mercredi, 01 juillet 2009
et les cigales stridulent
ficelle d’amour pour celle
à lier au ciel de mes yeux
une tresse au velours d’une rose
pour lacer les chemins de son corps
serpenter de douceur la magie de ses noeuds
et puis serrer comme on embrasse
pour ne plus jamais se perdre…
*photo Jeanne
18:42 Publié dans & | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jeanne
lundi, 29 juin 2009
*à l’encre de l’envers
un jour
de silence ou deux
un passage de cri
où il pleut
un soleil bleu sous l’immense
une crise de patience
ou deux
dans
un éclair blanc
où il pleut
un trouble étroit
ou même pas
un coup de ciel en mirage
un soleil sang baigné de rage
un mot qui coule
ou deux
dans
un trou creusé d’une bombe
où deux allumettes
se battent en duel le feu
qui de la bleue
ou de la rouge
s’éteindra la mieux
un jeu d’une vie
ou deux
un passage de l’oubli
où il pleut
un désert noir sous l’immense
une étincelle blanche
ou deux
dans
un signe de lame
où il pleut
une larme
une vie
ou même pas
un coup d’amour en otage
un soleil sang baigné de rage
un mot qui coule
ou deux
dans
une fosse creusée de l’ombre
où deux âmes vives
se battent en coeur
l’espoir
de l’heure
ou de la demie
qui sonnera la mieux
…passe passe passera
la dernière restera…
12:28 Publié dans cinq heures dix | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : no tag
mercredi, 24 juin 2009
petite berceuse méridienne(1)
les gnous les caribous
la foncent de partout
toute sa peau résonne
d'épouser une lionne
la gazelle bleue a la trouille
ﻊ
les chimères et leur mère
éclairent les éclairs
tout le blanc bascule
de frissonner le tulle
la gazelle bleue a la trouille
ﻊﻊ
et les zippo pot âmes
l’appellent tous madame…
ﻊﻊﻊ
16:55 Publié dans &, chansons des brumes bleues | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jeanne, la gazelle bleue, savane du nord
dimanche, 21 juin 2009
sans titre
Im beginning to see the light
shadow boxing in the dark
its a blue world
your lips are burning mine
feeling this girl under the sun
under the sea
under the sky
under the wind
under the silence and words
swimming with you
just like a gazelle moon
who loves you on his heart
08:00 Publié dans & | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jeanne, monsieur le vent
samedi, 13 juin 2009
Sfigmonanomettro

Elle se portait en bleu des mers froides
la peau couleur du sable des dunes
les yeux perdus entre l’opale si blanc
et la profondeur abyssale de l’océan.
Elle se portait en transparence aussi
se fondant au rouge et vert des tumultes de la terre
les mains culbutant les herbes couchées par le vent.
Seul son sourire fidèle amant de ses passages
vivait aux rives plissées du temps présent.
Elle se portait en trouble ému
balbutiant ses silences à l’inconnu
sur ses lèvres couraient les îles des anges et de l’enfer
elle soupirait en corps les abandons de sa prison
puis elle s’étirait en colère démise de sa falaise fière.
Elle se portait en brume pâle souveraine du soleil
criant sirène la vague aux jambes liées par les algues
l’amour la portait d’enfanter tous ses rêves
alors elle se portait en jour attachée du bonheur.
Elle souriait…
*photo Jeanne
17:43 Publié dans &, cinq heures dix | Lien permanent | Commentaires (17) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jeanne
lundi, 08 juin 2009
Tocada por los grande maestros
ce soir c’est cithare
six cliquetis de chaîne
sur le silence de la nuit
si le corps est sage
c’est d’apparence
car la statue de pierre aux six fers
a les sens en alerte orange
bandeau de soie multicolore
les initiales sont jetées au sort
avant que ne s’ouvre le livre d’or
les murs de la chambre soupirent encore
de quelques feuilles à faire peur
échappées du livre de l’histoire
puis au souffle chaud d’un je t’aime
la prison d’albâtre s’écroule d’elle-même
le château des emblèmes de cartes s’efface
sous la douceur de l’amour
les deux âmes noires s’enlacent
ce soir c’est cithare
six cliquetis de chaîne
sur le silence de la nuit…
*Photo Jeanne
06:17 Publié dans & | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jeanne, je t'aime, papillon noir
mardi, 02 juin 2009
plaisir d’écrire
palpite le cœur
sous la peau coule une sève marine
mon corps s’excite
mes sens s’affolent
l’amour m’habite
les courants coulent
de mes deux bras qui veulent te prendre
dans la forêt profonde de mon antre
je t’aime
une île pousse au milieu de l’océan
les lèvres aux vagues me déferlent
la folie m’étreint sauvage nue
j’ai l’arbre aux sirènes
au fond de moi qui se déchaîne
et c’est toi qui me palpites mon trésor rouge
*Photo Jeanne
18:16 Publié dans & | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jeanne, de la polynésie dans les yeux, sourire
vendredi, 22 mai 2009
Cent Lunes

Au chenal du soir
le corps y dort
sombre cor à la brume
donne-moi des mots d’amour
tous les en retard
les ratés d’un soir
ceux qui n’ont jamais couru
ceux qui se sont perdus
pendus au cou d’un paradis
les jamais dits
les jamais sus
les jamais pris
laissés au compte du silence
les tordus dans tous les sens
qui s’accrochent
qui s’agrippent
qui se chaînent
se déchaînent à la nuit
en vaisseaux de lumière
donne-moi des mots d’amour
encore
emplis les vides
qui se gonflent en moi
de ta folie
mets du vent du salé
du poivre de la poudrière
du sang de tes veines
dans les miennes
souffle la caresse
en tatouage bleu de tes lettres
fouette mon âme
dis-moi je t’aime
…ma tendre flamme
08:09 Publié dans & | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jeanne
dimanche, 17 mai 2009
A l’Encre de la Lune
Sa page est large si blanche
à dessiner les hanches d’une femme
si belle et si ouverte de mots offerts
qu’elle est la Lune qui se pose sur la mer.
Elle sait tout
le ventre rond
le croissant d’or
où s’accroche la cape noire de jalousie
et les feux de l’amour aussi
que souffle le vent aux nuages
des gris des blancs
des roux des éclaircis.
Elle porte une robe de voiles
un bateau sombre habillé de vagues.
Elle s’envole vers les montagnes
où jaillissent les roches si pures
taillées par les frissons d’une source.
Elle se fait l’amante des éclairs
la foudre étoile de tous les arbres
elle devient sang cruelle de l’hiver
puis douceur de l’orage solitaire.
Elle se vide pour emplir la nuit
elle écrit sur
les draps bleus froissés
les parfums de la vie
le goût salé
où se fondent les deux corps noyés.
Elle est la Lune
elle s’accroche à tous les ciels
réveille les phrases ensevelies
défait et refait les cordes du violon.
Sa page est large si blanche
à écrire les rivages d’une femme échouée
si belle et si ouverte de ses bras offerts
qu’elle est la plage où s’épouse la mer.
11:50 Publié dans & | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jeanne, lune, nuit, mer, vent, soleil
dimanche, 10 mai 2009
danse bleue
Ma déesse
ma source
mon ange au corps de velours
au sein éclos d’une rose blanche.
Ma promesse
fille de l’innocence et du vent.
Ma passion
mon rouge aux mots
aux cerises éclatantes de ta peau
mon sourire d’il fait si beau.
Ma belle
mon hirondelle
ma fine chaîne
ma cheville
ma liée à toi qui me délies.
Ma saison
mon jardin de vie
ma fleur
mon toi
mon amour…
17:50 Publié dans & | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jeanne
jeudi, 30 avril 2009
rouge et bleu
Les couleurs se délavent.
Un autre monde.
Les rêves un à un se détachent
d’eux-mêmes,
de moi.
Si les larmes pouvaient couler
me souvenir.
Mais les couleurs s’en vont,
elles se pleurent l’une à l’autre.
Dans le pot,
les pinceaux se poussièrent
en noir et blanc.
La lassitude devient plate,
le manteau de tristesse suspendu à un S.
Dehors,
c’est un tableau.
L’avenir blanc des arbres se disperse,
cachant le soleil en particules de neige.
Le nez collé à la vitre,
les mains se battent d’applaudir,
le rouge revient au sang,
l’œil se refait en bleu.
Les couleurs se réparent.
Une autre vie.
Les rêves un à un se souviennent
d’eux-mêmes,
de moi.
Si les larmes pouvaient s’entendre
m’oublier.
Mais les couleurs sont là,
elles se prennent l’une à l’autre.
Dans le pot
Les pinceaux s’impatientent
en sanguines.
La béatitude devient ronde,
l’écharpe du bonheur suspendue dans le vent.
Dedans,
c’est un tableau,
au présent de forces en bouillonnement,
le gîte des palpitations de l’émotion.
Le nez dilaté au parfum,
les mains creusées au ventre de rugir.
Le rouge revient au sang,
l’œil se refait en bleu.
17:35 Publié dans cinq heures dix | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : peintures essentielles
mercredi, 29 avril 2009
&&&
mots traversent la plage
l’oiseau s’envole vers nous
les ailes les nôtres s’accompagnent
montagnes petites et belles
plaines et plateaux
jusqu’au sillon du fleuve lumineux
cœurs traversent à la nage
l’amour s’envole vers nous
les bras les nôtres se prennent
véroniques douces et bleues
roses et pelouses
jusqu’à la source de la terre
étoiles traversent le paysage
la nuit s’envole vers le jour
les rêves les nôtres se tiennent
matins radieux et merveilleux
rires et sourires
jusqu’au soleil dessous les îles
Les mots sont les cœurs des étoiles
l’amour, l’oiseau de la nuit
et les ailes, les bras de tous les rêves.
16:47 Publié dans & | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jeanne
dimanche, 26 avril 2009
I don't care if the sun don't shine
Il y aurait toujours les étoiles
et la Terre ne s’arrêterait pas de tourner
petits et grands malheurs
il y aurait toujours les étoiles
à qui confier son coeur
D’autres fois elle parlait aux fleurs
qui tapissaient les murs de sa chambre
elles s’enlaçaient sur elles-mêmes
sans début ni fin
le rond de leur centre en oeil attentif
elles écoutaient tous ses mots tristes
Par moment il y avait des chansons
alors elle se taisait pour s’entendre
pleurer au timbre d’une voix inconnue
l’amour ne reviendrait plus
comme une vie foutue
Il y avait des hurlements aussi
des coups de corps sur le sol
les nuits sans étoiles
les nuits sans fleurs
les oreilles closes
…
Il y avait toujours les étoiles
et la Terre ne s’était pas arrêtée de tourner
petits et grands malheurs
la vie avait forgé son coeur
et de ses quinze ans qu’avait-elle gardé ?
hum…
…l’amour des fleurs tout simplement
*Voilà c’est un p’tit clin d’oeil à qui a dit que je suis une adolescente amoureuse… !
11:33 Publié dans Des mots dans la suite | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : aslémita, poésie dominicale
dimanche, 19 avril 2009
altorissima
Et la corolle extatique de l’oeil se fend, frôlant imaginaire le travail des pales d’un temps minéral, de statues muées en ronde de cailloux, lissées aux passages, incurvées, érodées, de milliers d’années, jouant encore le bal des pas perdus pour tous ceux qui sont passés sans les voir.
Il fait bleu comme la trace d’un agrume en coupe orbitale, fossile tournant, éclairant les yeux d’une frimousse de pierre et qui rappelle le souvenir d’un caillou dans la poche d’un enfant.
Le maître du ballet danse de l’univers sur lui-même, les âmes parties, les âmes à naître et celles restées à tout jamais prisonnières dans les embryons de la mer.
Alors s’entendent les cris de tous les oiseaux rappelés au vent et qui regardent d’en haut ce qu’ils ne seront jamais, de l’horreur et de la beauté mêlées, de la vie qui coule sur les galets de l’innocence.
Et les mots s’en prennent d’où ils viennent, à la fleur du ruisseau, à ce creux de sable où se retire la mer, pour ne laisser briller que l’espace d’une marée à l’ombre qui passe…les cailloux, oubliés de la lumière.
*illustration et texte d’après une photo de Jeanne
08:53 Publié dans & | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : aslémita, peintures essentielles
samedi, 11 avril 2009
Haïkaslé*
sable émouvant
la peur lance un s.o.s
à l’insoupçonnable étoile
qui inverse la paresse du temps
noir clair
l’exode de la mer en baie
crée le ravage silencieux
des pas brunis loin de la dune
absence
l’air fécond se meurt
à l’ivresse de la lune
le souffle vient du mal
concomitance
la nuit je marche seule sur la plage
* Haïkaslé
19:45 Publié dans & | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : le corset des mots
mercredi, 08 avril 2009
je suis morte un instant
D’où je suis, il y a des pas qui se lisent
Qui filent à l’horizon et qui s’envolent
De l’autre côté de la Terre.
J’ai mal au ventre si mal aux yeux
Si mal au regard qui me puise de l’intérieur
De l’autre côté du vide
Où vont les souvenirs.
Le temps précède me succède
Le vent m’aspire en arrière
Je retourne à la mer prise à l’envers
Où tout naît et disparaît.
La plume s’éteignait, l’encre pâlissait et la nuit bordait la dune d’où il fallait sauter.
D’où je suis, il y a les parfums d’une vague
Qui me parle de toi mon amour.
Il fait noir sur le noir de mon âme
Je sens mon visage me quitter.
Dans la carcasse de l’invisible
Des voiliers fantômes en abattis de bois mort
Me frôlent des prières de tous les pas perdus.
J’écoute un coeur pris au filet des algues
Qui bat et qui bat de plus en plus fort
Qui bat au creux de la douleur les cris
Qui disent qu’il n’est pas encore le mien.
Le jour se levait, la nuit pâlissait et la plume envolée se noyait dans l’encre au ciel de toutes les mers.
D’où je suis, il y a la pluie qui se lit
de tous les chagrins sur la Terre grise.
Les traces d’un petit homme
Prises au hasard de la boue d’un chemin
Et puis qui soudain s’arrêtent.
D’où je suis, il y a tant à écrire
Pour se désespérer.
Se désespérer des barques
Qui n’iront jamais à la mer
Même pas en rêve puisque pour elles
La mer n’a jamais existé.
Le jour se lève, la nuit est loin pour aujourd’hui et la plume retombe du ciel dans la main de celui qui croit en Elle.
D’où je suis, il y a les traces de la plume
Qui me dessinent le voyage des couleurs.
La voix belle et silencieuse de milliers d’abeilles
Qui tissent entre elles le miel dessous les voiles.
D’où je suis, il y a l’arbre qui porte les fleurs
Et qui un jour à notre tour nous portera
Au vent des chants de la mer loin devant.
*photo Jeanne
18:38 Publié dans & | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jeanne, amour, c'est toi la mer
samedi, 04 avril 2009
à cinq heures...
j’ai eu des h qui flottaient partout autour de moi
des ch de bout de nuit à lire entre les yeux
des l qui papillonnaient au plafond du ciel
et des ou de boucle se terminant par ton sourire
*photo Jeanne
18:47 Publié dans &, Des mots dans la suite | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jeanne


