mercredi, 01 juillet 2009

et les cigales stridulent

21845075_p.jpgficelle d’amour pour celle

à lier au ciel de mes yeux

une tresse au velours d’une rose

pour lacer les chemins de son corps

serpenter de douceur la magie de ses noeuds

et puis serrer comme on embrasse

pour ne plus jamais se perdre…

 

*photo Jeanne

lundi, 29 juin 2009

*à l’encre de l’envers

 

un jour

de silence ou deux

un passage de cri

où il pleut

un soleil bleu sous l’immense

une crise de patience

ou deux

dans

un éclair blanc

où il pleut

un trouble étroit

ou même pas

un coup de ciel en mirage

un soleil sang baigné de rage

un mot qui coule

ou deux

dans

un trou creusé d’une bombe

où deux allumettes

se battent en duel le feu

qui de la bleue

ou de la rouge

s’éteindra la mieux

 

un jeu d’une vie

ou deux

un passage de l’oubli

où il pleut

un désert noir sous l’immense

une étincelle blanche

ou deux

dans

un signe de lame

où il pleut

une larme

une vie

ou même pas

un coup d’amour en otage

un soleil sang baigné de rage

un mot qui coule

ou deux

dans

une fosse creusée de l’ombre

où deux âmes vives

se battent en coeur

l’espoir

de l’heure

ou de la demie

qui sonnera la mieux

 

…passe passe passera

la dernière restera…

mercredi, 24 juin 2009

petite berceuse méridienne(1)

 

les gnous les caribous

la foncent de partout

toute sa peau résonne

d'épouser une lionne

la gazelle bleue a la trouille

les chimères et leur mère

éclairent les éclairs

tout le blanc bascule

de frissonner le tulle

la gazelle bleue a la trouille

ﻊﻊ

et les zippo pot âmes

l’appellent tous madame…

ﻊﻊﻊ

 

dimanche, 21 juin 2009

sans titre

I’m beginning to see the light

shadow boxing in the dark

 it’s a blue world

your lips are burning mine

feeling “this girl” under the sun

under the sea

under the sky

…under the wind

under the silence and words

swimming with you

…just like a gazelle moon

who loves you on his heart

samedi, 13 juin 2009

Sfigmonanomettro

SIRENEJEANNE3blog.jpg

Elle se portait en bleu des mers froides
la peau couleur du sable des dunes
les yeux perdus entre l’opale si blanc
et la profondeur abyssale de l’océan.
Elle se portait en transparence aussi
se fondant au rouge et vert des tumultes de la terre
les mains culbutant les herbes couchées par le vent.
Seul son sourire fidèle amant de ses passages
vivait aux rives plissées du temps présent.
Elle se portait en trouble ému
balbutiant ses silences à l’inconnu
sur ses lèvres couraient les îles des anges et de l’enfer
elle soupirait en corps les abandons de sa prison
puis elle s’étirait en colère démise de sa falaise fière.
Elle se portait en brume pâle souveraine du soleil
criant sirène la vague aux jambes liées par les algues
l’amour la portait d’enfanter tous ses rêves
alors elle se portait en jour attachée du bonheur.
Elle souriait…

 

 *photo Jeanne

lundi, 08 juin 2009

Tocada por los grande maestros

P1090914.JPG

ce soir c’est cithare
six cliquetis de chaîne
sur le silence de la nuit
si le corps est sage
c’est d’apparence
car la statue de pierre aux six fers
a les sens en alerte orange
bandeau de soie multicolore
les initiales sont jetées au sort
avant que ne s’ouvre le livre d’or
les murs de la chambre soupirent encore
de quelques feuilles à faire peur
échappées du livre de l’histoire
puis au souffle chaud d’un je t’aime
la prison d’albâtre s’écroule d’elle-même
le château des emblèmes de cartes s’efface
sous la douceur de l’amour
les deux âmes noires s’enlacent
ce soir c’est cithare
six cliquetis de chaîne
sur le silence de la nuit…

*Photo Jeanne

mardi, 02 juin 2009

plaisir d’écrire

P1090361.JPG

palpite le cœur
sous la peau coule une sève marine
mon corps s’excite
mes sens s’affolent
l’amour m’habite
les courants coulent
de mes deux bras qui veulent te prendre
dans la forêt profonde de mon antre
je t’aime
une île pousse au milieu de l’océan
les lèvres aux vagues me déferlent
la folie m’étreint sauvage nue
j’ai l’arbre aux sirènes
au fond de moi qui se déchaîne
et c’est toi qui me palpites mon trésor rouge

 

*Photo Jeanne

vendredi, 22 mai 2009

Cent Lunes

&.jpg
Au chenal du soir
le corps y dort
sombre cor à la brume

 

 

 

 

 

 

donne-moi des mots d’amour
tous les en retard
les ratés d’un soir
ceux qui n’ont jamais couru
ceux qui se sont perdus
pendus au cou d’un paradis
les jamais dits
les jamais sus
les jamais pris
laissés au compte du silence
les tordus dans tous les sens
qui s’accrochent
qui s’agrippent
qui se chaînent
se déchaînent à la nuit
en vaisseaux de lumière
donne-moi des mots d’amour
encore
emplis les vides
qui se gonflent en moi
de ta folie
mets du vent du salé
du poivre de la poudrière
du sang de tes veines
dans les miennes
souffle la caresse
en tatouage bleu de tes lettres
fouette mon âme
dis-moi je t’aime
…ma tendre flamme

dimanche, 17 mai 2009

A l’Encre de la Lune


Sa page est large si blanche
à dessiner les hanches d’une femme
si belle et si ouverte de mots offerts
qu’elle est la Lune qui se pose sur la mer.
Elle sait tout
le ventre rond
le croissant d’or
où s’accroche la cape noire de jalousie
et les feux de l’amour aussi
que souffle le vent aux nuages
des gris des blancs
des roux des éclaircis.
Elle porte une robe de voiles
un bateau sombre habillé de vagues.
Elle s’envole vers les montagnes
où jaillissent les roches si pures
taillées par les frissons d’une source.
Elle se fait l’amante des éclairs
la foudre étoile de tous les arbres
elle devient sang cruelle de l’hiver
puis douceur de l’orage solitaire.
Elle se vide pour emplir la nuit
elle écrit sur
les draps bleus froissés
les parfums de la vie
le goût salé
où se fondent les deux corps noyés.
Elle est la Lune
elle s’accroche à tous les ciels
réveille les phrases ensevelies
défait et refait les cordes du violon.
Sa page est large si blanche
à écrire les rivages d’une femme échouée
si belle et si ouverte de ses bras offerts
qu’elle est la plage où s’épouse la mer.

dimanche, 10 mai 2009

danse bleue

mashi changizi4.jpgMa déesse
ma source
mon ange au corps de velours
au sein éclos d’une rose blanche.
Ma promesse
fille de l’innocence et du vent.
Ma passion
mon rouge aux mots
aux cerises éclatantes de ta peau
mon sourire d’il fait si beau.
Ma belle
mon hirondelle
ma fine chaîne
ma cheville
ma liée à toi qui me délies.
Ma saison
mon jardin de vie
ma fleur
mon toi
mon amour…

jeudi, 30 avril 2009

rouge et bleu

 

 

Les couleurs se délavent.

Un autre monde.

Les rêves un à un se détachent

d’eux-mêmes,

de moi.

Si les larmes pouvaient couler

me souvenir.

Mais les couleurs s’en vont,

elles se pleurent l’une à l’autre.

 

Dans le pot,

les pinceaux se poussièrent

en noir et blanc.

La lassitude devient plate,

le manteau de tristesse suspendu à un S.

 

Dehors,

c’est un tableau.

L’avenir blanc des arbres se disperse,

cachant le soleil en particules de neige.

Le nez collé à la vitre,

les mains se battent d’applaudir,

le rouge revient au sang,

l’œil se refait en bleu.

 

Les couleurs se réparent.

Une autre vie.

Les rêves un à un se souviennent

d’eux-mêmes,

de moi.

Si les larmes pouvaient s’entendre

m’oublier.

Mais les couleurs sont là,

elles se prennent l’une à l’autre.

 

Dans le pot

Les pinceaux s’impatientent

en sanguines.

La béatitude devient ronde,

l’écharpe du bonheur suspendue dans le vent.

 

Dedans,

c’est un tableau,

au présent de forces en bouillonnement,

le gîte des palpitations de l’émotion.

Le nez dilaté au parfum,

les mains creusées au ventre de rugir.

Le rouge revient au sang,

l’œil se refait en bleu.

 

mercredi, 29 avril 2009

&&&

mots traversent la plage
l’oiseau s’envole vers nous
les ailes les nôtres s’accompagnent
montagnes petites et belles
plaines et plateaux
jusqu’au sillon du fleuve lumineux

cœurs traversent à la nage
l’amour s’envole vers nous
les bras les nôtres se prennent
véroniques douces et bleues
roses et pelouses
jusqu’à la source de la terre

étoiles traversent le paysage
la nuit s’envole vers le jour
les rêves les nôtres se tiennent
matins radieux et merveilleux
rires et sourires
jusqu’au soleil dessous les îles

Les mots sont les cœurs des étoiles
l’amour, l’oiseau de la nuit
et les ailes, les bras de tous les rêves.

dimanche, 26 avril 2009

I don't care if the sun don't shine

patxi3.jpg

Il y aurait toujours les étoiles

et la Terre ne s’arrêterait pas de tourner

petits et grands malheurs

il y aurait toujours les étoiles

à qui confier son coeur

 

D’autres fois elle parlait aux fleurs

qui tapissaient les murs de sa chambre

elles s’enlaçaient sur elles-mêmes

sans début ni fin

le rond de leur centre en oeil attentif

elles écoutaient tous ses mots tristes

 

Par moment il y avait des chansons

alors elle se taisait pour s’entendre

pleurer au timbre d’une voix inconnue

l’amour ne reviendrait plus

comme une vie foutue

 

Il y avait des hurlements aussi

des coups de corps sur le sol

les nuits sans étoiles

les nuits sans fleurs

les oreilles closes

 

 

Il y avait toujours les étoiles

et la Terre ne s’était pas arrêtée de tourner

petits et grands malheurs

la vie avait forgé son coeur

et de ses quinze ans qu’avait-elle gardé ?

hum…

…l’amour des fleurs tout simplement

 

*Voilà c’est un p’tit clin d’oeil à qui a dit que je suis une adolescente amoureuse… !

dimanche, 19 avril 2009

altorissima

les cailloux.jpg

Et la corolle extatique de l’oeil se fend, frôlant imaginaire le travail des pales d’un temps minéral, de statues muées en ronde de cailloux, lissées aux passages, incurvées, érodées, de milliers d’années, jouant encore le bal des pas perdus pour tous ceux qui sont passés sans les voir.

Il fait bleu comme la trace d’un agrume en coupe orbitale, fossile tournant, éclairant les yeux d’une frimousse de pierre et qui rappelle le souvenir d’un caillou dans la poche d’un enfant.

Le maître du ballet danse de l’univers sur lui-même, les âmes parties, les âmes à naître et celles restées à tout jamais prisonnières dans les embryons de la mer.

Alors s’entendent les cris de tous les oiseaux rappelés au vent et qui regardent d’en haut ce qu’ils ne seront jamais, de l’horreur et de la beauté mêlées, de la vie qui coule sur les galets de l’innocence.

Et les mots s’en prennent d’où ils viennent, à la fleur du ruisseau, à ce creux de sable où se retire la mer, pour ne laisser briller que l’espace d’une marée à l’ombre qui passe…les cailloux, oubliés de la lumière.

 

*illustration et texte d’après une photo de Jeanne

samedi, 11 avril 2009

Haïkaslé*

st valery 22.jpg 


sable émouvant

la peur lance un s.o.s
à l’insoupçonnable étoile
qui inverse la paresse du temps

noir clair

l’exode de la mer en baie
crée le ravage silencieux
des pas brunis loin de la dune

absence

l’air fécond se meurt
à l’ivresse de la lune
le souffle vient du mal

concomitance

la nuit je marche seule sur la plage

 

 

* Haïkaslé

mercredi, 08 avril 2009

je suis morte un instant

la mort et le pianiste.jpg
La plume s’éteignait, l’encre pâlissait et la mer retirée laissait place au désert.

D’où je suis, il y a des pas qui se lisent
Qui filent à l’horizon et qui s’envolent
De l’autre côté de la Terre.
J’ai mal au ventre si mal aux yeux
Si mal au regard qui me puise de l’intérieur
De l’autre côté du vide
Où vont les souvenirs.
Le temps précède me succède
Le vent m’aspire en arrière
Je retourne à la mer prise à l’envers
Où tout naît et disparaît.

La plume s’éteignait, l’encre pâlissait et la nuit bordait la dune d’où il fallait sauter.

D’où je suis, il y a les parfums d’une vague
Qui me parle de toi mon amour.
Il fait noir sur le noir de mon âme
Je sens mon visage me quitter.
Dans la carcasse de l’invisible
Des voiliers fantômes en abattis de bois mort
Me frôlent des prières de tous les pas perdus.
J’écoute un coeur pris au filet des algues
Qui bat et qui bat de plus en plus fort
Qui bat au creux de la douleur les cris
Qui disent qu’il n’est pas encore le mien.

Le jour se levait, la nuit pâlissait et la plume envolée se noyait dans l’encre au ciel de toutes les mers.

D’où je suis, il y a la pluie qui se lit
de tous les chagrins sur la Terre grise.
Les traces d’un petit homme
Prises au hasard de la boue d’un chemin
Et puis qui soudain s’arrêtent.
D’où je suis, il y a tant à écrire
Pour se désespérer.
Se désespérer des barques
Qui n’iront jamais à la mer
Même pas en rêve puisque pour elles
La mer n’a jamais existé.


Le jour se lève, la nuit est loin pour aujourd’hui et la plume retombe du ciel dans la main de celui qui croit en Elle.

D’où je suis, il y a les traces de la plume
Qui me dessinent le voyage des couleurs.
La voix belle et silencieuse de milliers d’abeilles
Qui tissent entre elles le miel dessous les voiles.
D’où je suis, il y a l’arbre qui porte les fleurs
Et qui un jour à notre tour nous portera
Au vent des chants de la mer loin devant.

 

*photo Jeanne

samedi, 04 avril 2009

à cinq heures...

P1090006.JPG

j’ai eu des h qui flottaient partout autour de moi

des ch de bout de nuit à lire entre les yeux

des l qui papillonnaient au plafond du ciel

et des ou de boucle se terminant par ton sourire

   

*photo Jeanne