil
un pied
deux pieds
des pieds
des claquettes
des socquettes
des sourires
des baisers
des ailes
un cœur
deux cœurs
le soleil
et un
et deux
et deux soleils encore
mon amour
mon amie
j’ai toi dans la tête
j’ai toi
j’me sens bien
j’me sens bête
j’ai jeté mes chaussettes
par la vitre grande ouverte
j’me sens bien
j’ai du soleil
qui roule sous les paupières
j’me sens bien
j’me sens prête
à te prendre dans mes bras
pour t’emmener où tu voudras
j’me sens bien
j’ai de l’amour
qui pousse au bout des doigts
j’me sens belle
j’me sens pleine de toi
je t’aime
je t’aime
à te l’écrire des milliers de fois
ce soleil
qui bat en moi
c’est toi
j’me sens bien
j’me sens belle
en princesse des lilas
j’me sens douce
quand tu es là
j’me sens bien
j’ai du soleil
qui brille en moi
16:36 Publié dans & | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jeanne, nature, envol, Aslémita
dimanche, 06 avril 2008
Ta Chaussure
dans la supplique d’une garde-robes de plaisir
ou dans l’espace sans fin d’un rédhibitoire désir
que ne saurais-je dire qui viendrait me rougir
si ce n’est ce soulier tantale rouge du cuir
de celle qui un soir de bal le portât au partir
d’une aventure diablesse tragédie de maudire
la belle enfuie ne me laissant plus qu’à venir
le nubuck sang de la nuit de tous nos délires
d’elle elle ne laissa que la grâce d’une chaussure
avant de s’élancer nue à la main l’autre pointure
et du ponton plonger aux vagues de l’embrasure
d’un soleil levant les yeux en bride d’une flotte d’azur
de mille poissons volants qui jamais ne la crurent
alors que vivante elle se noyait morte de l’impur
je gardais précieuse en mon sein la divine blessure
qui de l’amour cruel m’enchaînait en éternelle clôture
de toujours rechausser les deux pieds en originelle posture
Asl&
(seconde version…la première est dans les caves dAsl&DuFrioul…)
17:32 Publié dans & | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jeanne
samedi, 29 mars 2008
par tout
par les routes
par les chemins
par les doutes
par l’incertain
par la montagne sans fin
des arbres au chagrin
d’un siècle de branches
aux feuilles des ans voûtées
les mains traînant poussière
sur le marbre végétale
d’une caresse abdominale
j’avance
dans l’attirail d’une prison et d’un crayon
par les sentes de l’esprit
par les pas du corps
dans le squelette de la vie
à deux à trois à quatre
de l’oedipienne faculté
serpentant nature primitive
d’une rampe en vallon
à une flaque utérine
je berce encore enfant
de la matrice providentielle
par tous les temps
par toutes les heures
partout les gens
cherchent le bonheur
par les ciels d’errance
par les soleils de l’ultime
par les cris de sous silence
par les anges victimes
par l’ignorance aussi
par le début d’une poésie
qui commence
par mourir
par les mots
de la beauté qui s’élance
les ailes battues de cruauté
par la mort
despote omniprésente
par le soupirail de la vie
je respire encore
par tous les jours
par tous les temps
partout l’amour
reste dedans
par la blancheur d’une bière
par l’ombre d’un soupçon
par l’avancée d’une prière
par la fleur envolée d’une raison
par toutes les larmes rouges
en vagues troubles
d’une chaîne flottant autour d’une roue
au pays émergé des supplices
là où poussent les âmes
en proie de l’hécatombe
je me traîne toujours
fantôme sans secours
par toutes les peines
par tous les temps
par toutes les haines
je reste vivant
…
Cette photo n’est pas là par hasard, parce que les premiers mots de ce texte je les ai eus ce matin en me brossant les dents dans une salle de bains…et comme la fin à écrire est impossible pour moi en ce moment…je termine à l’endroit du début où ils sont apparus
Asl&V.
19:02 Publié dans & | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
mardi, 18 mars 2008
vingt heures et quelques secondes
entre gris clair et gris foncé
un ange traverse le ciel
quelques secondes
au goût d’éternité
j’aurais tant voulu
écrire un poème
mais je ne peux pas
à moins d’écrire
je t’aime
comme on souffle
sur une vitre
pour du bout du doigt
tracer un coeur
j’aurais tant voulu
écrire un poème
qui soit le soleil
de tes yeux de ta voix
mais je ne peux pas
à moins d’écrire
je t’aime
comme on pose un baiser
sur le silence
des lèvres aimées
un oiseau siffle
quelque part
en cris d’amour
dans le jardin
entre gris clair et gris foncé
je lis des signes de lumière
j’aurais tant voulu
écrire un poème
qui soit le parfum
que je respire
mais je ne peux pas
à moins d’écrire
je t’aime
avec les lettres
de ton prénom
et les heures passent
le jour la nuit le jour
tu avances survolant l’océan
j’ai dans l’oreille
ton dernier souffle de France
d’une plume douce ta présence
alors
je voulais
écrire un poème
mais je ne sais dire
que je t’aime
je t’aime
18:29 Publié dans & | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : jeanne
mercredi, 12 mars 2008
Car L'Amour Unit Des Etres
des jours à écrire
sans pouvoir rien dire
de ce toi au fond de moi
des jours à tourner en rond
comme à tourner autour d’un lac
à retenir mes mots
les deux mains dans les poches
à te sentir loin
alors que tu es proche
sous le même ciel gris
simplement le ciel
parce que les guerres ont tout détruit
des châteaux des rues et des villes
que les cimetières sont partout
de croix blanche en plaque brune
que l’on débarrasse les ruines
de la brasserie de mon enfance
et qu’une photo ne pourra rien changer
quand le plat pays redevient plat
je suis à la frontière des collines
des champs à l’horizon
au contraire d’une faille
même si les chemins s’effondrent
je suis à tourner en rond
comme autour d’un lac
les églises sont des copies
les maisons sont des chalets
les étangs d’anciens marais
les montagnes sont des terrils
posés sur des terrains minés
et la langue de ma grand-mère
résonne au téléphone
de la route des dunes de l’hiver
sur la moto de mon grand-père
aux bombardements
de ceux qui sont restés
à cette longue route à pied
de tous les enfants morts
à mes oncles et tantes
jamais connus
de l’hôpital en briques rouges
des jours à écrire
sans pouvoir rien dire
à vouloir éteindre une fièvre
en la noyant de souvenirs
des pages et des pages
à te parler de tout de rien
des jours à juste
te prendre dans mes bras
pour écouter
les nuages passés
et ceux qui passent
sans pouvoir rien dire
d’autre que je t’aime
sans parole
sans mot
parce que
c’est comme ça
c’est comme ça
que je suis
des jours à écrire
à te cacher secrète
au fond de mon coeur
à vouloir
te garder si fort
comme un trésor
puisque tu es mon trésor
qui brille en moi
alors je suis quelqu’un
qui a si peur de te perdre
par un mot une phrase
une grimace une photo
par un silence aussi
le mien
je suis à tourner en rond
comme autour d’un lac
j’écris des pages et des pages
en marchant sur le sable des phrases
je repasse sur les traces
sans rien pouvoir dire
à personne
car je ne croise personne
qui se souvienne de moi
je suis à tourner en rond
quelque part au bord d’un lac
les arbres se sont couchés
sous la tempête
mais j’avance encore
j’enjambe les troncs
des corps vivants
parmi les branches cassées
je cueille des bourgeons
mes amours sont mortes
de la même façon
un jour à tourner en rond
à chercher une main
pour me comprendre
j’ai quitté le ciel gris
pour le soleil d’un midi
la différence
c’est que je suis à tourner
autour d’un lac qui existe
celui où les mains dans les poches
je pense à toi à mes côtés
et que lorsqu’il fera
moins froid
que tous les restes d’hier
auront été balayés
ma main prendra la tienne
pour te parler
Asl&
je t'aime
12:25 Publié dans & | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : jeanne



